‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 223 sur 241 · Bibl. nal.*, mss. f. fr., vol. 3 150, !» 1 i · texte numérisé non relu

Bibl. nal.*, mss. f. fr., vol. 3 150, !» 1 i

> pour m'en aller coucher à Doullens et demaiti à Amiens, ci voos advise au

> surplus que j'ay tintiiadu que les cimemys veulent se mettre en campaigne et

> bire quelques courses dont pour cesie cause j'ay faict partir une asscï ■ bonne troupe de gendarmerje, rous asseurant que s'ilz s'advaucenl lant de t vouloir courir sur nous, ili ne s'en retourneront pas gu^re, mais cependant

> je fous prie de faire si bon gnel en vostre place pour obvier à tout inconvé- 1 nient L-t alTui qu'il n'en advienne faulle, qui sera l'endroit oll je me recom-

> maudfray, elc, etc. D'abbâville, le âf jour de juing 1557.

■ Vuslre entièrement bon allié et amy.

> ClIASTILLiJN'.»

( Uonsiciir de llumières, j'ay reçeu dcubc lettres de vous, l'uiie et l'autre du

> âû de ce moys, et m'atei (aicl plaisir de m'avoir mandiï par la première les ad-

* Tertisscmens que vous aviez ouy du dessein des eonemys. Mais je vous prye

> de meclre peine d'en avoir d'aultres le plus promptement que vous pourrez et I les plus certains, pour m'en advertir incontinent, car, ii ce que je puis com-

> prendre, on nous a Taicl l'allarnic beaucoup plus chaulde qu'il n'y eu a occa- » sion, doni, comme j'ay esté adverty, vosire secrétaire Ouarrigues a esté uns

> des instrumenz, estant procédé de luy l'offroy qui s'est prins au pays de...

* par quoy il sera bien fwct que vous l'adverlîssiei qu'il soyt une aultrc foys t plus discret, plus advisé en cas de publier des nouvelles des enaemys. Vous 1 sçavei, monsieur de Humières, combien telle chose importe pour la r guarde d'utig pals et qufi Tort aisément on y peut allumer une gmiAe allarme t et estonnement, mus â grande peine la peut-on paraprès apuber et esteïndre.

> J'espérc, aven l'aide de Dieu, pourvoir si bien à taules choses pour la con- . servation de ce pays ijue, si i'ennemy se mect en effort de nous y endommager, I il se trouvera assexempesché às'ensaulrersansyavoirplus perdu que gaignè. » Au reste, quant il ce que me mandez par vostre aullre lettre que le che- I vaulcheMr qui (innt & présent la poste à A^.. ne veull pprier voz pacquel^i, je t veutx bien pourvooir à cela, et A ceste lin j'ay dépesché ung brevet adressant

* à tous les chevaulchcurs qui lieiuient des postes en mon gouvernement qu'ilz

> ayenl à porter en diligence tous les pacquetz des gouverneurs des places de t mondil gouvernement qui leur seront adressez pour me faire tenir. Sur quoy ■ me recommandant de bon cœur i vostre bonne grâce, je prie In Créateur, t monsieur de Humières, qu'il vous donne ce que desirez. U'Amyens, le ^ jour t lie juing 1557. — Mais que je parte pour aller h\a court, je vous en advertiray » et du jour que je passerai par Honldidicr affin que vous m'y veniez trouver.

> Vostre cnlièrement bon allié et amy.

* ClIASTll.U)» '. t

c Monsieur d'Homières, encores qu'il n'y ait guëres que je vous ay mandé de mes

> nouvelles et mesmes les advertissements que j'ay eux des ennemys, qny, % comme je vous ay dict, s'efforcent le plus qu'ils peuvent de eux préparer à » exécuter leur entreprise, si est-ce que je ne sçay encores où est leur desseing, >'et partant je vous prie de vous en enquérir et me mander incontinent ce que

> vous en pourrez sçavoir, etc. De Doullens, le 22 juing 1557.

> Chastillon ^ >

€ Monsieur de Humières, je reçuz hier vostre lettre par mon chevaulcfaeur

> par laquelle je vois la certitude où vous estes du desseing des ennemis, » comme je suis aussy de ma part, touteffoys pour les advis que j'ay de jours

> à autres de leurs préparatifs et que mesmes ilz marchent, je donne tout j Tordre qu'il m'est possible pour les empcscher s'ilz viennent à marcher plus

> avant, et cependant je vous renvoyé ce mien aultre chsvaulpheur, vous priant

> de mettre toute la diligence que vous pourrez d'en entendre des nouvelles

> pour m'en advertir incontinent, priant Dieu, etc., etc. D'Amiens, le 23 juing

> 1557. — Je vous prie faire tenir au Gasteiiet incontinent ung mot de iectre

> que je vous envoyé.

> Yostre entièrement bon allié et amy.

> Chastillon*. >

c Monsieur de Humières, j'ay rcçeu la lettre que vous m'avez escripte du 6* de ce mois par M. de Latour, suyvant laquelle j'ay entendu de luy ce que

> vous luy aviez dict des nouvelles de nos voisins, vous advisant que s'il est

> ainsy venu, me le mandiez. Je ne leur conseille pas pour le proffict de se-

> journer longuement en leurs Je vous prie de vous en enquérir un peu

) plus avant et me mander ce que vous en pourrez apprendre et... s'il ne se

> faict rien du coslé de Saint-Quentin. Je feray faire incontinent la monstre

> de la bande duilit sieur de Latour et puis je la vous accorderay à Péronne,

> en quoy vous ne ferez aucune difficulté de la recevoir. Au demeurant, pour » ce que j'envoys faire la monstre, des gens de pied qui sont par toutes les

> places de mon gouvernement, pour les mois de juing et juillet, quand lescom-

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