Du Boucbet, HisU de la maison de Coligny, p< 1112 à ill
y> s'il plaît à Dieu, ils ont promis, passé et Accordé, et est 1(^ y> pacts et conventions ci-aprez déclarez, etc., etc. >
Aux énooeiations calmes et précises de l'acte authentique du 27 août 1564, se juxtaposent, dans la vivacité de leurs allures, les allégations, les récits, les commentaires passionnés des détracteurs de d'Andelot et d'Anne de Salm. En voici les principaux spécimens :
«; Vous avez entendu, mandait le cardinal Granvelle au ba* ïK ronde Boiwiller, le 28 août 1564 * , comme Andelot demanda
> d'entrer à Nancy, à IIII", Chevaulx, pour faire la cour à la » vefve du feu sieur d'Assonleville, avec laquelle il se vouldroit » marier, i
Le 30 août, le mariage avait eu lieu, car Jean d'Achey de Thoraise écrivait, ledit jour, au cardinal son beau-frère * : 1 M. d'Andelot a épousé, à une lieue près Nancy, la veuve de
> de M'. B. d'Aussonville, Le duc et le cardinal de Lorraine, n ainsi que M. de Guise n'en sont pas fort contens. Il ne fait ^ que aller et venir à Metz; ce qui fait craindre qu'il ne )> brasse quelque chose. Le prévost de Nancy a esté mis en 2> prison, pour savoir qui a pratiqué ce mariage, >
Le baron de Boiwiller, dans une dépêche du 4 septembre, donnaitau cardinal Granvelle^ les détails suivants : « touchant j^ la venue devant Nancy de M. d'Andelot, à cause de madame
> d'Auxonville, je tiens que vous aurez jà entendu que la chose
> a passé plus avant; car je tiens le mariage consumé et dépes- 1 ché comme est cy-après dict, encores que la dame soit esté y> exhortée et preschée tant par son alteze, la comtesse de Salm )) sa mère, que de messieurs les comtes, ses frères, pour ï> la divertir de l'oppinion où elle estoit au faict de ce raa- ]^ riage, qu'a esté, comme est à présupposer, quelque temps
' 1. Papiers d'État de Granvelle, t. Vm, p. 278.