III. p. VM, 137. — <iiiv. - Ddleforcsl
tution, que pour l'acquit de dettes anciennes. Au roi d'AngleteiTe était expressément reconnu le droit de conserver jusque-là la ville de Boulogne, ainsi que ses dépendances, notamment son port et de profiter de tous les avantages inhérents à leur possession. Une clause spéciale portait * : « il est convenu, accordé et
> conclu, qu'à partir du jour de la date du présent traité jusques » à la fête de Sain(-Michel, archange, de l'année 1554, ni l'un
> ni l'autre desdits très puissans princes ne pourra commencer de
> nouvelles fortifications dans le comté de Boulenois. Usera permis i> toutefois à chacun d'eux de terminer et de parfaire les retran-
> chements ou fortifications qui auraient été déjà commencés. > pour s'assurer d'autant mieux, par anticipation, le bénéfice de cette disposition finale, dont il avait chaîné ses plénipotentiaires de réclamer l'insertion dans le traité à intervenir, Henri VIII, au cours des négociations antérieures à la conclusion de cet acte, avait secrètement ordonné au gouverneur de Boulogne de commencer, en toute hûte, à fortifier Boulemberg, Blackness, Ambleleuse \ et s'était de la sorte ménagé sur les Français un avantage dont il chercha à accroître la portée dans un second traité conclu à Londres, lell mars 1547% relatif aux fortifications commencées près de Boulogne.
Il était nécessaire d'exposer ces faits , pour faciliter l'intelligence de circonstances graves dans lesquelles Coligny fut bientôt appelé à jour un rôle important.
Après être tombé d'accord avec le roi d'Angleterre sur la restitution de Boulogne à l'expiration d'un délai déterminé, François T", qui s'attendait à être attaqué par l'empereur, employa l'été et une partie de l'automne à visiter et à garnir les frontières de son royaume. Il alla successivement en Bresse, en