‹ Gaspard de ColignyChapitre 102 sur 226 · Lettres franc, t. II, p. 532, 5 août · texte numérisé non relu

Lettres franc, t. II, p. 532, 5 août

» au nombre desquels j'espère d'avoir lieu, combien que j'en

> sois plus qu'indigne... Prenez tant plus de courage pour vous ]i emploier au service de Dieu, comme vous considérez très

> bien que c'est pour^la qu'il vous a réservée. Je suis très

> joyeux que monseigneur l'admirai se délibère d'aller en court,

> à la première occasion qui s'offrira. J'espère que ce voiage » servira beaucoup et en diverses sortes, comme nous prierons .

> Dieu aussi qu'il le face prospérer. >

Sur ce point, Calvin et Th. de Bèze écrivaient à Coligny *, le jour même où l'un d'eux s'adressait à madame l'amirale : € Quant à vous, monsieur, nous remercions Dieu de ce que >vous estes résolu, sitost que M. le comte (de Larochefou- ^ cauld), après estre arrivé en court, vous aura mandé qu'il n'y

> fait pas trop maulvais, de vous achemyner; car on a cogneu

> par vostre absence combien il eust été profitable que vous

> y fussiez tousjours demeuré, et mesme il semble que tout j> doibve aller de mal en pis, si Dieu n'y pourvoit bientost, ce » que nous espérons qu'il fera, par vostre moyen. Ainsy estant

> persuadez qu'il vous a réservé à cest usage nous vous prions,

> monsieur, tant qu'il nous est possible, de ne laisser passer la

> moindre occasion que ce soit, car vostre face, quoy qu'il en jï soyt, estonnera vos ennemys. >

Le moment n'était pas encore venu pour Coligny de retourner à la cour : le cardinal de Châtillon seul y fut appelé par Catherine de Médicis, alors que le Havre venait d'être repris sur les anglais et qu'elle se disposait à faire, avec le jeune roi, son fils, une entrée solennelle à Rouen. L'invitation qu'elle adressa, d'Estalan, le 4 août àOdet * était assez pressante. « Mon cousin

> lui disait-elle, afin que vous puissiez plus commodément nous j> venir trouver et hors de tout empeschement, j'envoye ce por-

i. Lettres franc, t. Il, p. 528, 5 août 1563.

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