Guerres de Belgique, lif. VI
mérite, éuiit allé trop loin dans ceflaines assertions, que Coligny crul devoir rectifier. Le récit de Brantûnii; sur ce point se borne à ces quelques mots ' : « Le soir de la bataille gai^'iiée ■ à Renly, dans la cliainbre du roy et devant hij , ainsi qu'ilz » (Guize et Coligny) en discouroient devant le roy, M. l'admi- 1 rai (comme possible envieux de la gloire et honneur qu'il » avoit ce jour acquise) luy répugna sur un petit point que dit
* M. de Guyze; si que M. de (luyze lui dit : Ah! mort Dieu!
> ne nw vi'uitlez point osier mon honneur! M. l'admirai lui » répondit : je ne le veux point; et M. de Guiîie répliqua : » aussi ne le sç-auriei-vous. De sorte que le roy, voyant les choses » pouvoir aller plus advant, leur commanda de leur taire et
> dV'Stre bons amis ; ce qu'ilz lurent, mais non comme aupa-
> radvant et soubz quelque faux beau semblant -. «
Les liens d'amilié, qui primitivement unissaient l'unà l'autre Guise ftl Coligny, s'étaient, depuis plusieurs années, graduellement relùchés : l'empoitement de Guise, dans cette scène, les brisa sans retour, et le précipita sur la pente d'une haine dont, par la suite, il ne donna que trop de preuves, qui pèse-