‹ Gaspard de ColignyChapitre 181 sur 226 · D'Aubigné, hist, mwîv., 1. 1, liv. IV, chap. vu · texte numérisé non relu

D'Aubigné, hist, mwîv., 1. 1, liv. IV, chap. vu

» roy auprès de Claye, le prélat, craignant que tout s*enga- » geast dès là à une bataille, avoit pris un cheval d'Espagne, y> et de là le chemin de Château-Thierry, voulant, comme il y> disoit, aller haster un secours ; dont avint que sa trouppe fut ^ chargée par fort peu de gens, son bagage et sa vaisselle d*ar- » gent prise, et lui à grand' peine gagna Reims *. »

Les réformés, s'étant ralliés à Claye, y restèrent cinq jours. En attendant qu'il fût répondu à la requête remise au maréchal de Montmorency, dont ils pressentaient au sm^plus que les conclusions seraient repoussées par le roi, ils appelèrent à eux tous les hommes de guerre qui, en France, venaient, presque au même moment, de prendre les armes, et ils pressèrent les levées de troupes sur divers points du royaume.

Maîtres de Montereau-fault-Yonne, ils s'approchèrent de Paris, qu'ils voulaient investir, brûlèrent plusieurs moulins, dans le voisinage, et s'attachèrent à intercepter les principales voies de communication entre les provinces et la capitale.

Effrayée de l'énergie que déployaient Condé, Coligny et les autres chefs, la reine mère leur envoya une députation, chargée, en même temps qu'elle blâmerait leur prise d'armes, d'entrer avec eux en pourparlers. Pour écarter tout blâme, les confédérés s'appuyèrent sur les faits" et les motifs consignés dans leur dernière requête * . Ils ajoutèrent qu'ils suppliaient le roi de faire droit à leurs réclamations ; lui promettant que, dès qu'elles seraient accueillies et que l'exercice de leurs droits serait sérieusement garanti, ils renonceraient aux hostilités. •

Le 2 octobre, ils prirent position à Saint-Denis. Une nouvelle députation vint les y trouver, et leur communiqua un projet d'édit, ayant pour objet, selon elle, l'établissement d'une paix fondée sur l'équité et la raison. L'édît projeté était conçu en

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