BraiiWme. éilii. I.. I.al., l. IV, p
t. De Thou, ^ met piirfois dans la buuche île U-ls ou tels personnages des discoun ilont il est Iw-méme l'auteur, pareil s'élre renilu l'érlio de l'opinJoa qu'en lôOO on su furoiait de tn conduite leiiue, en 1554, par le duc de Cuise, k Itenly, ilans un passugr do l'allociitian iju'il attribue à La Renaudie, lors de Ih coi^uralian d'.^mboise {flitt. unit., l. Il, p. 758) et qui est ainsi conçu : « Le due de Gaige a perdu, Haus la lialaille de Renly, la gloire qu'il arait
* acquise au Mge de Metz : il avnit quillir le roinbal, lorsque Chlttllou lui re-
> présenta son devuir et le fil revenir ilans la uiôl^e. Depuis ce lemps-lû, il a » conservé contre Chaiîllon un vir ressentiment et lui a Tait seulir les eiïets
* d'une liuiae implacable. > — Ces paroles concordaut avec celles que de Laplace (Commrtil., édit. de 1565. C* CI) rapporte comme ayanl <'lé posilireinent procrées, en fSflO, par le vîdiime de Chartres, et que voici ; ■ Je tien^ nion-
> sieur de (iuise pour vaillaul chevalier, combien que je n'ignore point que le I roi défunt avoit cumrneueé de ne le tenir plus pour ici, di^s lors que inim- ( BÎeur Tadmira) luy bïoîI mniiitenu, en sa présence, le lieu où il l'avoit trouve I su la bataille de lleiity (sî bataille se doit nommer) et ce qu'il luy avuit V couseill^. >
ronl à jamais, de tout le poids du déshonneur, sur sa mémoire.
Henri II, dont les troupes commençaient à manquer de vivres, au moment où la contagion envahissait leurs rangs, ne resta que deux jours encore devant Renty; et, après avoir en vain offert la bataille à Charles-Quint, il se retira en bon ordre, le 15 août, avec son armée, dans la direction de Mon treuil.
Lors du mouvement de retraite de l'armée, Coligny, veillant toujours avec sollicitude sur le sort de ses soldats, proposa en ces termes, le 16 août 1554 *, un échange de prisonniers « au ]^ duc de Savoye, lieutenant-général pour l'empereur, au camp
> dudit sieur : — Monseigneur, je vous ay dépesché ce tabou- » rin présent porteur, exprès pour vous faire entendre que
> j'ay à la suite des bandes de gens de pied dont j*ay la charge, » quelques Espaignolz et Allemands des vostres. Je seray bien » contant de vous les renvoyer francs et quictes quant vous ]^ vouldrez faire le semblable de ceulx des nostres que vous pouy> vez avoir; et pour ce je vous supplieray me mander par ce » dit tabourin la résolution que vous y aurez prinse... Quant il » vous plaira m'assurer par lettre d'en user avecques moy de la y> mesme façon, je m'attendray là-dessus et ne lerray cependant » à donner en ce faisant aux vostres liberté ; me recommandant » en cesl endroict bien humblement h vostre bonne grâce, je y> suplye le créateur, Monseigneur, vous donner très-bonne et j> longue vye. Du camp, ce xvr jour d'août 1554. — Monseiy> gneur, despuis ceste lettre escripte, j'ay donné congé à ung y> soldat des vostres, espaignol, lequel je vous renvoyé par ledit y> tabourin pour vous faire entendre oultre ce que dessus, ce » que je luy ay dict à ce propos. — Vostre humble serviteur, i> Chastillon. i>
On ignore comment cette proposition fut accueillie par le duc de Savoie.
î. Torino, Archivio générale dclRegno,
Ayant opéré sa retraite sans ^tre inquiété par l'ennemi, Henri II mil dos garnisons dans Ardres et Boulogne, puis se rendit à Corapiégne, avec le duc de Guise et les principaux seigneurs de 6a cour. Il y fui promptemcni suivi paj- le cunnélable, qui, à son départ, laissa le commandement de l'armée au duc de Vendôme. Ce dernier s'occupa aciivemeni, en septembre, de couvrir la frontière de la Picardie, repoussa, dans le cours de l'automne, quelques attaques partielles des Impériaux; après quoi, il fit prendre à ses troupes leurs quartiers d'hyver.
Coligny, qui était resté près du duc de Vendôme, lui avait prÈié un concours efllcace, dans l'accomplissement de ses opérations. Il revint momentanément h la cour, où le roi lui fil un acvueil (latteur, et lui donna une compagnie de cent hommes d'armes. Cette compagnie, grâce ii l'oi^anisaiion qu'elle reçut de son valeureux chef, devint bientôt l'une des plus belles du royaume '.
Si rien n'indique ce que fit Coligny, depuis son retour près du roi, on est du moins autorisé à croire qu'il ne demeura point inaclif, pour peu qu'on se représente la gravité et la divci-sité des mesures qu'il avait à prendre dans l'exercice de ses attriljutions, soit de colonel-général, soit de tiouverncur, soit d'amiral de France.
On ne sait s'il lui fut donné de se trouver à son château, en Gfitiriais, lorsqu'y naquit son troisième enfant, le "28 septembre 1554". Ce qui est certain, c'est qu'alors que, dans les derniers mois de cette année, il espérait goûter quelque repos au sein de sa famille, à Chàtillon-sur-Loing, il y fut atteint d'une maladie dont la durée fut assez lon},'ue. Lui-même nous l'apprend, dans ces lignes adressées à Brissac, le 1 5 décembre i 554 ^ ; ,« ï^y je