‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 45 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol · texte numérisé non relu

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.4. Peu de temps avant la délibération du il décembre 1549, le duc d*Aumale avait, avec son arrogance habituelle, soulevé contre Coligny la prétention de présider c à un combat de gayeté de cœur > autorisé par le roi, entre un capitaine français, Lignières, et un capitaine italien, de la garnison de Boulogne, Spinola. Coligny, qui à bon droit ne pouvait admettre aucun empiète-

Cepeiidanl le gouvernement anglais se sentant pressé par la force des circonstances de préparer les voies à un traité de paix avec la France, dépêcha secrètement à Paris un agent secondaire, le Florentin Guidolti *, pour sonder certains conseillers de la couronne surl'accueilquî serait fait par Henri II h la proposition de restituer Boulogne, moyennanlune somme dont la quotité serait déterminée, en temps voulu. Guidolti, qui n'inspirait d'abord qu'une médiocre confiance, réussit à faire prendre au sérieux su mission, lorsqu'il annonça que des négociateurs, déjà choisis par l'Aiigleterre, étaient prêts h venir en France conférer avec ceux qu'il plairait au roi de nommer.

Henri II, s'attendant dès lors h ce que des ouvertures de paix lui fussent ofïiciellement faites, se prépara à y répondre par l'intermédiaire de représentants sur rexpérience et la fermeté desquels il pouvait compter. Il lit choix h ce titi'e, en première ligne, de La RochepoL et de Coligny, puis de du Mortier, membre de son conseil privé, et de Guillaume Bochelel, conseiller et secrétaire de sesfinances, auxquels il adressa, te 8 janvier 1550', «sur » ce qu'Us auroient à traicler et négocier avec les ambassadeurs

meni sur les aUribulians daot il étail investi, reTendii|ua, en sa ({ualilé de lieutenant général, gouverneur du Bouloaiiais, le droit exclusif < d'assigner camp suur ei libj-e > aux deux adviTsûres, alors i|uu le l'ombat iluvait avoir lieu dans lï-lcndui? di! son gouTernemeul. Le roi aucueîllil sa juste rt^clamation, Leilucd'AuuinlecoDçulun vif dêpil de l'échec qu'il subit un celte circonstance. — Voir lettres de Coligny au duc d'Aumale du 1" novembre 1519 (Bibl. nat., mss. f. tr., Tol. SO 161); du roi à Coliguy, du S3 novembre 1249 (Du Bouche). |i. i5ô, et HoUnan, Vie île Coliijny, trad. Tr., in-l", Ainsi., 1641, p, M des Anaotatioiu); du roi et de Oultiier au duu d'Aumale, du 18 décembre 1519 (Bibl. ■UL, mss. r. tr., vol. 20 577, ut âO CM).

1. Bo\\cSorcst,AnaaUl, t. Il, p. 1550. — Itiipin Tlioyras, llUt. d'Angleterre, X. VI, p. 53. 53j.

2. Dibl. nnl..mss. f. fr., vol. 3 135, C -iO. —Ces insirnctions furent suivies d» pleins pouvoirs conférés par Henri II à de I^a Itochepol, Colîgny, do Horlieret Boclieiel. le âOJauvier 1550, doni le texte est inséré dans Itymer, Fœitn, CùRVentioTut, etc., etc., I. VI, part. III, p. 178.

> d'Angleterre », des instructions dontridée dominante se traduisait en ces mots : « Le dernier traicté de paix fait entre les feux j» roys ne sauroit être pris pour base des n^ociations. Il fault » traicter tout de nouvel, car le roy entend et n'est obligé suivre :» ledict traicté pour plusieurs raisons. En premier lieu, il n'a » confirmé ni eu pour agréable ledict traicté de paix. Seconde- » ment, ledict traicté a esté en plusieurs façons violé et rompu ï par les Angloys, et par ainsy n'ayant esté de leur part observé, ^ ains notoirement enfraint, le roy aussy de sa part n'est tenu

» de l'observer Et encore qu'on voulust garder d'une part et

» d'aultre le dernier traicté de paix, si est-ce que la chose est :» maintenant réduite à l'impossible de la part des Angloys, pour }» ce qu'ilz ne sçauroient restituer les choses qu'ilz sont tenuz :p rendre par ledict traicté, ne possédant plus rien en Boullenoys, )> fors la ville et ce qui est entre ladicte ville et la tour d'Ordre;

> par ainsi, il est de nécessité venir à nouvel traicté. > Les négociations ne s'ouvrirent point immédiatement.

La correspondance de Coligny, durant les quelques semaines qui s'écoulèrent entre la remise des instructions de Henri II et le début des négociations, renferme d'intéressantes preuves de son activité.

Par exemple, on lit dans une lettre de lui au roy, en date du 17 janvier 1550 *, après divers détails sur un entretien avec le rhingrave et sur rapprovisionnemenl des troupes : <l Sire, de-

> puis la dépesche que je vous ay faicte par Bâpte, vostre truy> chertlent, je n'ay rien entendu de nouveau de nos voisins, car y> les advertissemens que j'ay confirment ce que desjà je vous en y> ay mandé. Je m'en iray demain coucher au fort pour veoir là et y> au Mont-Chastillon les admonitions que le cappitaine Salcède*

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