Bibl. nal., mss. f. fr., vol
t fois nous n'en avons pu tirer autre chose, fjui me donne une » irt-s-inauvaise opinion de lui, atlen(!u mesmemenl qu'il veul » relartier son parteraenl d'icy le plus qu'il pourra el ne se B veull obliger ny bailler aucune promesse par escrit. b
Tandis qu'Albert de Brandebourg retardait son départ, Co- Itgriy et le duc de Guise continuaient à correspondre entre eux. La premier tenait au second ce langage empœint de simplicité et de lïénéreuse abnégation ' : « Monseigneur, j'ay rereu la
• lettre qu'il vous a pieu m'escripre par ce porteur etsuis très-
> aise de la bonne volonté qu'ont nos souldars. S'ils sont aultre- » racnl, les capitaines feront mal leur debvoîi' s'ils n'en font t une bonne punition exemplaiie. Je ne souhaiterais rien tant,
• que sy l'empereur vous vient assiéger, je pusse avoir tant
> d'heur que d'être près de vous, car encores que vous ayés » beaucoup de gens de bien, sy me vanterois-je que mes gens
• ne Teroient pas pys pour m'avoir près d'eulx, et par niesrae « moïenje pourrais pai' expérience vous faire paroistre l'envie » que j'ay toujours eue de me trouver en uiig bon lieu pour
> vous faire service. Or puisque ce ne peult estre pour cesle I fois, ce sera pour une autre. »
Les mesmes sentiments inspirèrent ce passage d'une lettre uilérioure - ; c M. le connétable m'a laissé en ce lieu ; à ceste
• cause, monseigneur, s'oiVrant occasion de m'employer, il vous » plaira m'en advcrtir' pour y satisfaire, suyvaot que mondîl » sieur le m*a aussy oi-donné. »
A ces lettres, et h d'auti-es encore ^ le duc de Guise se contentait de répondre * : « Monsieur de Chastillon, je vous
• mcrcye bien fort de^ nouvelles que m'avez desparties...,
> vous (pryanl) tant que aurez moïen de me faire entendre
I. l^'llreilulSocIubre 1552 (Dilil. iiat.. mss. f. fr., yuI. 20i(!l, f» IS.')). 1. Lettre du ID uu|gbr« lôôà tBibl. nnl,. mss. f. fr., vol. âO iUl, f U5). 3. Voir. iKHiimmeul, lellre du il oclobre 1554 <iiibl. nal., dis*, t. fr., ¥0l.
i. Uuri: du'ilt uclobre l&5S(Bibl. uaI., mss. t. tr., vol- 30 461. f' 153.
> de voz nouvelles, ne faillir à m'en despartir, s'il y a chose qui » le mérite, comme je feray de ma part. »
Le 26 octobre, Coligny avait, dans une dépêche chiffrée en partie *, communiqué au duc de Guise diverses nouvelles et parlé d'Albert de Brandeboui^, dont la situation devenait de plus en plus équivoque : François de Lorraine luy répondit le 29*: « Monsieur de Chastillon, j'ay reçu la lettre que » m'avez escripte du XXVI de ce mois, par laquelle ay veu bien )» au long les nouvelles que me despartez du marquis Albert » et comme toutes chose se sont passées avecques luy, que » j'espère après une si grande longueur à la fin prendra quelque » bonne yssue, ce que je désirerais fort pour veoirle roy hors de » la peine où il en a jusques icy esté, vous priant m'advertir de » ce que en pouvrez encores aprendre. Quant à noz nouvelles, » il n'est rien survenu de nouveau depuis mes dernières, sinon » que les ennemys sont toujours au mesme lieu où s'estoyent y> logez, il y a sepl ou huit jours, et n'attendz plus que l'heure )> de les veoir autour de ceste ville où ilz seront les bien venuz. »
Cependant, à quel parti s'était arrêté Albert de Brandebourg, depuis le jour où il avait repoussé les propositions à lui faites au nom du roi ?
« Ce marchis, rapporte Rabutin ^, voyant l'armée de France » quis'enlloit tous les jours, luy estant fort voisine, que desjà on 3> murmuroit de luy appareiller une cargue, ^t que ses soldats y> se mutinoient, desquels plusieurs à la file se rangeoient de » nostre costé, et par tous ces accidents estre en péril d'estre
> surpris et enclos, feit entendre à M. le connétable, puisque ne » plaisoit au roy l'accepter et retenir à son service, ne luy vou-
> lant accorder appointement et paye raisonnable, qu'on luy » donnast passage pour se retirer, disant, pour couvrir son in-