Rnuidnte, édit. I,. Lui,, U VI, p. S
» bord du bois cesle arquebuzerie espaignolle qui montait à 3 deux fois plus que la trouppede M. l'admirai; qui ne fut pas ]^ peu de service. >
Coligny s'étant rend* maître du bois Guillaumey le reste des opérations allait de soi; voici comment F. Rabulin en rend compte ^ : c Les compagnies de gendarmerie poursuy voient la
> victoire le long de ce coustcau et la lisière du bois, mesmement ]» la cavalerie légère et la compagnie de M. de Tavannes, qui dé- 9 vallèrent jusques au fond de ce vallon, où aussi fut desfait ]» un gi*and nombre de ceux qui descendirent de ce bois pen-
> sant gaigner leur camp. Les autres compaignies s'arrestèrent
> sur le hault de ce vallon, sur lesquelles commença inconti- ]^ nent à tirer l'artillerie de l'empereur, qui estoit demeurée sur
> l'autre bord, de son costé, pour donner quelque peu de faveur i> à la retraite de ses gens. Mais peu après la nostre fut amenée » au coing du bois, qui soudain la fît reculer et ester d'où elle t estoit, et retirer plus arrière les bataillons des gens de pied,.
> qui s'estoient déjà réalliés sur ce haut en la plaine, attendant » ce qui adviendroit du surplus. Et faisoit l'empereur en ex-
> tcesme diligence, lever tranchées et fortifier son camp. Se » doutant que le poursuyvrions davantage, comme je crois 3> qu'eussions fait si la nuict n eust esté si prochaine, aussi qu'on » ne vouloit pas trop tenter noslre fortune, ayant occasion de j> nous contenter de la bonne et honorable issue de ceste j^ bataille. :i>
Ici se place le souvenir d'une altercation qui s'éleva entre Guise et Coligny, en présence du roi, au sujet des divers événements de la journée de Renty. Brantôme est le seul écrivain, contemporain du duc et de Tamiral, qui mentionne cette altercation. Quelle que soit sa partialité pour le duc, il n'en laisse pas moins entrevoir que celui-ci, toujours infatué de son propre