I. Lettre Ju H il ô ri' ni bec
-,. t. r.-.. vol. 28i(!, f» MG).
Cette missive du roi de France était, le même jour, accompagnée des lignes suivante;, que le connétable adressait à l'amiral * : < Mon nepveu, 'encores que par mes précédentes » lettres et celle que je vous escripts avecques la présente je ne » vous aye point parlé particulièrement de ce qui concerne mon » filz de Montmorency, mon frère le comte de Villars et mon i> nepveu de la Roche-Guyon, si est-ce que me touchant cela de i> si près qu'il faict, j'ay bien voulu les vous ramentevoir par la » présente et prier y faire pour leur délivrance ce que vous î> pourrez, estimant bien qu'il y pourra avoir de particulières » difficultez, mesmement en ce qui regarde M. de Bouillon; » mais le faict de luy n'a rien commun avec l'autre, comme ]> vous entendez assez... J'enlens entre ceulx qui me sont plus » recommandez mon nepveu, voslre frère aussi. »
Une première conférence entre les délégués français et étrangers eut lieu le 13 décembre. Coligny y lutta avec fermeté contre les prétentions de Lalain et de Renat*d \ Dès le lendemain, il en informa le roi de France, qui lui écrivit à ce sujet ^ : « Mon cousin, ce matin, à mon lever, j ay reçeu vostre dépesche y> du 14' de ce moys, par où j'ay entendu par le menu et bien D au long ce qui est passé à vostre première assemblée, où il 1^ me semble que vous n'avez rien obmis de ce qui se pouvoit D dire et rçmonstrer pour enfourner et commencer l'affaire pour ï lequel vous estes par delà, et demeure fort satisfaict des con- 1^ sidérations grandes que vous avez eues en tout ce qu'ilz vous y> ont proposé, et de la dextérité dont vous avez usé aux res- » ponces que vous leur avez faictes, tant en ce qui regarde i> mon cousin le duc de Bouillon, que les autres prisonniers,