Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 6611, f
3. Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 6 611-, f<» 70 et vol. 6621, f» 38.
t> que nous asseurons aussi de la part de M. Dandelot, nostre K) frère, auquel nous ferons entendre le vouloir et intention de i> Sa Majesté ; ce qu'il vous plaira entendre plus particulière- » ment du s' de Bois-le-Comte, présent porteur, i
Le 27 octobre, alors que le roi et la reine mère séjournaient à Chantilly, chez le connétable, la duchesse de Guise leur présenta une nouvelle requête \ dans laquelle, sans se constituer partie contre l'amiral, elle persistait à demander que, revenant sur révocation prononcée, le souverain renvoyât à Tun des parlements de France, même à celui de Paris, la connaissance des poursuites qu'elle entendait exercer.
Le même jour, en séance du conseil privé tenue à Chantilly, il fut décidé que la requête dont il s'agissait c serait envoyée à if M. l'amyral de Chaslillon, pour la veoir et sur icelle dire et » respondre ce que bon lui semblerait, pour sur icelle response » veue estre à faire par raison *. i>
( Celte requête ne fut communiquée à l'amiral que vingt et un jours plus tard.
Au début du mois de novembre, le roi et sa mère ayant quitté Chantilly et visité Nanteuil et Monceaux, prenaient le chemin de Fontainebleau, lorsqu'ils apprirent que l'amyfal s'avançait dans la direction de cette ville, avec son train ordinaire^ pour leur présenter ses hommages. Les Guises firent aussitôt venir de Paris le plus degens armés qu'ils purent, signalèrent l'approche de l'un d'eux, d'Aumale, à la tête de mille ou douze cents chevaux, déclamèrent contre Coligny, et intimidèrent à tel point la reine mère, qu'elle lui manda de retourner à Châtillon; mais l'amiral < fit remonstrer à leurs majestez qu'il ne pouvoil « rebrousser chemin, que, premier, il n'en eûst entendu du roy, i> les occasions, et qu'il ne hiy eût baisé la main ; ou aulre-