‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 216 sur 241 · Bibl. nal., mss. f. fr., vol. 3 148, f · texte numérisé non relu

Bibl. nal., mss. f. fr., vol. 3 148, f

c Monsieur d'HuiHyères, pour ce que j*ay esté advorty des plaintes qui se sont

> faictes par cy-devant d^aucuns habilans des villes de nostre gouvernement de

> Picardie, lesquels cstans de garde à leur tour ez portes desdites villes, l'on » les contraignoft à faire excessives despences, et ores qu'ilz ne s'y voulsissent

> trouver à les faire, l'on leur faisoit payer ce que les autres avoient despendu.

> A ceste cause, y voulant obvier et donner en ce regard telle provision et rè-

> glement que besoin est, nous vous envoyons l'ordonnance que nous voulons y

> estre gardée, vous ordonnant expressément ce faire selon sa forme et teneur,

> <iux peines y contenues ; priant Dieu, monsieur de Humyères, vous aveoir en » sa saincte et digne garde. D'Abbeville, ce 27* febvrier 1556 (a. s.).

» Vostre entièrement bon allié et amy.

> Chastillon^ >

c Monsieur de Humyères, avec vostre lettre du 27 du mois passé, j'ay reçeu

> les informations faites contre la Trye qui est icy prisonnier, et ay veu ce que

> vous me mandez du cappitaine Tuly pour lequel je vous envoyé une lettre

> que vous luy ferez tenir affin qu il se depporte et face contenir ses gens, car f il ne les fault souffrir user de voies de faict envers le pauvre peuple, et l'ay

> expressément deiïendu audit Tuly, trouvant bien bon que deiïendiez au 1 paysan et tous autres de vostre charge de n'entreprendre faire aucunes courses

> sans vostre congé, et aussy que permectiez faire l'eschange que demande

> l'abbé dont vous m^escripvez d'un chariot de vin et d'aultres viandes de ca- » resmes. 11 ne fault «lussy permcctre que les estrangiers donnent le mot du guet

> en noz places comme v«»ull fainî ledit cappitaine Tuly à Bray, que leur fault » tous laisser prendre ce rhemyn...ct cependant je prieray le Créateur, monsieur » de Humyères, qu'il vous doinct sa grâce, en me recommandant de bon cœur

> à la vostre. A Abbeville, ce ir jour de mars 1556 (a. s.).

> Vostre entièrement bon allié et amy.

» Cuastillon'. >

f Monsieur de Humyères, j'ay par cy-devant mandé par toute la frontière » que l'on eust à donner congé et passaige seur et libre aux escolliers estrali-

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