février 1566. Bibl. nat. m»8, f fr. vol. 3 211, f
2. c Je sçay, madame, écrivait Calvin à Renée d« France, que vous aves esté
) comme une mère nourricière des povres fidèles deschassés, qui ne sçavoient
» où se retirer. Je sçay bien que princesse ne regardant que le monde auroit
» honte et prendroit quasi à injure qu'on appelast son chasteau ung hostel-Oieu.
> Mais je ne vous sçaurois faire plus grand honneur que de parler ainsy pour
> louer et recongnoistre l'humanité de laquelle vous avez usé envers les enfants
> de Dieu qui ont eu leur refuge à vous. > (Lettres franc, t. II, p. 514, 10 naai 1563.)
oncle le connétable et son frère Odet *, qui tous deux séjournèrent, quelque temps, sous son toit.
Bientôt s'offrit à lui l'occasion d'étendre son patronage sur Spifame, seigneur de Passy, à qui était intenté, à Genève, uû procès dds plus graves, sur la dénonciation de Jeanne d'Âlbret^. Cette princesse avait écrit à Th. de Bèze, en le priant de communiquer au conseil de la ville une lettre dans laquelle elle représentait Spifame comme un fourbe et un ambitieux qui cherchait à rentrer dans l'église romaine et intriguait pour obtenir l'évêché de Toul, comme un homme sans mœurs, comme un faussaire et un calomniateur. Spifame soutenait que son intention était d'administrer, en ministre du culte réforme, le diocèse de Toul, s'il en eût obtenu la direction; il repoussait l'accusation de calomnie; il avouait du reste, mais comme remontant à une date fort ancienne, certains faits d'inconduite et la fabrication de deux faux, à l'égard desquels il invoquait des circonstances propres à atténuer singulièrement sa culpabilité. Jeté en prison, le il mars, il fit appel à l'intervention de l'amiral, en l'entretenant principalement du grief tiré des démarches relatives à l'évêché de Toul.
Ce fut alors que Coligny écrivit, le 30 mars, au conseil de Genève' : « Magnifficques seigneurs, j'ay entendu que M- de. y> Passy estoit détenu prisonnier, pour raison de quelques choses » passées pour l'évesché de Toul ; et pour ce qu'il y a quely> que temps qu'il m'en escripvit une lettre, mesmes me sou-
1. LeUre de GharloUe de Laval à la duchesse de Ferrare, du 7 mars 1566 (Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 3 211, f» 72) : c Madame, s'en allant M. Malot vers > vous, je n'ay voulu faillir de vous escrire la présente pour vous advertir que » M. le connestable et messieurs le cardinal de Chastillon et admira! doyvent » arriver demain au soir icy, avec bonne compagnye. Je ne sçay point encore » quel séjour mondit sieur le connestable y fera, mais s'il vous plaist me com* » mander, je le vous feray entendre ci-après quand je l'auray sçeu.