‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 60 sur 241 · Brantôme, édit. L. Lai., t. I, p · texte numérisé non relu

Brantôme, édit. L. Lai., t. I, p

3. Voir € lettres-patentes du roy flonry II, données à Sedan le 28 juin 1552, j par lesquelles Sa Majesté octroyé et délaisse à François de Coligny, geutilt homme ordinaire (te sa chambre, seigneur d'Andelot, les terres el seigneut ries de Fontete et Noyers, leurs appartenances et dépendances, assises au t bailliage de Troyes, appartenant à aucuns des sujets de Tempereur, adve- 1 nues el escheues à Sa Majesté, au moyen de l'ouverture de la guerre d'entre

moment, la captivité de d'Andeiot datait déjîi d'une aimée, ' durant laquelle sa famille n'avait rien négligé pour tenter d'en atténuer la rigueur; mais ses tetitativos étaient demeurées infructueuses. On pourra juger combien cette captivité était étroite, par ce seul fait que, depuis le jour où elle avait commenrÀ quatre mois et demi s'étaient écoulés sans que le prisonnier eflt encore près de lui un seul serviteur de confiance, pour lui donner des soins; fait Icllcmenl certain que le cardiual de Cliâtillon avisait alors au moyen de faire accueillir dans le château de Milan « le secrétaire de son frère d'Andeiot, » pour Iny faire sei'vice, n'ayant, af(irmiiit-il, pour le présent, ■ personne auprès de luy qui luy put faire '. »

L'armée franvaise ayant terminé ses opérations à la fni de juillet l'wâ, Charles-Quint se trouva presque aussitôt en mesure d'entamer une nouvelle campagne. Il s'avança vciï la Lorraine, sous prétexte de lutter contre Albert, marquis de Brandebourg, mais en réalité pour s'efforcer d'enlever à Henri II Mi-tz et les autres places dont ce monarque s'était récemment emparé.

Henri II, pénétrant aisément les desseins de l'emiiereur, pourvut de suite à la sûreté de ce^ places.

A qui allait appartenir l'honneur de défendre la plus importante de toutes, Metz? Élail-ce à Colipny, trop modeste sans doute (tour le revendiquer, quoique ses antécédeiiLs l'en rendissent complètement digue, mais sur qui du moins le connétable pouvait, a très-jnste litre, faire porter le choix du souverainVFrançois de Lorraine le craignit; et, d'autant plus empressé k mettre en évidence sa propre personnalité, que celle de Coligny se contenait, comme toujours, dansleslimiles

> elle rt lpililciil|i<^fciir. Tériliri-s le riM, p, 1100,1

I. ij-ltre ilu cariliiial 'le Chiliilluti nu,, iim. f. fr-, vol. 20 543. t" 7i).

au. > ihu Ddiirlx.'!, ouvr.

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d'une réserve absolue, il sollicita et obtint la mission de soutenir, à Metz, le choc de l'armée impériale.

Arrivé dans cette ville, il put la fortifier à loisir, grâce à la lenteur des mouvements de l'armée ennemie *.

Coligny, ayant dû envoyer dans Metz iine partie de son infanterie, accompagna en Lorraine, avec celle qui restait sous ses ordres, Anne de Montmorency, investi du commandement d'une armée d'observation.

Pour le duc de Guise, comme pour le connétable, en attendant l'arrivée de l'ennemi sous les murs de Metz, il s'agissait d'étudier de très-près la contenance d'Albert de Brandebourç, qui prétendait n'employer ses troupes qu'au service du roi de France, mais dont les affirmations étaient suspectes. A la suite de diverses communications échangées entre lui et le duc de Guise, l'accès de Metz lui fut interdit. Il venait, avec les bandes d'aventuriers dont se composait son armée, de se replier sur Pont-à-Mousson, lorsque Coligny fut chargé d'en finir avec lui, en lui faisant, au nom du roi, des propositions dont la lettre suivante détermine suffisamment la nature et le but :

<( Monseigneur, écrivit Coligny au duc de Guise, dans les » premiers jours d'octobre 1552*, ce matin que je suis » parlyde Saint-Mihiel, M. le connestable m'a commandé de > vous faire entendre la résolution que j'avais eu du marquis » Albert sur les offres que je luy faisois de la part du roy \ » qui estoient de cent cinquante mil escns pour le satisfaire » de toutes choses, pour les mois de septembre et d'octobre, j> en servant le roy; et qu'en cas que le roy ne se voulsist servir

1. c Nos ennemis estoient lents et nous donnaient loisir de nous fortifier. > (Mémoires de Bertrand de Salignac, édit. de 1788, p. 6. — V. Ihid, p. 170.)

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