‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 63 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 461, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 461, f

3. Guerres de Belgique^ édit. du Panth. litl., liv. IV, p. 567.

* lention, que IJi ou eu autres lieu\ sur les levves de son en-

> nemy, luy pounoil laireservice autant ou plus que celle paît, » et pouiToit conquérir terres qui luy demeiireroienl perpéluel- B lemcntsans s'arrester .^i petite chose, protestant loulelois sur » âa Iby de ne prendre party avec l'empereur contre luy. De a cecy le roy adverty, et ceste alîaire bien disputée en conseil,

> fut opiné le plus expédient de iaire pont h l'ennemy se reti- « rant, que mettre les armes en la fournaise pour les cschauf-

> fer davantage, tant pour asseurer le peuple de l'impétueux » advènement de cesl homme ne cherchant que sod adventure » sans respect de sa vie, que pour honnestemenl le convoyer » et contenter... pour ce, demoura près de luy l'évesque de

* Bayonne pour seureté el conduite à luy faire donner libre pas- 9 sage par tous les pays du roy, d'autre part, fut ordonné » M. d'Auinalle pour le cosLoyer avec envîroQ deux cents

> honuncs d'armes et cinq cents chevaux-légiers. » Sun'eilté dims sa retraite par le duc d'Aumale, Albert jeta

le masque dus qu'il se vit hors de la portée de l'armée du connétable el marcha, ii l'instigation du duc d'Albe, avec lequel il s'entendait, dans la direction du camp de l'empereur. Vainement le duc d'Aumale, n'ayant d'ailleurs avec lui que des forces insuflisantcs, tenta-t-il de lu! lermer le passage : Albert, dans un combat vivement engagé et soutenu, te 28 octobre, fit prisonniers le duc, ainsi que la plupart de ses ofTiciei'S et de ses soldats '. Il Ce niarchis, dit Rabulin -, ayant le cœur enflé,

> estimant par ce beau faicl s'estre davantage avancé en ta » bonne grice de l'empereur, reprint son chemin devers

* Kancy..., et après retourna camper au Pont-Camouson où

* l'empereur luy envoya deux mille chevaux pour le renforcer

1. ( Je TOI» iliray que, Vaatte. jour, H. de Autnalli), dlanl A la suite du mor- ( i|Dis le plus ■iiUemunl qu'il pOvoil, fut prias, el U. de Itoliun tné. • Lettre d'Anioinc de Bourbim A Jeiinne d'Alhret (Uibl. tial.,nisB. T. Ir-,val. K'iO, (■'tS).

t. Guerres tte Uclgique, édit. du Panlli. liU,, Uv. IV, p, 574.

IL et luy faire escorte jusques à ce qu'il fut joint à son camp, > qui desjà estoit tout assemblé et campé à Tentour de Metz. »

Lorsque commença le siège de cette ville, Henri II apprit qu'Hesdin venait de tomber au pouvoir des Impériaux, et que, quelques jours plus tard, Tamiral d'Ânnebaud, miné par une fièvre continue, était mort à La Fère, en Picardie, « où il s'es- » toit mis pour la défendre contre les ennemys* ».

Venu de Reims à Châlons, le roi appela à lui le duc de Nevers, le maréchal de Saint-André et les principaux chefs de Farmée, pour délibérer sur les moyens propres à assurer le recouvi^ ment d'Hesdin.

AvantraiTivée de ces divers personnages, il eut avec Coligny un entretien approfondi, que le connétable mentionna en ces termes* : « Le roy est arrivé ce soir icy (à Châlons), où il a » communiqué bien avant avec mon nepveu de ce qui est à faire » pour son service, etc., etc. »

En même temps, le duc de Guise fit savoir au roi ^ qu'il était en mesure de tenir tête, dans Metz, à Charles-Quint. « Le y> roy, ainsi asseuré de ceste part, ordonna, M. de Nevers son y> lieutenant-général sur toutes ses forces qui demeuroient en » Lorraine; et, pour les bons et continuels services que luyavoit y> fait et faisoit journellement M. de Chastillon, luy octroya et » rhonnora de Testât d'amiral de France, et, à l'instant mesme, y> le constitua son lieutenant pour ramener son armée de Lor- » raine en Picardie, par résolution de ce qui seroit considéré jD estre nécessaire et utile; puis, tous les chefs estant advertis » et instruits de leurs charges, l'aimée fut levée par M. l'Admi-

1. 11 y avait été envoyé par le roi, et y était entré le 10 octobre 1552. Voir : lettres du duc de Vendôme à de Humières du 10 octobre 1552, et de Henri II au duc de Guise, du 19 du même mois (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3131, f» 98, et vol. 20577, M83).

2. Lettre d'Anne de Montmorency au duc de Nevers, du 9 novembre 1552 (Bibl. nat., mss. collect. Clérambault, vol. 346, ^ 639).

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