‹ Gaspard de ColignyChapitre 110 sur 226 · II · texte numérisé non relu

II

y> il n'a plus besoing de respondre à ladite requeste, parceque » de la constitution des parties dépend l'entrée des jugemens, j> et que sans ce préalable ne peult estre requis ne désiré l'of- ]> fice de juges. »

Cinq ou six jours après, les Guises reconnaissant la faute qu'ils avaient commise en se retirant, et vivement blessés de l'amertume des commentaires et des critiques dont leur retraite était l'objet, décidèrent entre eux que la veuve de François de Lorraine, le cardinal de Guise et le duc de Nemours retourneraient au Louvre.

A peine y furent-ils revenus, qu'ils virent leur échapper un appui sur lequel ils avaient compté jusque-là. En effet, divers gentilshommes dont ils croyaient pouvoir, en temps voulu, invoquer le témoignage pour accuser Coligny d'avoir trempé dans le meurtre du duc de Guise, se présentèrent à la reine mère, afin de décharger l'amiral, et affirmèrent que jamais ils n'avaient parlé de sa prétendue participation au crime commis ; qu'ils n'en avaient ni rien su, ni rien connu ; et que ce qu'on pouvait avoir fait entendre de conti^aire à la reine était faux et controuvé *.

' <c Sur ces entrefaites, les sieurs de Guise, ou ne voulans, ou . y> n'osans, et n'estans conseillez de se déclarer parties contre y> ledit sieur admirai, luy mirent une femme en teste \ ]> en laissant à la duchesse de Guise, seule, les oin de présenter une requête dans laquelle elle déclarait se porter partie contre l'homme que la famille du duc s'abstenait d'attaquer personnellement. Elle demandait l'autorisation de poursuivre devant la juridiction ordinaire, l'évocation antérieure devant, selon elle, demeurer sans effet ^.

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