BibL nat., mss. f. fr., voL 20 577, P
> iiiâ par mer, teignenl mainteimDl vouloir entrer en quelque
> traicté pour cependanl demander secoui-s à l'Empereur et
> anvicluailler ladite ville, chose que je trouve assez sotte et mal
• fondée, par<:e que le roy ne délaissera pas son entreprise. Le » second est que par ce traicté ils espéreroient avoir quelque » argent de nous qu'ih prétendent leur estre dcu, et cesle ville » ne leur pouvant servir que de grande desponee, estant ainsf ft assiégée, ils se pourroienl servir de nos deniers contre nous
> en quelque autre endroit. Le dernier est que milord Clinton, 1 après avoir considéré la nécessité où cette ville peut eslre et B sera en plus grande, n'estant pas secourue, ayme trop mieux
• la rendre maintenant, avec le consentement du roy son » niaislre et conseil de delà, voyant mesmement dès îi présent » le Protecteur de cest avis, qu'après nous l'avoir rendue par
> une extrême nécessité, tomber en quelque inconvénient de
• sa personne; mais pour vous dire au vray ce qui m'en scm-
> ble, je ne puis croire que tek parlementz ne nous donnent « quelque bonne espérance de la recouvrer en bref par com-
> position ou autremeuL »
Qtiinze jouis plus tard, le connétable écrivait à de Humières ' : « Les choses vont trés-mal en Angli'tefre, par le
■ nioytin des nouveaux troubles qui y sont survenus, qui me
> donne meilleure espérance que jamais de Boidlonjjne, veu
■ le debvoir que nos gens font de les serrer de près; et déjà le
• niillord Clinton a par deux fois parlementé avecques mon nep-
• wu de Chastillon, tenant propoz qui démonstrent qu'ils sont
• pour venir k quelque bonne composition... Toutesfois où k nous n'adjousterons pas tant de l'oy que délaissions à faire
> tout ce dont nous pourrons adviser pour les réduire h l'extré- B mité, s'il estp
I.UHtb d«i n wlobie 1540 (DibI, iiol-.mss. f. fr., vol. 3 I IG, ^ 7". — Voir uiui ileuK leiirsi ilu connàublc à Marillac, conçues «In^s l^^ ni^me sens iBibl. ml., mu. -r, Cotberl, vol. 388, !■' 3S6, Zm).
Les pourparlers entamés n'aboutirent point; lord Clinton prétendant que les bases sur lesquelles seules Coligny exigeait qu'une discussion s'établit étaient à la fois trop restreintes et compromettantes pour l'honneur britannique *. L'Angleterre renouvela alors près de l'empereur la demande d'un envoi de troupes pour la seconder dans la défense de Boulogne.
Non moins fidèle a sa mission de serviteur des intérêts de la France, après ses entrevues avec les agents de l'Angleterre, que lorsqu^il avait conféré avec eux, Coligny serrait de plus en plus étroitement l'ennemi dans ses positions, quand le roi voulut que les délibérations d'un conseil de guerre, extraordinairement assemblé par son ordre, vinssent prêter appui aux efforts de son lieutenant général dans le Boulonnais. Il envoya, en conséquence, dans cette contrée François de Lorraine, en le chargeant * « d'adviser avec messieurs de La Rochepot et 1^ de Chastillon, et autres cappitaines et gens de bien qui es- > toient par delà, tous les moyens qui pourroient servir à offeni> cer et endommager l'ennemi et retenir en sûreté les fortz » que ledit seigneur avoit audit pays. » Arrivé devant Boulogne, François de Lorraine délibéra, le 11 décembre 1549 ^avec Coligny, d'Andelot, Claude de Lorraine, le rhingrave, Créquy, Sénarpont, Rouault, Martin du Bellay, d'Estrées, Sipierre, Rabodanges, de Brolly et Prélong, sur l'emploi de diverses mesures, qui furent soumises à l'approbation du monarque *.
i. The council to Cheyue andHoby, ^i octobre 15i9 (Calend. of Siaie, pap. foreign) : c Chastillon had made somc overtures forsellling, matters but thèse 9 hâve been so rneagre and dishonourable that lord Clinton, the deputy for > bis Majesty could not entertain them. i
2. 2 décembre 1549 (Bibl. nat., mss. f. fr., yoI. 20 577, f» 33).