Des catironnels fra^tçais^ n"" % v» M. de Chastillon
» Et croy qac despuis qu'elles onl iisiè faictes, les vies d'un mil-
> lion de personnes ont esté conservées, et autant de 16111? biens et
* fatnlir-s, air auparavant cen'esloit que pïllerics, voleries.bii- B ganderies, rançon nemens, meurtres, querelles et paillardises
> parmi les bandes, sibien qu'elles rcsseinljioicDl piusiost oom- » pagnies d'Arabes el de brigands, que de nobles soldats. Voylà » doncques l'obligaiiim que leraoude doibtà cegrand pei-son- » nage, qui n'est pas petite, »
« Gaspard de. Coligny, dit, de son i^ôté, un autre de ses con-
. » temporains' , se gouverna si bien dans le commandement de
» toute l'infanterie française, qu'en peu de mois il s'acquît une
s grande louange de justice, valeur et prudence, et l'affection
* de tout le peuple. Car, comme auparavant la vicieuse coutume » se fàt envieillic,que les soldats, sous leur enseigne s'écarlant,
> i\ù faisaient que piller et ruiner tout, il resserra sous des lois
> plus ëiroitesla discipline militaire, el sesdébordemens, et sur- » tout rexécrable licence des juremens et blasplièmes : d'où ap-
* parut dès lors en son esprit la vraye semence de piété el de
> religion. >
Tandis que tout souriait îi Coligny dans sa vie publique, el qu'il venait, en dernier lieu, de recevoir le collier de chevalier de l'ordre du lïoi ■ , il fut douloureusement frappé dans ses affections de famille. La maréchale de Ch;Hillon habitait, à Paris, riiôtel de son frère le connétable, en juin 1547, lorsque, te 12 deceméme mois, elle y rendit le dernier soupir ■'.