‹ Gaspard de ColignyChapitre 174 sur 226 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2. Biblioth. de Genève. Mémoires sur les églises de France. Vol. i97.

j> j'ay tousjours eue Monsieur de Besze, je vous puys

y> dire en vérité et devant Dieu que, depuys le temps que je ]b vous ay pratiqué et congneu, je n'ay jamais eu aultre opi- » nion de vous sinon celle que l'on peult avoir d'un homme 3) qui chemine nettement en sa charge et vocation. Et encores y> que les hommes les plus parfaits ne sont pas exempts de » quelques passions et affections de la chair, si est-ce que )) jusques icy je n'en ay pa§ aperçu en vous desquelles je vous » vous voulusse taxer. Et quant il seroit aultrement, je vous y> dirois et manderois privement, vous priant de prendre tousy> jours d'aussy bonne part ce que je vous manderé, commey> je vous pry de faire le mesme en mon endroict, car Dieu juy> géra de quel zèle et esprit nous sommes poulcés. — Vostre » bien bon amy, Chastillon. »

La cause de la réforme, en France, perdit, dans le cours de l'année 1567, deux de ses principaux appuis, la comtesse de Roye et le prince de Portien. Leur mort plongea Coligny dans une profonde affliction.

Il avait été constamment pour sa sœur un ami dévoué; depuis trois ans, il avait redoublé de tendresse et de sollicilude à son égard, alors qu'il était lémoin des souffrances imposées à son cœur par la fin prématurée d'Éléonore, princesse de i Condé; souffrances sous le poids desquelles se déclara une 1 grave maladie. La comtesse de Roye, que soutinrent, jusqu'à l'heure suprême, les pieuses consolations de sa famille, termina en chrétienne résignée et confiante, une existence noblement remplie^'Au deuil de ceux qui la pleuraient purent, de nouveau, s'appliquer ces paroles prononcées, à l'occasion d'un deuil précédent, par sa fille, la comtesse de Larochefoucault * : a: De fait, y> ce n'est pas sans cause que Dieu prépare peu à peu les siens > à beaucoup de misères et calamitez : car par ce moyen ;il leur

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