Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 461, P
» mencemenl de pleurésie; mais s'y esse qiie pour cela, je ne »laisseiie poiirveoiren tout ce qui m'avait esté baillé en charge
* comme sy moy mesme eusse esté présent, et ay faiol partir
> le cappilaino Vilefranche d'Ambieteuil le premier jour de » ce moys, encore qu'il n'eusl reçeu argent, et s'en vint à six et » sept lieues par jour, recueillant mes handes, lesquelles doib-
> vt'nl eslre toutes ensemble à Noïon, mardi ou mercredi. Je
> ne fauls point tous les jours d'envoyer quelcungpour lessoli- » citer de sorte qu'il nesepertuneseuleheuredetcmps. Quant » h moy, j'ay de ses petites altaircs que l'on a quant l'on cherche » de l'aident, àquoy je suys bien empesché. Si esse que je ne
> fauldré d'aller traverser mesdites bandes, aux environs de ■ Reims ou de Troie, car je ne sçay quel chemin l'on leur Tera
* prendre; mais je y envoyé demain pour ceste occasion... » J*espfcre que mes bandes arriveront à Dijon le 20 de ce mois,
> au plus lard s.
Coligny,îl peine rétabli de ses souffrances, entra le 10 juillcl à Troyes •.
La marche assignée h ses bandes, dans la direction de la Champagne et de la Bourgogne, se rattachait, paraît-il, au projet d'exécution d'une entreprise sur Gènes ', tenue secrète, dont le duc de Guise, résidant alors il Joinville, devait, au premier moment favorable, aller prendre la direction sur le littoral de la Provence. Une correspondance échangée entre ce
1. UlU-e ili: Ci)lii,'ny au dur liutiuise, ilu 16 juUlot lôût (Bilil. nal.. mai. t. fr., Ml.SOltt). P- 137).
2. « Itiira^go ctie cosloro lianno nviilo Roimo, qiicsli di passati, ili tare
* riiiiprraa di riciiovu, >lisegnnn<)o, i{iiunil(i il principe Dnrin aiidn în SpngaN, « di occupar il porio coa la loro arniala, ed entrarc iicJln città; di clic dnvcTn > «aert rupu H. de Guiav; ma il ritorno del principe fù siprcsto cbe noD
* ruronu it (eHipo. AieTHiio disugiialo di larla ad ogiii modo di iiuovo, s^delln
* ]iriiKipi! ondavn à giiardar lu rosita ili Napoli dniraniiata turchesca. corne
* nri-r^no îuti^Hi : ma, inlendiiiido di poî clii; viL'iie svi'riiare ad Antibus, non I faranuo allro. > d'<^"B''ii di Luigi Cappoiii à Crisliano l'agni, 31 agostu ■.■iâl. Nêgoc. diplont. de la France avec la Tomcaiie, I. lit. p. iSl.)
duc et le roi, le connétable, le cardinal de Lorraine et le comte de Tende \ porte à croire que l'entreprise se liait, jusqu'à un certain point, au voyage du prince Philippe et du roi de Bohême, de Gênes en Espagne *. Cette entreprise avorta dans les derniers jours de juillet ^.
Après être demeuré pendant un certain temps sans ordres précis, Coligny sut enfin, lors de son arrivée à Chalons-sur- Saône, à quoi s'en tenir au sujet de ses bandes. Si, au lieu de s'avancer au midi, elles devaient stationner en Bourgogne, c'était non plus pour concourir à une entreprise jugée désormais inexécutable, mais pour être prêtes à se porter partout où besoin serait, à l'effet de tenir tête aux forces impériales. Telle était, à ses yeux, la volonté du roi.
« Maintenant, écrivait-il à François de Lorraine*, qu'il faut 3> séjourner en ces cartiers, je dire que, après que mes bandes ï> ont esté parties de la Picardie, le roy a eu nouvelles que i> l'empereur s'armait fort de ce cousté de deçà, et ne sçachant
> s'il se vouldroit mettre en campagne pour penser trouver noz
> places despourveues, qu'à ceste cause ledit sieur avoitadvisé i> de les faire temporiser en ce cartier qui est fort à propos i ou pour passer en Piedmont, sy besoing est, ou pour resi> pondre en quelque lieu que l'empereur voudroit tourner ses ï> forces, soit de la Picardie, Champaigne, ou de ce gouverne- » ment. Et au demeurant, monseigneur, je ne partiré point » de ceste ville ou des environs où mes bandes seront, que pre- :& mièrement vous ne me le faciès entendre; bien est vray sy je » ne faisois pas icy grand chose, je vous vouldrois supplier » que je vous peusse aller trouver. » — Toujours prêt, comme
1. LeUres des 6, 8, 10, 10, 17, 27 juillet 1551 (Bibl. nal., niss. f. fr., volume 31 25, f» 7, cl vol. 20 577 passim).
2. Voir, sur ce voyage et ses suites, de Thou, Hist. unii?., t. 1, p. 569, 644,