‹ Gaspard de ColignyChapitre 182 sur 226 · Voir le texte de cette requête, à V appendice , n · texte numérisé non relu

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des termes tels, qu'il ne pouvait satisfaire les confédérés. Aussi, exprimèrent-ils le désir que le roi, pour dissiper leurs justes défiances et celles de leurs coreligionnaires, autorisât Condé et ses compagnons, qui déposeraient leurs armes, à se rendre auprès de sa personne, et à lui soumettre, avec tous les développements nécessaires, leurs demandes, tendant en substance, au renvoi immédiat des troupes étrangères, au châtiment des calomniateurs et fauteurs de désordres, au rétablissement de redit qui consacrait la liberté religieuse, à la diminution des impôts démesurément accrus, à l'attribution des dignités, bonneui*s et fonctions, sans distinction de culte, enfin, à la convo* cation d'une assemblée des États du royaume *.

Au seul énoncé de ces demandes, qu'elle taxait d'attaques indirectement dirigées contre son autorité souveraine, Catherine éclata de colère; et, dans la violence de ses récriminations et de ses menaces, associant, plus étroitement que par le passé, le roi et la cour à la haine qu'elle portait aux réformés, elle rompit brusquement les négociations, et poussa à la guerre.

A son instigation, le roi signa, le 7 octobre, l'ordre suivant, dont la notification devait être faite par des hérauts d'armes*:

« De par le roy. — Comme il ne soit permis à autre qu'à y> nous seul de faire assembler en nostre royaume et hors 3> d'icelluy gens ou autrement, ny faire convocation du peuple, D levées de deniers, proclamations et publications de lettres y> et papiers concernant Testât de nostre royaume et obéissance T> deue à nostre Majesté souveraine, seule et non communi- » cable à autre de nos subjectz, en quelques estatz et dignitez » qu'ils soyent, qui ne peuvent et ne doivent obéir à autre que y> nous mesmes, ceux qui nous sont plus proches du sang et

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