‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 25 sur 241 · I. Mariin ilu Bellay. Mtm.. Ht. X · texte numérisé non relu

I. Mariin ilu Bellay. Mtm.. Ht. X

i. Brntilâme. éà, L. Lai, t. IV. p. 315. 316.

3. Rapin Thaïraa, Biit, d'AngUteire, Uhaye. I7ii. io-i* t. V. p, *i3.

€ Coligny, dans la campagne qu'il venoit de faire avec le Dauphin,

> n'ayantpuapprendreautrechose que ce qu'il fallait faire pour

> éviter le combat et se tenir toujours à propos sur la défensive,

> crut devoir mettre à profit cette espèce d'oisiveté pour établir j^ une exacte discipline dans son régiment. Ses soins ne furent

> point inutiles ,et il parvint même à réformer les mœurs de ses 3 soldats, c'est-à-dire qu'il en bannit les vices grossiers, ou du » moins il les mit dans la nécessité de conserver un extérieur

> de sagesse et de ne plus faire parade de leurs désordres. Il

> entreprit aussi de réformer parmi les officiers quelques dé- 1^ fauls qui paraissaient déshonorer leur profession ^ . :»

La situation de d'Ândelot dans l'armée ne tarda pas à se consolider, mais à un degré différent de celle de son frère.

La paix n'ayant été conclue qu'avec l'empereur, et les Anglais continuant les hostilités, le Dauphin eut ordre de marcher au secours de Boulogne, dont ils faisaient le siège. Goligny et d'Andelot accompagnèrent ce prince, qui, en approchant de la ville assiégée, apprit qu'une capitulation inattendue venait de la livrer à l'ennemi. Cef le capitulation avait été arrachée au découragement, coupable selon les uns*, excusable selon les autres^, de Jacques de Couci, seigneur de Vervins, gendre du maréchal du Biez. Toutefois, le dauphin, sans faiblir, se décida à attaquer les Anglais avant qu'ils eussent eu le temps d'affermir leur installation dans la place, en en réparant les brèches. Une action généi^ale, énergiquement engagée par l'armée toute entière, eût pu seule réussir. Tel ne pouvait être au contraire le sort d'une simple surprise tentée, dans l'élan d'une bouillante

1. Vies des hommes illustres de la France, Amsterdam et Paris, 1747, t. XIV.

2. De Thou, Hist, univ., 1. 1, p. 497. Méieray, Abr, chron. t. UI, p. 171. — Bossuet, Lee. d'hisL de France, t. il, p. 407.

3. Belieforest, Annales, t. 11, f« 1529, 1547, 1548. — Bertrand, Précis de Vhist. de Boulogne-sur-mer, 1828, in-8% t.l, p. 102 à 115. — J. H. de Rosny, Hist. du Boulonnais, 1868-1871, iii-8, t. lU, p. 166 à 180.

vali^ur, par quelques diîlacheinenis isolés. On pénétra, il est vrai, dans la ville basse, mais pour en être bientôt expulsé par l'ennemi, qui était demeuré maître de la ville haute ' .

Le mauvais temps et le manque de vivres contraignirent le Dauphin à suspendre ses opérations contre Boulogne. L'hiver de 1 545 fut employé à divers pi-éparatifs pour reprendre, aussitôt que possible, la lutte avec les Anglais devant celte ville et mfime pour aller les attaquer jusque chez eux * .

Aucun résultat Tavorable ne couronna une expédition marilime accomplie par d'Aimcbaul , que Te roi avait chargé de s'avancer à la rencontre de l'ennemi et de tenter une descente en Angleterre. L'amiral français prit position devant l'île de Wight, provoqua vainement au combat la llotte anglaise concentrée à Portsmouth, échangea diverses canonnades avec ses biltiments, ravagea les côtes, sur trois points et revint en France^.

Une note, tracée de la main deColigny*, qui, à la tête d'une partie des troupes de débarquement, prit part à cette expédition, témoigne, quantàl'un de sesépisodes, de la vigueur avec laquelle il s'éleva contre la pusillanimité d'unchefqui, loin de suivre son exemple dans un engagement naval vivement soutenu par lui, s'était tenu à distance de l'ennemi.

Les opérations de l'armée de terre, dont le roi s'était attaché h

1. Voir, sur la camisade Je Boulogne : 1" M^irliD du Gellay. 3fm., liv. X ; ■i' MnnUuc, roiiiiDciil. édit. de liuble, I. 1, p. <£91 à 'iù:>\ 3" J. tl. de Kosdj. tlâl. du Bouionnaif, 1. 111, p. 188 k VJl.

i. Hfirino Cavalli {RkIoI. dei ambassad. vèniliejts, 1. 1, |i, 336) : « TuUo l'îu- I Tertio, teaendo li «juarAntaciiique, !^i slettc iu gagliarde provisîoiù dî danari > eili genliperrccuperar in og^i modo Balogiia, poichè conCesare Mnvevaassi- * curatii le cose bentssimo. E si atera lanla sperania, che si disegitô passar 1 aiicbe ton l'eseri^ilo siilt'isola, e tare cbe Scozesi movessero dal cuiilo suo ( gag'Uardaiiieiile. >

3. Mnrilii dn Bellay, ifrm., liv. X, donne ?ur l'expédilion dont il s'agit àes dclniUi-tendiis,

\. Voir, h l'Appendice, n" 16, le teite de celle note, J*un rare lalârH hisloriqu?, ei qui, ai noua uo nous trompons, est demeurée jusqu'à présent ioùdile.

rendre refTectif aussi solide que possible*, ne furent pas plus heureuses que ne l'avaient été, sur mer, celles de la flotte française. Cette armée avait pour double mission de reprendre Boulogne et d'expulser les Anglais de la terre d'Oye, afin de maîtriser Guines et Calais.

L'impossibilité d'attaquer utilement Boulogne du côté de la terre, tant que son port, en demeurant libre, favoriserait la continuité d'un ravitaillement et l'arrivée de renforts pour la garnison, avait conduit à reconnaître qu'afin de rendre inaccessible l'entrée du port en la dominant d'une manière permanente, il fallait construire un vast^fort près de l'embouchure de la Liane, sur une éminence faisant face à la tour iT Ordre ^ . Loin de suivre les indications précises qu'il avait reçues à cet égard, le maréchal du Biez entama, à Outreau, localité éloignée de l'embouchure de la rivière, la construction d'un fort dont le feu ne pouvait en aucun cas interdire l'accès de la ville par mer. 11 commit une seconde faute, celle d'abandonner la construction du fort à rimpéritie d'un ingénieur italien, Melloni, qui engouffra des sommes énormes dans des travaux frappés d'avance d'une inefficacité à peu près complète^; à peine, en effet, le fort d'Outreau, une fois achevé en dépit des obstacles apportés par les attaques réitérées des Anglais, put-il servir de point d'appui à l'armée française qui opérait devant Boulogne et aux environs de cette place.

1. Voir IcUres patentes du 23 mai 15i5 (Fonianon, rec. des ord., t. III, p. 62) : € Comme pour le recouvrement de noslre ville de Boulogne, ayons advisé » outre nostre force de mer qu*avons jà apprestéc, mettre encore sus une grozse • et puissante armée de terre, et pour plus assurer nos forces, faire assembler ■» celles du ban et arrière-ban de nostre royaume, que nous estimons Tune des

> principales et plus seures, pour estre composée de toute la noblesse, en quoy

> gist la grandeur, conservation et sûreté de nostre dict royaume, etc., etc. >

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