Mém. de Condé, t, V, g
A, Mém. de Castelnau, liv. V, chap. iv : c La reine-mère estoit tombée d'un
fort tranquenart qu'elle montoit, si rudement que Ton pensoit qu'elle en dust
mourir, comme elle en fut â l'extrémité. > — Le 15 septembre, le connétable
> écrivait, de Meulan, à l'un de ses fils (Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 20,500, f» 3) : < La royne ne peult encores bouger d'icy de deux ou trois jours, d'autant
> qu'elle se trouve bien mai. > — Charles IX écrivait également de Meulan a
D que sa majesté estoit au fort de son mal, le bruit esloit
> commun, et non sans apparence, que les dits sieui^s'de ]> Guyse avoient délibéré, si la mort de ladite dame fust ensuyi> vie, d'employer leurs forces à se saisir de la personne du D roy et remmener à Paris; et encore depuys il a esté sçeù 3) pour vérité que plusieurs pracliques s'estoient faictes de leur y> part, avec les principaux de ladite ville, jusques à avoir esté » mis en avant et offert par lesdits parisiens de fournir quinze p mille hommes de pied et huit cents chevaux pour Texécutioa ^ de ladite entreprise, laquelle fut rompue par la bonté de Dieu, » qui rendit la santé à cette princesse si sage et nécessaire en 3> ce temps pour le bien des affaires du roy et pour le repos com- D mun. Cependant M. de Vaudémont s'ennuyait à Paris, lequel 3> ils avaient fait venir tant par belles paroles que par importuy> nitez pour les assister et accompagner; et quelque peine 3> qu'ils eussent mis d'assembler gens, leur troupe estoit au D reste assez petite, sans les soldatz levez pour leur garde, en- » tretenuz par ceux de leurs gouvernements, et leurs compa-
> gnies de gens d'armes qu'ils avoient fait passer de gouvei'j> nement en autre, les faisant vivre à discrétion, loger par
> étiquette, et porter armes descouvertes et deffendues tant par j> l'édil de la majorité du roy fraîchement publié à Rouen, que » par lesdites deffences, dont déjà il estoit venu à la cour de 5> si grandes plaintes, qu'il estoit temps de les employer. Cela
> fut cause qu^ils se hastèrent de venir trouver leurs majestez }> audict Meulan, d
Tel fut le prologue d'une scène qui allait se dérouler dans cette petite ville, et qu'un appareil théâtral dépouillait d'avance de toute dignité.
DamviUe, le 26 septembre (Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 3 202, f. 9) : c La royne
> madame ma mère a esté, ces jours passés, bien fort malade d'une chute de
> cheval dont elle s'estoit blessée en la teste; mais Dieu a eu pitié de moy et » de mon royaume, et la nous conserve pour ceste foys, estant en tel estât,
> que j'espère, eUe partira de ce lieu dans quatre ou cinq jours. >