Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3148, f
» jr Iroave bien lion «pie tous ileflendies qu*il n'eu soit point transporté aux
* filles circon voisines. Quant à celuy qui est rechercbé par M. d*Estrambert
* pour lui servir d'espion, pounreu que vous le cognoisseï ou que tous en » donnez bien garde il ne peult estre que bon de le laisser communiqaer avec » lu?, et s*il vous veult estre fidelle et s*en pourra tirer de tous adTertisse- 1 rnents, donnez-luj charge de dire audit sieur d'Estrambert non pas qu'il
> s'adresse à vous par deçà, mais seulement que le roy rt^nforce ceste frontière
> pour la tenir en bonne seureté, et que d'aultre assemblée il ne s'en parle
> point. S'il esloit ainsi que celluy de par delà qui promet de fiure sauver 1 M. de Sailly en ayant parlé à celui de la compagnie de M. de Vieilleville,
> qui est prisonnier, pense bien jouer ce personnage, ce seroit ung bon tour
> et assez bien faict de luy promettre et donner asseurance de I'ou^t s'il vient
> à vous. De telles gens il en faut tirer* ce que l'on peut et ne se fier aussi que
> bien à poinet. D'Abberille, le ±2* jour de mars 1556 (a. s.).
> Vostre entièrement bon allié et amy.
> Chastillon*. »
27* An mèipe, ti mars 1557 >.
•c Monsieur de Humyères, j*ay reçeu à ce soir vostre lettre du jour d'hyer par
> laquelle j'ay reu comment reluy qui est retourné vers tous du paîs de delà 9 TOUS a rapporté et asseuré que du costé du Luxembourg il ne vient riei^ du
> costé de deçà. En quoy je doubte fort s'il vous a dict la vérité, pour ce que » encores anjourd'huy il m*a esté donné advertissement et de plusieurs en-
> droiclz, que tant de Luxembourg que de Phîlippenlle on faisoit venir ançà
> deux enseignes d*Espaignols et six d'Allemans, vous priant, à ceste cause,
> monsieur de llumières, que vous mettiei peine d'en sçavoir nouvelles cer- » taines. D'.Vbbeville, ce à? mars 155(> ^a. s.)- — Je vous envoyé une lettre que » j'escripts à M. le comte de Lalaing auquel je tous prye la faire tenir.
» Vostre entièrement bon allié et amy.
> ClIASTILLOX'. »
c Monsieur de Humyéres, messieurs les maleurs, prévôts et eschevins de la > ville d'Amiens ont envoyé vers moy pour me faire entendre la difficulté de
I. Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3 148, f» 01). • «fla« Bat., mts. f. fr., vol. 3 148. f» 109.
r. fr., vol. 3148, l« ni, et collcct. Clérambaalt, vol. 351,
■ gi'iiiiis eii lai|ucllit Ut su Irouvcnl h cuusu ilo dcITiiiiCEa que toii» nvcï fail |>u-
> lilier fi P6roiintr, Itoye et Uoaliliilier, -le n'eu iraiiaporier des grains aillours.
• U i-.st TTiiy que i^'esl liieti faicl d'olivier qu'îlit ne soient ejilevut des villes Je
> mon gnuveruement pour porter iletkQrs; innis d'empest^her qu*iU soient dét pnrliit d'une ville l'i aiillrc cl partes pour les ilébiler et venilre aux niarchex,
• re ne scroit pas chose iwsoiiDalitc, rar au contraire il e«t bcsoinj; que l'u
• cela elles s'onlre-iecourciil l'une l'aultre, et oresque par quelque respect on I ust-roil lie quelque rigueur en cela, sy ne faudroill-il pas que ce fust envers 1 reulx d'Amyenii qui sont ceuh aiixquelz j'ay à m'adresser aouveut pour re- ( couvrer pnr leur uiulen des bli'di! pour li^s provisions du roy. Vous priaol. &
> o^ste ruusc, uiousieur du Huinyéres, que vous leviei ta main ù telles der-
• renccs |inr vous Tuicles, et n'eiupesi'hit'i! que dus prévostei: desdilt-s lillrs il t soit porté du liled vendre et débiter au inarcbé d'Ainyenï, esiunt chose non t seulement rnisonnnblc mais quusy u^ressaire inesmenient au temps où nous
> sommes. Et aussy qoant & ceuh qui ont esté achaplex de M. de Piennes 1 à Tricot et à Hullo par aulcungs hahilans de ladite ville d'Amyeiis, il ne se- I roit pas raisonnable de mettre empesclie nient que cmlx auxquett ilx appar- 1 tiennent ne les peusseni enlever. A Abbevilk, cpt"' jour d'np\Til 1556 tu. a.). » — Je me soubvieua bien, monsieur de lliimyéres, de ce que voua m'avoï I faicl entendre par uy-devant touchant lu tnuisport dos bleds, mais vous ■■ scavez ce que nous debvons eonsidéi-cr nu cela, lisnl poui' ceuh de la ville
> d'Ainyens que pour la comuiodilé des nultres villes.
* Vostre enliùriimcnl bon .illié et nniy.
ir lin RuKnicnurt, gouverneur (i| lieuleriaiil j \t]<aifun nn *nn pais it'Artliuis, 4 Anas.
1 Monsieur, je croy bien que vous trauverea ung peu lai'difvu lu response ilrs
• sauri'onduii^ti dont vous m'avez parcy-devanl escript pour nucnns des vostres t .|ui dcmandoient à passT par ce royaulme en Hespaîgne, maïs je l'attrudois
> tousjours rie la court. Enfin le roy Hprés y avoir pensé, pour quelques consi-
• déralions qui l'ont meu et cuire aullres, |iour éviter que sa ubs celle coulleur 1 cl ombre de bonne foy il ne se llsl entr<>prin$e contre son service, en oïter
> toute occasion et demeurer en repos de cesie part, s'est râsolu de n'eu don-
> ner plus â i|ui que en soil des subjirlj du roy d'Rspaignc, dont je vous a\
> bien voulu advorttranin queceuU pour qui m'en avei: esmpi ne s'y aliendenl 1 plus, ny les autres aussy, vous asseurant, monsieur, que si la nouvelle eust » esté lellu qu'ilx en eusseni peu eslre BCiiliflea, d'nultant plus roloniriTs le » vous eussay-jn mand^. comme vous sçavex que je scrois ayse de vous pou-
• voir Taire plaisir et au.t tostres, de loul If moien qui SToit en moy. Au sur- I plu», je vous ay dernièrement escripl et rntoyi' une letlrr- pour M. le comte
i.r, fr..voI. 3 lU. M.
> de Mansfeit, que je tous priois lai faire tenir et à moy la respoose, sH me It » faisoit. Je vous prye, monsieur, de me mander si la Iny arei eo¥ojée ei si » «lepuis il vous a rien adre^ pour moy. Sur ce point je me recommaiidenf 9 de bien bon cœur à vostre bonne gràee, priant le Créateur, nMosiewr^ q«'il » vous doinct bonne vie et longue. DWbbeville, le 2* jour d'apvril 1556 (a. s.).
» Vostre bien bon allié el amy,
> Ghastillox*. >
c A monsieur le due d*£8tampes, gouverneur et lieutenant général pour le » roy en Bretaigne.
» Monsieur, le roy ayant donné au sieur de Fors la charge de l'armemoit de » quelques vaisseaux pour la garde de ceste couste de Normandie, lay a par
> mesme moyen fait depescher une permission de tirer de Bretaigne cent ton-
> neaubt de bled^ et à Jehan Tiphaigne et ung autre marchand de Dieppe pour
> mesme occasion une de deux cents tonneauix, auxquelles pour mon r^ard
> j'ay donné mes attaches, les ayant en oultre bien voulu accompagner de ce
> mot de lettre, d'aultaut que c'est pour chose pressée, vous priant, monsieur, » de y vouloir au plustost donner les vostres et leur estre en cest endroict favo-
> rable, d'autant (fue c'est pour faire les biscuits de leur avitaillement et qu'il
> est bien requis y faire la plus grande diligence qu'ils pourront affîn de chasser
> infinis pillars qui sont le long de ladite coste et la tenir asseurée pour les » suhjects du roy; en quoy je m'asseure bien, que puisqu'il y va de son service
> que n'oublierez rien sans recommandation. Aussi ne vous en ferai -je plus
> longue lettre, sinon pour nie recommander humblement à vostre bonne grâce, » priant \o Créateur vous donner, monsieur, en santé bonne vie et longue. » jrabboville, le 3« jour d'apvril 155<) (a. s.).
» Vostre humble et bien affectionné amy.
> Chastiixo.n*. >
nf A de Humières, 8 avril 155/3.
c .Monsieur de Humyères, ayant reçeu la lettre que vous m'avez escripte du
> G* (le ce mois sur le transport des grains qui se faict de ville à aultre, je
> ne trouverois qu'il fusl raisonnable de le défendre, comme je vous i'ay es-
1. Arcliiv. du royaume de Belgique, lettres des seigneurs, t. XVII, f" 23.