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> aulm, de quelque qualité qu'il soyt. Madame, je vous supplie » ne vous troubler pour Tentreprise dudit cardinal et des » siens, car jemestray bon ordre, tant qu'ils seront dans mon » gouvernement, de les faire contenir en leurs limites. >
Contraint de plier, devant l'énergique attitude du maréchal de Montmoi^ency, le cardinal de Lorraine se garda bien de rester à proximité de la capitale. Tandis qu'il se rendait en Champagne et dans le pays messin, son frère, le duc d'Aumale, affecta de parcourir, avec un assez grand nombre de gens armés, les environs de Paris; jetant parla une sorte de défi au maréchal, et menaçant de susciter des troubles*
Ce fut alors que François de Montmorency invita l'amiral à quitter Châtillon, et à lui prêter son concours pour le maintien de Tordre, dans l'étendue du gouvernement de l'île de France.
Déférant aussitôt à l'appel de son cousin, Coligny arriva à Paris, le 22 janvier, avec une escorte de trois cents cavaliers.
Le maréchal de Montmorency s'empressa de convoquer un conseil, auquel assistèrent Claude-G^uffier de Boisy, grand écuyer de France, les présidents Christophle de Thou, René Baillet, Pierre Sèguier, Christophle de Harlay, et de Boistaillé, naguères ambassadeur à Venise. Il exposa les motifs qui l'avaient porté à réclamer la présence de l'amiral, et déclara qu'il s'agissait de délibérer en commun sur les moyens d'assurer le repos public, que compromettaient des rumeurs et des calomnies journellement répandues.
L'allocution du maréchal amena naturellement Coligny à prendre la parole. « Il y a longtemps, dit- il (*), que je scay » le bract que les meschans et malveillans font courir contre » moy, comme si j'avoîs délibéré de me saisir de ceste ville, » que personne n'ignore estre la force et la lumière de la > France, mais ces dessins sont propres à ceux qui s'attri-