Comment, éd. de Ruble, t. I. liv. UI, p
6. Martin du Bellay, Mém.p liv. X — Cet écrivain présente un récit circonstancié de la bataille de Cérisoles.
que iioiir ('"ur pliiîtir ' ; maïs ils n'en jetaient par moins alors les bases de leur réputation militaire. Brantôme, qui sur ce point n'eût pas été sans doute moins juste envers d'AndeloI, s'il cftt parlé de lui, qu'il le fut envere Coligny, disait, en mettant eu relie!'les mâles qualités déployées par ce dernier dès ses premiers pas dans la carrière des armes' : a II estoil vaillant et hardy. El » cej'lcs il le pouvoit cstre, car i I estoit issu de très braves et vail- > tans pères, grands-pères et ayeulz; si que luy les ensuivant en » SCS jeunes guerres, il fit tousjours parestre sou généreux cou- » rage qu'il avoii extraict d'eux, ainsi qu'il fll devant Landrecy et » à la bataille de Cérizolles, où il fut fort blessé n'estant que pour » sonplaisir, et end'aulres endroictz oùil se trouvoitordinai- II rement; moy luy ayant oiiy direnne fois que,bien qu'il fust » assez favorisé h la court h cause de son oncle M' , le connes- 1 table, jamais il ne scsoucyoit guiéresde s'y amnseï", ny en ses » faveurs; maiss'alloitpourmenerordlDairemenl làoùilyavoît j des coups ( et de l'honneur ) adonner. »
Bientôt devait venir pour Coligny et pour son frère le moment où, rcvfiius chacund'un grade mérité, ilsapparliendraienl à l'armée, à litre permanent.
Chades-Quini et Henri VIII étant enli-és, l'un en Champagne, l'autre on Picardie, le Dauphin eut le commandement des forces opposées à la marche des troupes impériales. Coligny, qu'il affectionnait particulièrement et dont il appréciait les qualités militaires, fut mis par lui, dès le début des opérations, îi la tête d'un régiment qui venaitde perdre soncolonel.
Le Dauphin, évitant de se mesurer avec l'ennemi en bataille rangée, se contenta de l'inquiéter, ety réussit au point de porter Charics-Quint h faire des propositions de paix qui aboutirent au traité conclu le 18 septembre 1544, à Grépy-en-Laoniiois^