Bibl. nal., mss. f. fr., vol. 2846, f
de eainp deson infanterie, « homme de négoces el d'esperit b, qui tomba d'accord avec S. Hcnard sur le choix de l'abbaye de Vaucelles, pour la tenue des conférences, et «. s'eslai^it
> jusqu'à dire qu'il espéroit que ceste négociation pouiroil
> donner occasion k meilleure besongne; ajoutant que es f lieux où l'amiral avoit passé, l'on avait fait grande démons- «• traiion de réjouissances, se persuadant le peuple que la com- » municatioa tendait à fin de paix '. >
Par lettres des 9, 10 et II décerabre*, Renaril annonça fi Cûligny que le comte de Lalain, qu'une indisposition avait retenu jusqu'alors à Bruxelles, arriverait à CainLrai le 12 el se trouverait h Vaucelles le 13, a pour le premier parlement .. »
Des raisons de haute convenance ne permettaient pas que le représentant du roi de France demeurftt sans adjoint, alors qu'il venait d'en être donné un au représentant de l'empereur et de son tils : aussi Henri 11 écrivit-il à Coligny ^ : < Quanta l'adjonc- » Uonque les Impériaux ont faicte du conspiller de l'empereur * avccques le sieuide Lalain, je ne le trouve que bon; et aflju » que la partyc soit esgalle, -j'ai faict refTaire voslre pouvoir, ï auquel j'ay adjousté aussy le sieur de Bassefontaine (S. de » l'Aubespioe), pour vous servir de l'un ou de l'autre, ainsi que
> l'occasion sera k propos, m'asseurant que pour la eognoiss sance qu'il a des affaires et humeurs des gens de delà, il y » sen'ira grandement, p
De ce court exposé des préliminaires de la négociation, passons à celui du fond de cette négociation même, qui nécessite des dévelopements d'une certaine étendue. Il faut, croyonsnous, aborder sans hésitation et avec un soin minutieux ces dévcloppements,etsuivrejourpar jour, en quelque sorte, dans le
I. Lellre 6f S. [tenard à l'hilippe H, du 7 dûcembru 1555 (Pap. d'Ëlul de GniiTelle,!. IV.. p. 513 ei suiv.).
Î-Bibl. nal-, ms». f.fr,, vol. 2846. ("215. 2t6. 3. Bibl. ittl., mu. f. fr-, «1. «i6, f ITi.
rapprochement de documents peu connus pour la plupart, ia marche de la négociation ; car il s'agit démettre par là en évidence la loyauté, le mérite et l'énergie de deux hommes qui, à Vaucelles, représentèrent dignement la France.