Pap. d'État de Granvelle, t. HI, p
3. Lettre du cardinal de Lorraine au duc de Guise, du l*^'* août 1551 (Bibl. nal., mss. f. fr., vol. 20 577. — Lettre de Luigi Capponi à Côme l*^% du 13 août 1551 (Négoc. diplom.de la France avec la Toscane^ t. III, p. 285) : c Hanno
> chiamato alla corte M. de Guise ch'era in Borgogna, M. de Chàtillon, Vendéjne » ed alcuni altri, per fare una dieta insieme. >
4. Dans cette même lettre du 14 août 1551 (Dibl. nat., mss. collect. Clérambaulty vol. 344, f** 19 197), où il parle de la maladie de son fils, Coligny, fidèle aux habitudes de prévenance et de bonhomie qui caractérisaient ses relations privées, annonce au duc de Guise l'envoi qu'il lui fait de melons et de fruits provenant de son jardin de Châtillon.
j> passez un»! lellre que vous m'avt'z escripte du IX de ce cnoys I» par laquelle (ne fajctes eiilondre le coiilentenient que vous » avez de mes soudars qui son! par delà, doul je suis mer»eil-
> leusement aise... Ayant conduit mes bandes qui cstoieut en » Picardye jusques à Chaalons-sui'-Saône, le roy me manda de
> ne passer plus oullre, el asseoir mesdites bandes en gar- » nison aux lieux circonvoisins dudict Chaaions, et après que
> j'eusse à le vnnii- Irouvei", ce que j'ay faicl, et suis actendanl i d'heure en heure si l'on me commandera quelque cliose. »
A vin^t jours de là, Coli^ny fui, à Fontainebleau mâme, uommé gouverneur de Paris et de l'Ile-de-France, en nimplaceincnt de son oncicde La Rochepot, décédé. Le roi voulait par là le récompenser de sa belle conduite dans le Boulonnais. En effet, Icslelli'esdepi'ovisionqui lui conféraient l'important gouvernement dont il s'agit portaient expressément ' : « Sçavoir faisons
> que nous considérant que ne scaurious faire meilleure élec- B lion en CCI endroit que de la personne de nostreclicr elaraé » cousin Gaspard de Coligny, sieur de Chastillon-sur-Loing, y chevalier de nostre ordre, capitaine de 50 lances de nos or- » donnances, et colonnel de nos vieilles bandes françoises qui, » de ses jeunes ans, a esté nourri prez de nostre personne, et
> depuis ordinairement fait sei-vice au l'eu roy nostre très-ho- » noré seigneur et père, au faicl des guerres et li nous pareil- » lemenL depuis nostre advénement k la couronne es charges j dessus dites, et autres grandes et honorables où il a par • nous esté employé, mesmes pour le recouvrement de nostre » ville de Boulogne, el réconciliation et pacifiemenl de la » bonne paix et amitié d'entre nous et'le roy d'Angleterre, qui
> mérite bien que nous l'ayons en bonne et singulière recom-
> mandation; pour ces causes..., le constituons par ces pré-
\. Voir i VAppeniiice, a" 25, le t«»li) de ces loUres àe provision, o» ikte du t( &epl>^Mibri! 1551, >|ui liminiMil iiiiit idi-e Ap& nttriliulinas ùlviiilues Joiil âtait inve>li, à celle i![iot]ue, le gniivenit^ur de faris et <lo rile-di'-Krnncc.
> sentes gouverneur et lieutenant général en nosdites villes » de Paris et pays deTIsle-de-France, etc., etc. »
Le 9 février 4552 eut lieu, à Thôtel de -ville de Paris, pour la réception de Coligny à titre de gouverneur, une solennité dans le cours de laquelle^ ainsi que le mentionne un document officiel contemporain \ il adressa aux représentants de la gmnde cité les paroles suivantes :
€ Messieurs, je vous remercie de l'honneur que vous me
> faites : quant à Testât auquel il a plu au roy me constituer, » je ne Tattribue ne à mes mérites, ne à mes forces, mais seu-
> lement à sa libéralité et bonté. Je suis asseuré que vous avez
> eu cy-devant des gouverneurs, personnages de grande vertu » et expérience, auxquels raisonnablement je dois céder en » toutes choses, fors en une que je vous prie tenir pour cer- » taine : c'est en bonne volonté de m'employer et tout mon » entendement, si peu que Dieu m'en a donné, au bien et » profit de la ville; et, où le mien ne suffiroit, j'en voudrois » emprunter de personnages que je cognois de plus grand pou- » voir, expérience et suffisance; vous promettant, messieurs, i> que toute ma force et puissance ne seront jamais épargnez » en chose qui concerne le bien de cette ville, soit en général, » ou en particulier *. y>
Coligny, après avoir, avec son activité et sa fermeté habituelles, mis la main aux affaires administratives et militaires de son gouvernement, dut, au bout de quelques mois, en quitter momentanément la direction pour entrer en campagne.
La fin de l'année 1551 et l'hiver de 1552 s'étaient passés en divers engagements sur la frontière des Pays-Bas, entre les troupes impériales et celles des ducs de Nevers et de Vendôme
1. Th. et D. Godefroy, le Cérémonial français, in-f», Paris, 1669, vol. I, p. 1008, 1009. — Extraits des registres de Thôtel de ville.
2. Voir, pour les détails relatifs à la réception de Coligny à Thôtel de ville de Paris, Appendice^ n® 26.
qui avaient réussi à préserver de toute invasion les terres de leurs goiivernemenls de Champagne et de Picardie, lorsque, au début du printemps, Henri II, s'érigeanl eu protecteur des princes allemands avec lesquels il s'était ligué contre Charles- Quint', mit sur pied une armée qu'il voulait diriger en Lorraine, et dont la principale force résidait dans un corps de dix mille fantassins commandés par CoUgny -.
Voici ce que celui-ci disait de cette armée, au moment où sa formation touchait k sa lin^ : « Monseigneur le connétable » s'en doibt aller jusqu'i Metz où l'on n'a point enoores cn-
> tendu qu'il ayl esté mis autres gens dedans que îi l'accous- » tumée. Si ainsycst on en espère avoir bon compte... L'estat • auquel nous sommes maintenant acheminez est tel que je » foys compte d'avoir dedans cinq ou six joui-s trente-ung ou » quarante enseignes des miennes ensemble, en ayant desjà ï seize ou dix-sept. Nous avons aussy desjk environ douze ccîits » chevanx-légiers d'asseniblez. La gendarmerie marche en
> la plus grande diligence qu'il est possible, et au regard de » l'artilleiie, elle marche avecques nous qui donnons l'ordre
> que nous pouvons de parvenir plus tost que d'estre passez... » Nous avons aussi douze ou treize mil Alemans desjà venus, » quy est tout ce que nous en attendons pour ceste heure. »
A quelques joure de là, Metz et d'autres places tombèrent au pouvoir des Français. Goligny, qui, k la léte de son corps d'infanterie, avait pris part à la conquête dite des (rois évêchés, s'avan\;a avec le reste de l'armée en Alsace et au delà; puis, lorsque le vo\, déçu par la nouvelle altitude des princes allemands et pressé de repousser les attaques dirigées contre ses froulitTes par les Impériaux, dut se replier sur ses Étais, eu ■et i^gnrd, ilayli\ Wc(. hitl. et itU.,