Fontanon, rec. des ordonn. t. IV. p
3. Lettre du cardinal de Châtillon au niuréclial de Montmorency, datée de Châtillon, 24 juillet J56i. (Bibl. nal., mss. f. fr. vol. 3 071, f 45).
L Du Bouchet, hist., de la maison de Coligny, p. 415, 416. 5. < Nous attendons dedans un jour ou deulx Sarragosse, qui est allé à la > court, et par luy plus particulièrement toutes nouvelles desquelles vous
» vous ay dernièrement escrit, qui est que le roy, monsieur mon » fiis, et moy n'avons rien plus à cœur que Tentretennement
> de Tédict, et que tous ceux qui s'imprimeront ou feindront ]> croire autre chose sur ce de nostre intention nous feront con- ]» gnoistre qu'ils ayment le garbouil et sont marris du repos i> que nous avons tant travaillé et cherchons par tout moyen » à tant mieux establir en ce royaume; dont ils se peuvent aussi j> assurer qu'il ne rapporteront rien que la malle grâce de leur ^ prince, qui est, Dieu mercy, assez grand, assez fort, et encore ^ plus délibéré de s'en faire bien croire et obéyr; ayant cognu ^ Futilité et le bien qui en est venu : Vous priant, mon cousin, » tenir cela pour résolu, et ne vous lasser pas d'en rendre ciai-
> pables ceux qui en Seront en doubte; car telles suspicions j> sont tant combattues des effets de nostre bonne intention, que
> je voy tous les gens de bien s'en contenter : ainsi je veux
> croire que tous ceux qui font courir ces bruicts ont à grand
> desplaisir de voir le bien que nostre Seigneur a fait en cet
> endroit à ce royaume. >
Il y eut plus : le 4 août, à l'instigation de Catherine, fut publiée à Roussillon, sur la frontière de la Savoie, une nouvelle déclaration * défendant aux hauts justiciers d'admettre à la célébration du culte réformé, dans leurs demeures, comme précédemment, d'autres personnes que leurs vassaux; interdisant la tenue des synodes, ainsi que toutes cotisations et levées de deniers; enjoignant aux ecclésiastiques, aux religieux et aux religieuses, qui avaient quitté leur état, de le reprendre, et annulant les mariages contractés par les uns et les autres. A l'observation des dispositions arrêtées sur ces deux points étaient attachées les peines les plus sévères, et même, dans un cas particulier, la peine de mort.
> aurez vostre part. > (îiettre de Coligny au maréchal de Montmorency, datée de Ch&Ullon, 29 juillet 1564. Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 20509, f> 5).