Monluc. éd. de Ruble, t. V, p. Cl et suiv
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i> service du roy, commode et favorable à tous les subjets de ]j> sa majesté qui ontà voiageren cest endroict. Ce qu'il a, dès le » commencement, faict entendre au roy et à la royne, qui ne 3 le trouvèrent mauvais. Parquoy il a faict toutes diligences » pour se rendre prest à partir en cest équippaige : pour y par- » venir, a obligé et hypothéqué à plusieurs sa personne et y> tous ses biens. ^
Dans une lettre au roi, du 23 août. Biaise de Monluc ajoutait*: « Je m'en suis venu en ceste ville (Bordeaux) pour voirl'embar- "ù quement du capitaine Monluc, mon fils, lequel il faict auï> jourd'huy avec quatre roberges et une patache, qui vont à la ^ rame et à la voille et deux beaux navires, dans lesquelz il y a » sept ou huit cents hommes de guerre, sans les mariniers, ï> qu'il faict beau voir; car, sire, il y a bien trois censgeni> tilshommes, dont y en a une demye-douzaine qui sont de D meilleure maison que luy ne moy, qui luy font cest honneur j> d'aller soubz luy à ce voïage. Je ne vous sçaurais, sire, assez » remercier du congé qu'il vous a pieu luy octroyer. î>
Pierre-Bertrand de Monluc appareilla, et, après avoir essuyé en route une forte tempête, il s'approcha de Madère. Quelquesuns de ses gens, envoyés à terre pour y faire certains approvisionnements, furent attaqués et poursuivis par les insulaires. Outré de cet acte d'hostilité, commis en pleine paix, Monluc, à la tête de ses troupes, refoula vivement les agresseurs, et emporta d'assaut la ville; mais mortellement blessé, dans la dernière phase de l'action, il succomba au bout de peu de jours.
« Sa mort, dit de Thou \ rendit inutile son entreprise, dont 3) il y avoit lieu d'espéier un grand succès ^. Le roi de Portugal