‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 42 sur 241 · I. Provisions du 3 novembre f5l8 (Du Boucliel, p · texte numérisé non relu

I. Provisions du 3 novembre f5l8 (Du Boucliel, p

t. heure de CiiWgn^ à de La Itocheput, du 7 juillet I5i0, datée du Mont- Chasiaion, (Bibl. oat., mss. t. fr., vol. 3 035, f tOt )

3. Voir IrUres liu roi ei du couiiétaiile â Marillac, des 5 el 1 1 mai 1519- (Bibl. luU., tnsa., V CoibiTl, vol. 387, f" 315 333.) Bibl. ual., mn., v> Colbert, vol. 387, P 3f 8.

]» mondit nepveu a esté blessé à un bras^ qui n'est pas grand'- :» chose, Dieu mercy; joinct que la revenche en a esté bonne... > et pourrez dire que ce que ledit sieur de Ghastillon en fit, fut ]> pour leur faire cognoistre que nostre roy est prince et qu'il ]> ne s'en faut pas jouer, et qu'il n'est prince pour endurer une D seule insolence d'eux ny de nul autre. y>

Il fut donné alors à Coligny, au milieu de ses graves préoccupations d'homme de guerre, dégoûter, pour la première fois, les joies de la paternité : un fils lui naquit, au château de Ghâtillonsur-Loing, le 21 juillet 1549 *.

La situation générale apparaissait, de jour en jour, plus tendue, et Coligny venait d'être chaîné par le roi d'activer la construction et la fortification de la tour du Portel -, lorsque, dans l'été de 1549, éclatèrent des hostilités, dont Henri II fut le promoteur \ Voyant dans le récent succès de ses armes en Ecosse et dans les dissensions civiles qui troublaient alors l'Angleterre, une double cause d'affaiblissement pour cette puissance dont il était de plus en plus fondé à se plaindre ^ il l'avait attaquée tout à coup dans le Boulonnais.

L'énoncé des avantages qu'il obtint sur elle se résume dans quelques lignes adressées par lui à de Humières, le 6 septembre 1549 ^ et, mieux encore, dans des lettres de provision par

1. € Le XXI juillet 15i9 fut né mon premier Gis, à Ghastillon, à huit heures du matin. > Livre d'heures de Louise de Montmorencyy Bull, de la Soc. d*hist. du Prot. fr., t. II, p. 6.

2. Conunission du 9 juillet 1549 (Du Bouchet, ouvr. cité, p. i50, 451).

3. Lettre de Henri II à l'évêque de Lescar, du 23 janvier 1550 (1549, a. 3). Bibl. nat., mss., chartes royales, vol. 28, n® 113.

4. Ses griefs contre l'Angleterre sont nettement établis dans les instructions données à de Chemault, qui se rendit, à cette époque, près de l'Empereur, en qualité d'envoyé extraordinaire. («Bibl. nat., mss., v« Golbert, vol. 388., f®" 218 etsuiv.).

5. c ... Après avoir pris Ambletueil, Blacquenets, le llont- Lambert et 1 tous les forts que les Anglais tenaient en Boullenois, restent Boullongne et la

> tour d'Ordre, qui n'est que une mesme chose, lesquelles se trouveront dedans

> peu de jours si bien bridées par mer et par terre, que, avant que l'hiver soit

lesquelles, le 9 du môme mois, il nomma CoHgny son liculenanl général en Boulonnais '.

Le préambule de ces lettres portait : « ... Comme, par ta grâce » et bonté de Dieu, nostre créateur, ([ui sçait nostre bonne et » juste querelle, ayons conquis et remis en nostre obéissance et B sujétion les liante et basse ville d'Ambleteuil, avecques le fort » de Selaques et les châteaux de Blacquenay et de Boulaubert, B ensemble le p,iïs et territoire ci rcon voisin, situé en nostre pays » etcorntêdeBouIonnois, par cy-devant injustement usurpé, tenu » et possédé par les Aiigloys nos ennemis, es quelles places et pays » ainsi par nous nouvellcmenl conquis, nous avons laissé et dé- » party grosses et fortes garnisons tant de gens de pied que de

• clieval, et si bien pourvu à tout ce que nous avons congneu » nécessaire, non-seulement pour la seurelé d'icelles places et » paK mais aussi pour la conqueste de ceqne lesdits Angtoys » y tiennent encoros, que nous avons bonne espérance de » les en jetter dedans pen de temps du tout dehors, etc., etc. * — Sachant quel était l'homme qui, mieux que tout autre, pouvait, dans la spécialilé d'une position dignement acquise, frayer la voie vers une conquête finale, le roi ajoutait aussitôt : € Et poni' ce que, outre toutes lesdiles provisions et l'ordre par » nous estably pour l'efTet que dessus, il nous a semblé estre

> encore requis et nécessaire y ordonner quelque vaillant et ex- » périmenié personnage qui, en l'absence de nostre très-cher 9 et trés-amé cousin le duc de Vendosmois, gouverneur et nostre » lieulenant général au pays de Picardie, et de nostre très- 1 cher et Irès-amé cousin le sieur de La Rochepot, aussi

* nostre lieulenant-généra! audit pays, en l'absence d'iceluy

> [iassr,elli^s sorilpoiircïtre r0iliiicle!(ensigr3mlun6cessjli:,r{uu cspùre eu avoir t lH(iin>iirclic.>(ltibI.nnt„inss. f. fr„vol.3l30, r> 76). — UeuK leUres ailres»^s por Hiwi II â Mnrillac, les 27 el 30 août 151» 'flilil. nnt., in«3., V Collicrt, «1. 38H, ^• 2(5 fll 218) cocitienneiit il'iiili-ressanU rlclnils sur In prise it'Ambleleuse, «nsJ i]ii<> t.ur colle des divers forts et châteaux occupés alors par lus Aii|;lBis.

I. r^nimiSsion du 9 septembre 151» (Du Bouchel, p. 151 & 133).

> nostredit cousin le duc de Vendosmois, et pendant les occu- 3» pations qu'ils ont en autres nos importans affaires, y réside

> nostre lieutenant général, sçavoir faisons : que nous, ayant 1^ connu quelle est la verlu, vaillance et grande expérience de ]» nostre très-cher et anié cousin Gaspard de Goligny, sieur de ]» Ghastillon, chevalier de nostre ordre et colonel de nos gens de :» pied françois, parles bons, grands, vertueux, agi^éables et très- D recoramandables services qu'il a fait au fait des guerres, tant » à feu nostre très-honoré seigneur et père, le roy dernier décédé, » que Dieu absoille, que à nous, en plusieurs et divers voyages,

> et mesmes audit pays de Boullenois, auparavant et lors la

> conquesle susdite, où il s'est si vaillamijient et prudemment

> comporté et acquitté, qu'il en demeure envers nous digne de

> singulière recommandation, et avons juste occasion de faire

> élection d'un tel personnage pour nous reposer sur luy de

> ladite charge de nostre lieutenant général audit pays de Boul-

> lenois, etc., etc. :»

Goncentrant désormais entre ses mains la direction des opérations d'investissement et d'attaque, Coligny eut recours à d'énergiques moyens pour priver l'ennemi, i-efoulé dans Boulogne, de toute communication au dehoi-s, soit par teiTC, soit par mer: il écrasa, sous le (eu du fort de Ghâtillon, un ouvrage important, la Dunette, posta des troupes au milieu de ses ruines et coula bas tout navire qui cherchait à pénétrer dans le port *. De son quartier général, qu'il ne quittait momentanément que pour inspecter les places de guerre et les forts du voisinage, partaient fréquemment des ordres relatifs, soit à leur approvisionnement ou à l'exécution de divers travaux ^, soit à des mouvements de iroupes. Une aclion s'engageait-elle sur un point quelconque, il

1. Lettre de François de Lorraine au roi, du 25 septembre 1549, et lettre du cardinal de Guise à François de Lorraine, du 27 septembre 1549. (Bibl. uat., mss. f. fr., vol. 20 577, f>« U et 15.)

2. Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6 616, f»* lil, 142, lettre de Coligny. — Bibl. nat., cabinet des titres : v* Coligny, 9 novembre 1549 et 11 février 1550.

y assistait, au moios pour ta surveiller, quand il ne la dirigeait pas tui-même. A totilc heure du jourel de la nuit, il était prAt à accueillir les rapports, les dépêches qui affluaient, h recevoir quiconque s'adressait à lui, et h suffire aux exigences d'une correspondance étendue. Tel se montra de suite, dans l'exercice de sou grand commandement, le nouveau lieutenant général sur lequel Henri II se reposait du soin d'assurer et d'accroître le succès récemment obtenu par l'armée royale.

Ce succès, qui, au dire d'un officier français ', eiUpu être plus grand encore, l'ut immédiatement envisagé par le chancelier de l'Empire, alors même que, dans sa malveillance, il le tournait en dérision, comme destiné Ji amener un rapprochement entre les deux puissances belligérantes. « Ce qui maintenant fait

> à doubler, écrivait-il, le 21 septembre ir)49, ii l'ambassadeur B de son maître en France -, c'est que les Français ne se ap- « poinctent eux et les Anglois par ensemble. » Granvelle ne se trompait pas.

En effet, à ce monien! même, des propositions d'arrangement étaient faites par un agent anglois f» Coligny. De l'Au^espine, dans une lettre du 25 septembre 1540 ", mentionnait « les pro- » po/. qu'avait tenuz maistre Palme à monsieur de Chastillon, h • qui il avait aussitôt esté envoyé pouvoir du roy pour traiter

> avecques milord Clinton *.

I. Aniragucs, & qui Coligny taisnil (enir garnison au Tort d'OuIreau. Ci^t ofildcr lïcrivait, le 30 septembre 1519, Â François du LArraini! (BIhl. imI., mss. r. tr., vol. SO 457, f SOI) : < Si le roy eùl poussé, tout fust ù luy jusqucs à > Callais, oupnrilelA. ■

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