Martin du Bellay, Mémoires, liv. X
3. Voir, sur la construction du fort d'Outreau et les justes critiques dont il fut l'objet : Martin du'ïellay (Mém., liv. X) et Gaillard {Hist. de François!", L m, p. 253, 25i, 255, 256, 263).
Le maréchal du Biez, cherchant à réparer la double faute <|ii'il avait commise, se porla successivement, sur divers points du Boulonnais et des contrées voisines, ii la rencontre de l'enuerni, dévasta la terre d'Oye, puis, se repliant sur Boulogne, il tint constamment en haleine, h proximité de cette ville, les troupes anglaises, et les l'aligua par une série d'en{;;agements qui rendaient de plus en plus douteux pour elles un succès définitir.
Ce fut dans l'un de ces engaiiementâ, auxquels prenaient part liabituetlemeiit Cotigny, d'Amlelot, et te comte d'Aumale, que celui-ci reçut une effroyable blessure. Le danger était extrême: illallut, pour sauver la vie au blessé, toute l'adresse etl'énet^ie avec lesquelles fut pratiquée une opération demeurée célèbre ' . Le comte d'Aumale, après sa guérison, revint à l'armée du maréchal du Biez et ne tarda pas h être nommé gouverneur du Dauphinè-.
Tandis que Goliguy continuait avec ardeur son service devant Boulogni;, vint le jour où le roi d'Angleleire, fatigué d'une lutte qui menaçait de tourner finalement à son désavantage, se décida àjf mettre un terme en faisant adresser au roi de France des ouvertures de paix qui furent promptement accueillies ^. Les plénipotentiaires des deux souverains, réunis h Camp {Campnt)^ entre ArdrcsetGuines, conclurent, le 7juin !54(îj un traité par lequel * il fut convenu qu'à l'expiration d'un délai de huit années la ville de Boulogne et ses dépendances seraient restituées au roi de France, contre le payement qu'il effectuerai Ld'une somme dâ deux millions d'écus d'or au soleil, taot pour prix de la resti-