‹ Gaspard de ColignyChapitre 107 sur 226 · Mém. de Condé, t. V. p · texte numérisé non relu

Mém. de Condé, t. V. p

4. Hotman, qui se trouvait alors au château de Châtillon-sur-Loing, écrivait, le 3 octobre i563, au duc de Wurtemberg : € Le roi ne veut plus entendre

Il n'avait pas encore été statué sur leur contenu, lorsque le roi adressa, le 5 octobre, à Coligny et à ses frères la lettre suivante * :

« Mes cousins, pour ce que j'ay ordinairement plusieurs » plaintes des assemblées qui $e font, tant de la part de mes » cousins les sieurs de Guise que de la vostre, et que je veoy » que chacune par là s'excuse sur ce qu'elle dict que ceulx ï> qu'elle peut avoir pour ennemys s'arment et accompaignent :^ les premiers; et cependant le repos que je désire establir en j> mon royaume s'interrompt, et demeurent beaucoup de choses > appartenant à la pacification d'iceluy en désordre et confu- » sion ; pour obvier à cela, comme je le désire et qu'il est plus » que nécessaire pour le bien de mon estât, et afin d'oster à D mes dits cousins et à vous toute occasion de doubte, deffiance 3> et scrupule, et garder qu'il ne soit procédé, d'une part ny ^ d'autre, au faict de vostre différend par auUre voye que de » celle de la justice, suivant le commandement que eulx et voué » en avez eu de moy par cy-devanl, j'ay fait présentement (re- » mettre) par mes dicts cousins en mes mains la promesse dont » je vous envoie la coppie par le comte de Charny, chevalier de ï> mon ordre et cappitaine de 50 hommes d'armes de mes 9 ordonnances, présent porteur, et veulx et entends, mes cou- < sins, affin que je demeure asseuré de vostre volonté, comme » je suis de celle de mesdits cousins, les sieurs de Guise, par s> leur «dite promesse, que vous signiez les deux pareilles proï) messes que vous présentera ledit comte de Charny, de ma

> parler de prise d'armes ni de nouveaux iroubles. S'il faut rendre justice aux

> Guises, il offre le jugement de son conseil privé. Le connétable a pris en

> main la cause de ses neveux. Le cardinal de Châtillon est fern e dans la reli-

> gion. Le prince de Condé défend avec constance la cause des églises. On ne ) saurait croire combien de nobles se joignent à la cause de' la religion... Je

> suis avec Tamiral et d'Andelot à GhMillon : Us sont les courageux patrons et

> défenseurs de notre religion et des églises de France. > (Archives dt Stuttgart). 1. Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 20,461. f<» 77.

y part, pour les m'apporler, à son retour, et incontinent après 0 renvoyer tous ceux qui \ous sont venus trouver pour vous » accompaigner, suivant ce que ledit comte de Charny vous en y> dira et commandera de ma part plus particulièrement, dont D je vous prie le croire comme vous feriez ma propre personne • » et me satisfaire en ce que je vous escriptz, sans y faire aucune y> difficulté; priant Dieu, mes cousins, qu'il vous ait en sa y> sainte garde. »

Le modèle de promesse que le comte de Charny devait faire signer à Tamiral et à ses frères était ainsi libellé * :

« Nous, Odet, cardinal de Chastillon, Gaspard de Coligny, 5> sieur de Chastillon, amyral de France, et François de Coliy> gny, sieur d'Andelot, colonel des gens de guerre à pied frany> çois, promettons au roy, nostre souverain seigneur, sur noslre )> honneur et vie, et sur peine d'eslre déclarez désobéissans à y> sa majesté, que, pour raison du différend que nous pour- » rions avoir avecq messieurs de la maison de Guise, à l'occay> sion de la mort de feu M. le duc de Guise, nous ne procéda- 3) rons à rencontre d'eux par aullre voye que jelle de la justice, » suyvant l'ouverture qu'il a pieu et plaira à sadite majesté nous 3> en faire, et le commandement que nous en avons d'elle, sans .» par nous ny par noz parentz, amys et serviteurs, ny aultres y> personnages quelconques, procéder ny faire procéder directe- » ment ou indirectement à l'encontre d'eulx ou aulcuus d'eulx ^ par voye et attemptat d'armes et de forces, ny doresnavant y> nous accompaigner de plus grand nombre que celuy qui est D ordinaire à chacun de nous et nécessaire pour nostre serï> vice particulier; et si aulcun attemptast estoit faict à l'en- 3) contre d'eulx ou aulcun d'eulx par nous ou aultre de 3> nostre part, nous en respondrons de noz propres personnes,

1. Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 20, 461, f» 73. — Le modèle de la promesse que les Guises devaient souscrire était semblable à celui qui fut remis aux Châtillons. (Voy. Ibid).

1^ vyes et biens. En tesmoing de quoy nous avons signé ces » présentes de noz mains, etc., etc. y>

Dès que le comte de Charny, arrivé à Châtillon-sur-Loing, §e fut acquitté de sa mission, les trois frères répondirent en ces termes, le 8 octobre, à la lettre du roi, datée du 5 * :

« Sire, nous avons reçeu la lettre qu'il a pieu à vostre ma- » jesté nous escrire par M. le comte de Charny, par laquelle il » vous plaîst nous faire entendre que vous recevez ordinaire-

> ment plainctes, à vostre grand regret, des assemblées qui se » font ; de quoy nous avons ung très grand desplaisir comme î ceulx qui ne désirent rien plus que de veoir Testablissement » d'ung bon repoz public et qui n'ont autre but que de suivre

> entièrement vostre voulloir et intention, *et rendre une si

> vraye et entière obéissance à tous les commandemens de » vostre nnajesté, qu'elle pourra tousjours congnoistre, s'il luy » plaist s'en informer plus amplement, que nous n'en sommes

> autheurs ni coupables. Au demeurant, sire, pour ce que » nous ne pourrions signer la promesse que ledit sieur comte

> nous a apportée, sans nous faire un très grand tort et préju- ) dice, nous supplions très humblement vostre majesté nous » vouloir ceste grâce de recevoir les remonstrances et requêtes j> que sur ce nous vous faisons avec toute humilité, comme vos

> très humbles et très obéissans subjects et serviteurs, les-

1. Bibl. nat. mss. f. fr. vol 20,461, f 69. — Voy. ibid, la lettre que, le même jour, 8 octobre 1563, les trois Ghâtillons écrivirent à Catherine de Médicis. — A cette date , de Bèze écrivait de Genève à Bullinger : c Guisiâni infinitis

> clientibus subnixi minantur se commoturos cœlum et terram potius quam

> cœdem illam, quam optimo et innocentissimo viro (Coligny) imputant, quamvis

> in mediis armis perpelratam ulciscantur. Ille contra domi fortissimese susti-

> net suâ conscientiâ fretus, nec legitimum judicium récusât : et adversarios cer-

> tum est prœtextu illo uti contra conscientiam, ut eum opprimant, quem nunc

> féré cum suis fratribus vident serio causam Christi tueri. Interéa non desunt I amiral io amici, adeo ut nisi Dominus miseram Galliam respiciat, hoc sit

> futurum novi belli incendium. Siquidem certum est nostros jam quoque con-

> venire ut amiralium in optima causa juvent. > (Lettre du 8 octobre 1563, op. Calvini, vol. 20, n« 4033, p. 167).

D quelles nous avons prié M. de Briquemaull vous présenter, » lequel il plaira à vostre majesté oyr et croyre de ce qu'il luy » dira de nostre part comme nous mesmes, qui supplions » nostre Seigneur voulloir conserver vostre dite majesté, sire, » en très parfaicte santé et prospérité continuelle. y>

A cette lettre était jointe la remontrance suivante * :

« Ce que messieurs les cardinal de €hastillon, amyral de ï) France, et Dandelol ont prié M. de Briquemault de remons- » trer de leur part et faire entendre au roy, sur ce que M. le »> comte de Chamy leur a dict et apporté de la part de sa )) majesté. »

t Lesdits sieurs cardinal, amyral et Dandelot supplient très » humblement lé roy ne voulloir trouver mauvais si, ayans D confiance en la bonté et clémence de sa majesté, qui a )) accoustumé d'ouyr bénignement les remonstrances et re- )) questes de ses subjectz et faire distribution égale de justice 3> aux ungs et aux autres, ils ont différé de signer la promesse » que M. le comte de Charny leur a apportée, comme leur )) estant trop préjudiciable, pour les raisons qu'ils remons- » trent à sa majesté avec toute humilité et subjection.

« Et premier, supplient très humblement sadite majesté de )) ne vouloir adjouster foy aux calomnies de leurs adversaires, » ains voulloir considérer que ledit sieùr amyral par toutes ses ^) actions et déportemens, depuis la pacification des troubles » passez, tant lorsqu'il arriva à Orléans, au retour de Norman- » die, que depuis ledit temps jusques à présent, a faict évidem- » ment cognoistre combien il désire veoir l'eslablissement du y> repos public et rendre partout une vraye et entière obéis- 3> sance aux commandements de sa majesté, comme Tung de D ses très humbles subjectz et serviteurs.

y> Que par Tédict de sa majesté sur ladite pacification, toutes

i. Bibl. nat. mss. f fr. vol. 20461, fo 61.

» choses advenues durant les troubles demeurans estainctes et » ensevelies, MM. de Guise ont pris couverture sur une déposi- > lion variable d'un homme de telle qualité comme estoit Poli> trot, de s'adresser audit sieur admirai et commencer une » querelle avecques luy; sur quoy sa majesté a faict des dé- :& fenses, le 45 de may dernier, aux deux maisons, tant de ï> Guise que de Cliastillon, leurs enffans, frères, parentz, amys » et serviteurs, ausquelles ledit sieur amyral ne voulant faillir » obéir entièrement, a vescu comme privé en sa maison et s'y » est contenu avec ordinaire et privée compaignie, sans en rien î> excéder le commandement du roy.

» Que au contraire ceuix de ladite maison de Guise, contreve- » nant non seulement auxdites deffences, mais aussy à l'édict i> du roy faict à Rouen, au mois d'aoûst dernier, qui est le pre- » mier faict depuis qu'il a esté déclaré majeur, nonobstant les » peines portées par lesdites défenses et édict, ont mandé leurs » parents, amys et serviteurs de toutes partz et tous ceulxdont * ils ont pensé avoyr ayde et assistance, voire jusques en Alle- » maigne, comme ledit sieur amyral peut vérifier par aucuns j) des princes de l'empire qui l'en ont adverty par homme » exprez, et comme aussi on a bien esté adverty que, au mesme ») temps, le cardinal de Lorraine a escript par deçà à ses amys ^ et serviteurs en plusieurs et divers endroicts pour accompais gner ceste assemblée de la maison de Guise, qui faict » cognoistre la chose avoir esté practiquée de longue main, » ont en oultre escript et faict part à plusieurs gentilshommes ^ et cappitaines de les venir trouver avec leurs armes, che- D vaux et soldatz, ont faict amas de gens portans armes^ qui ont i> esté logez par étiquette et vescu à discrétion, comme les » majestez du roy et de la royne ont esté adverties, estans à d Meulan ; ont menasse ouvertement par eulx ou par leurs gens » ledit sieur amyral, usant contre luy de paroles oultrageuses i et dict publiquement qu'ils s'assembloient en déhbération

» de faire eulx mesmes par la force, la justice dudit sieur amy- » rai, s'ils ne pou voient obtenir ce qu'ilz demandoient, et en » cest équipage, qui n'est propre pour demander justice, sont y> venus à Paris et aux environs ; ce que ledit sieur amyral » supplye très humblement sa majesté vouloir considérer et » s'en ressouvenir pour luy en faire justice, laquelle, comme » son très humble subject, il requiert avec toute humilité, veu 30 qu'il est assez évident que tel attemptat et entreprinse n'es- » toit dressé sinon contre luy et les siens.

(a Et ne peuvent lesdits sieurs de Guise alléguer qu'il fûst lors y> accompaigné, car encores que plus de six sepmaines aupara- » ravant leur dite arrivée à Paris, il eust certain adverlisse- )) ment de leurs dites entreprinses, de plusieurs endroits, oultre » ce qu'il avoit entendu que madame de Guise, l'ancienne douaij> rière avait mandé à madame la duchesse de Ferrare que y> M. de Vaudémont arrivoit à Paris avec mille chevaulx, et que » d'autre part, ilavoitsçeu quedcux gentilshommes et ung soldat » s'estoient vantez d'avoir esté dépeschez par M. d'Aumalle j> pour le venir tuer; il s'est néantmoins contenu en sa maison y> à Taccouslumée, avec ses serviteurs et familiers, sans croistre D son train ni sa compaignie jusques à ce que lesdits s" de Guyse

> estans en l'équipage que dessus, ont esté presque aux faulxj> bourgs de Paris, auquel temps, ledit s' amyral a adverty ses i> voisins et amys desdites entreprinses, qui, pour ceste occa-

> sion se sont tenuz près de lui. Et, d'autre part, aucuns de ses y> amys ayans ouy le bruict qui s'espandoit desdites menasses, » sont venuz s'offrir à luy, pour la seureté et défense de sa y> personne, d'autres y sont aussy venuz parcequ'ilz avoient » entendu que lesdits s" de Guise, estimans la royne estre à » l'extrémité, avoient enlreprins de se saisir de la personne du

> roy et le mener à Paris, et aussitost faire coupper la teste à

> M. le connestable, et exterminer tout ce qui luy appartenoit ; 3> qui estoit ung bruict commun, dont est advenu que, pour le

> grand nombre de gens qui lors se présentoit pour lesdites

> occasions audit s"' amyral, il a esté conlrainct de faire sou- » ventes fois entendre à ceulx où il avoit moyen et commodité, » qu'ilz ne dévoient bouger de leurs maisons. Or, depuis, avec » le retour de M', le cardinal de Chastillon, son frère, ayant i^ entendu l'entier recouvrement, grâces à Dieu, de la santé de » la royne et le grand désir qu'elle a de veoir toutes choses en » paix, il a renvoyé le plus qu'il a peu de ceulx qui Testoient

> venuz trouver, et encores s'en vont tous les jours, comme le ^ pourront tesmoigner messieurs le comte de Charny et Bri- » quemault.

« î^artant, actendu la contravention desdits s" de Guise

> ausdites défenses et édict de sa Majesté, et le peu de res- » pect qu'ilz ont porté et aux peynes y contenues, qui engendra » soupçon de ce qu'ils pourraient faire cy-après ; attendu mesp mement que par la requeste qu'ilz ont présentée à Sa Majesté » ilz n'ont peu celer qu'ilz veulent plus la vindicte de la dite 3> mort, qui ne sont termes accoustumez ny reçus en justice, 1 lesdits s" amyral et Dandelot remonstrent avec toute humi- » lité à Sa Majesté qu'ils n'ont point occasion de prendre asseu-

> rance en leurs paroles et escriptz, sinon qu'il plaise à sa dicte :» Majesté, faisant justice de telz attentatz, faictz contre eulx, y i> obvier pour Tadvenir.

« Remonstrent avec pareille humilité à sa dite Majesté que i> suivant la promesse que M. le comte de Charny leur a

> apportée, ils se préjudicieroient par trop et à une infinité

> d*autres des subjectz, d'autant qu'ils feroient une planche à JD l'infraction dudit édict de pacification, et s'obligeraient à ce

> qu'ilz ne sont tenuz et dont ils sont libres par iceluy édict,

> se soubmettant à plaider, voire par devant juges suspectz et !► leur ennemis capitaux, à quoy ilz voyent bien que les dits

> s" de Guyse font tous leurs efforts de les attirer pour, par

> mesme moyen, leur faire recevoir jugement sur un faict

i> d'hostilité tel que la mort dudicl feu s' de Guyse, de laquelle » on ne leur peut rien demander par la voie de la justice ordi- 3> naire, et dont ledict s' amyral leur a amplement satisfait D par ses escriptz, sans avoir craint d'en déclarer librement et » en pureté de conscience ce qu'il en savoit, et n'esloit con- » traint de dire, ayant aussi requis de garder ledit Poltrot pour » lui estre confronté, encore cju'il n'y fûst obligé, avec protess> lation de sa sincérité, à faulte de ce faire ; de sorte que toutes » les recerches et poursuites qu'ils en pourroient faire par » ladite voie de la justice ordinaire sont directement contraires » à l'édict du roy sur ladicte pacification, depuis confirmé par D luy mesme estant majeur, ensemble à la déclaration faite au » bois de Vincennes pour instruire les commissaires déléguez » par les provinces pour l'entretenement d'iceluy édict.

ce A ceste cause, lesdits s" amyral et d'Andelot supplient ^ très humblement Sa Majesté de leur faire justice, laquelle T^ ilz luy requièrent comme ses très humbles et très obéissants y> subjectz etserviteùrs, qui est de les rendre jouissans de son dit D édict et ne permettre qu'il y soit contrevenu ni qu'il soit violé » pour leur seul et particulier regard ; qui serait les postposer >^ à tous ceulx de quelque qualité qu'ils soient comprins audit » édict, duquel sa dite majesté a déclaré qu'un chacun jouira » pleinement et entièrement

y> Déclarant au reste lesdits s" amyral et d'Andelot qu'ils ne » sont consentans ni aucunement coulpables de ladite mort, » et que ce qu'on en vouldroit présumer ou mettre en avant y> contre ce que ledit s' amyral a confessé de son bon gré est i> faux; qu'ilz sont gens de bien et d'honneur et qui n'ont 10 jamais rien faict au contraire; et que, encores qu'un tel faict y> ne puisse estre recerché en quelque manière que ce soit y> suivant l'édict, si est-ce que si aucuns les veulent charger, y> ils sont tout prestz avec le congé du roy, de leur respondre; D avecques requeste très humble qu'ilz font en toute subjec-

» lion, à Sa Majesté, de vouloir prendre la justice de leur

> cause en mairi et ne trouver mauvais s'ils la défendent par

> toutes voyes justes et légitimes.

c Faict à Ghastillon-sur-Loing, le 8' jour d'octobre 4563. » Lé roi et la reine mère furent d'autant plus disposés à accueillir ces remontrances, que le comte de Charny leur fit un rapport favorable de ce qu'il avait vu et entendu à Châtillon-sur-Loing * . Ils écrivirent, par Briquemault, à l'amii^ et à ses frères, qui chargèrent aussitôt Bois-le-Comte de transmettre au souverain et à sa mère l'expression de leur entière soumission aux volontés royales, consignée dans deux lettrés, en date du 18 octobre.

Odet et Gaspard disaient, dans celle qu'ils adressaient au

roi ^ ^ « ... Si, de toutes parts, vostre Majesté peulteltre obéye

€ aussi fidèlement comme elle le sera de la nostre, elle peut

estre assurée d'avoir entier repos en son royaume etc, etc.. j&

€ Madame, écrivaient-ils, en même temps, à la reine mère \

> nous remercyons très humblement vostre Majesté de la y> seureté qu'il luy plaist prendre de nous que nous ne fauldrons » jamais de satisfaire au vouloir et intention du roy, ce que i> nous ferons encore paroistre, suyvant les inhibitions et » défenses que nous avons reçeus par M. de Briquemault, ]» qu'il a pieu au roy nous envoyer. Ce que nous avons tousi^ jours faict jusques icy et ferons ; de sorte qu'avec juste :» occasion l'on ne nous pouiTa imputer que nous veuillions » troubler le repos de ce royaulme, et vous supplierons encores

> très humblement, madame, croire que le roy ne trouvera ]? point de plus obéissans subjetz et serviteurs que nous ; ce

1. f Le comte de Charny, à son retour, fît bon rapport de la compagnie qu'il

> avait trouvée à Chastillon, de leur façon de vivre, et du langage que le sieur » admirai luy avoit tenu; de sorte que leurs majestez s'en contentèrent, f {Mém. de Gondé, t. V, p. 27)

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