Bibl. nal. mss. f. fr. vol
2. Voyez ses lettres au prince de Portien et à Renée de France. (Bibl. nat. mss.i f. fr. vol. 3196,3 218).
3. Lettre du 4 janvier 1568 au maréchal de Vieilleville. Bibl. nal. mss. f. fr. \ vol. ioTM. \
i. Lettre du 13 février 1568. Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 15 544, f» 292.
]^ mauvais conseils qui, à mon regret, s'effectuent journelle- > ment, sçaichant bien qu'il esl bien délibéré de ne se laisser >esmouvoir ny employer à aultre effect; parquoy je ne luy i> ay pu reffuser la license comme à ung jeune prince chrestien j^ sur une telle intention chrestienne \ »
Les senliments dont étaient animés l'Electeur et son fils à regard des réformés français se révèlent plus particulièrement dans une protestation mémorable que Frédéric III rédigea, le 6 décembre 4567*. Ce document témoigne delà ferme attitude que surent conserver vis-à-vis de l'Empereur, Frédéric et Casimir, alors qu'une politique étroite et partiale leur reprochait de secourir leurs coreligionnaires français. Ces deux princes avouent sans détour leur sympathie pour des chrétiens, op-
1. La chaleureuse sympathie de Frédéric III pour ses coreligionnaires de France, et surtout pour Coligny, éclate dans sa vaste correspondance, et se reflète dans son testament. En publiant Tune et l'autre, et en enrichissant sa double publication de notes substantielles, le savant et judicieux M. Kluckhohn a élevé un monument durable à la mémoire du prince Électeur. (Voy. 1^ Briefe Friederichs des Frommen, Kurfursten der pfalz, 1868, 3 vol. in-S». — ^^ Das testament Friedrichs des Frommen, von A. Kluckhohn, in-i'»). — On peut consulter sur Frédéric III : !<* Le Laboureur, addit. aux mém. de Castehiau, t. I, p. 538 à 542. — 2* les mémoires de Condé, passim; — 3® Brantôme, éd. L. Lai. t. I, p. 313; 4® Baum, Th. de Beze, append. — 5* Archiv. de Stuttgart, Frankreich, 16, n<» 40; — 6* en Angleterre, {Calend. qf State papers foveign. séries, ann. 1560, 1562, 1563, 1567, 1568) ; — 7" A Genève, archiv. municip. nM753; — 8^ en France, Bibl. nat. mss. fonds français, vol. 2 812, 3 193, 3196, 3 216, 3 314, 3 318, 6619, 15 544, et fonds Colbert, vol. 397. — Les lettres adressées par Coligny, d'Andelot Condé et autres à Frédéric III prouvent en quelle haute estime ils tenaient ce prince, dont Hotman, de son côté, (dédicace de la franco-gallia) caractérisait le sage gouvernement, en ces termes •' c II y a, ce croy-je, seize ans, prince très illustre, que Dieu a mis une bonne
> partie de la coste du Rhin sous le pouvoir et sauvegarde de votre Excellence
> et depuis ce temps là on ne saurait croire ni sufGsammcnt exprimer en quel
> repos et tranquillité on a vescu en tous les pays de vostre obéyssance, res- » semblant proprement à une bonace riante de la mer plate et tranquille, où il
> ne souffle aucun vent que doux et gracieux : tant toutes choses y ont tousjours
> esté, moyennant vostre sage prévoyance, paisibles, saintement et religieu-
> sèment ordonnées. >
2. Voir à V appendice y n» 34, le texte complet de cette protestation.
primés, et leur ardeur à seconder les légitimes efforts tentés en faveur de la liberté religieuse; ils démontrent péremptoirement que leur intervention dans les affaires de France ne porte aucune atteinte aux relations qu'ils soutiennent avec Teoipire; et leur langage est celui d'hommes de cœur qui revendiquent avec une noble indépendance le maintien de droits pereonnels, qu'ils n'entendent au surplus exercer sans entraves, que pour mieux accomplir un grand devoir de conscience et de charité chrétienne.
Il importa de ne pas perdre de vue. que l'Électeur palatin, avant de consentir au départ de son fils pour la France, avait voulu être positivement fixé sur l'état exact des hommes et des choses dans ce pays. Vinceslas Zuliger, l'un de ses ministres, qu'il y avait envoyé,lui rendit fidèlement compte de ce qu'il avait vu, tant, à la cour qu'à l'armée de Louis de Bourbon. Ainsi renseigné, Frédéric III sut se dégager des liens dans lesquels Rochetel, évêque de Reims et de Lansac, ambassadeur du roi de France, avaient tenté de l'enserrer, et il laissa partir le duc Casimir,à la tête d'un corps de troupes,en disant alors, entre autres choses, à l'Empereur, dans sa protestation * :
c Le prince de Condé, l'admirai, et des aultres, se sont dé- 3 clarés au comte palatin et l'ont faict entendre l'entreprise à
> rencontre d'eulx, et en quel danger ilz sont, avec beaucoup » de chrestiens de France, sur cela assurant qu'ils n'estoient » délibérez d'accorder ou passer aultres choses sinon les conj> tenuz de Tédict de pacification, dont ledict comte palatin n'a :» sçeu avoir aulcune mauvaise appréhension ou opinion du 3 prince de Condé n'y aultres grands seigneurs desquelz,coflMie » dict est, aulcuns sont du sang royal et pourveuz des plus
> grands estatz,personnes honorables et de bonne conversation 1 et vie, que ceux-là aient jamais pensé à aulcune rébellion, :& moins tâché de prendre les armes contre leur propre parent,