‹ Gaspard de ColignyChapitre 121 sur 226 · Voy. appendice, n · texte numérisé non relu

Voy. appendice, n

2. Une lettre de Soubize au maréchal de Montmorency, du 25 juillet, est datée de Chàtillon-sur-Loing. (Bibl. nat., mss. f. fr. \^l 20507, f» i3i.

vère répression. Elle lui avait répondu, de Lyon, le 18 du même mois *, en lui annonçant que les coupables seraient recherchés et punis-: « Je veux vous faire entendre sur un bruict qui m'a y> esté dict que Ton faict courir par delà, que Ton veut rompre

> rédict, que nous sommes tant esloignez de cela, que nous te-

> nons tous ceux qui y contreviendront et entreprendront

> quelque chose au contraire, pour rebelles et désobéissans; f résolus de les faire chattier H punir comme ennemis et per-

> turbateurs du repos public, et en faire tel exemple, que chaj> cun congnoistra que nous voulons qu'il demeure, et que tous

> vivent en liberté, sous le bénéfice d'iceluy, sans ennuy ny of- ^ fense et empeschement; il n'y a rien, je vous assure, de quoy

> j'aye plus de soin, ny à quoy je voye le roy mon lils, tous les

> princes et seigneurs de son royaume, et gens de son conseil,

> plus enclins, cognoissant que delà despend le bien du royaume

> et service du roy mondit fils. »

Ce langage était tellement dépourvu de sincérité, que, dès le 24 juin, intervint, à Lyon, une déclaration royale qui renouvela la défense, formulée par une déclaration précédente, de célébrer le culte réformé dans tous les lieux où résiderait le souverain, aussi longtemps qu'y durerait sa résidence *.

Catherine n'en adressa pas moins, le 25 juillet, au cardinal de Châtillon, qui se trouvait alors auprès de l'amiral ^, les lignes suivantes *, dont le ton menaçant augmenta la défiance des deux frères : « Mon cousin, j'ay reçu vostre lettre par Sarra-

> gosse ^ répondant à laquelle je ne feray que répéter ce que je

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