‹ Gaspard de ColignyChapitre 207 sur 226 · Mém. de Cl. Ilatton: t. I, p · texte numérisé non relu

Mém. de Cl. Ilatton: t. I, p

â. Lettre aux magistrats de Berne {Archives de Berne. Frankrcicli, vol. 2). 3. Lettre aux magistrats de Berne {Archives de Berne. Frankrcich, vol. 2). i. Mém. de Condéy t. Il, p. 60, 67, 70, 76, 83, 84.

]» deffaire l'armée du prince dePorcyan, qui a pensé prendre sainte HenehonM » mais il a esté repoulsé ; et à ce que j'^ntens, il ne pourra soustenir. 11 afmt

> mis quelques gens à Bar-siu*-Seine, qui ont esté taillez en pièces. — 16 sep-

> tembre. Le s' de Vendôme m'a faict entendre que le conte de Senifga » (Antoine de Groy) a?oit esté contraint de se retirer avec grande perte de

> ses gens, et s'estoit rendu dedans le chas tel de Porcian où Ton le voaloit » assiéger. >

Le prince de Portien se retira, en dernier lieu, dans son châteaa de Montcornet, où il rallia les troupes réformées de la Champagne ; et il en forma nn petit corps, dont il confia le commandement à un gentilhomme nommé Semide S et il partit pour se rendre à Strasbourg, au-devant de d'Andelot.

Voici, dans ses parties principales, le texte des pouvoirs conférés à la comtesse deRojre,

par les chefs réformée, le 18 décembre 1562.

{Archives de Stuttgart, Frankreich. B. 16, n. 73.)

c A haulte et puissante dame Magdalaine de Mailly, dame de Roye,.sahit

> et dilection!.... Gomme nous puissions prévoir, à nostre grand regret, que » la guerre par nous entreprise pour le service de Dieu, du roy nostre souvei rain seigneur, et pour le bien public de ce royaume, est pour prendre long

> traict, et que, à ceste cause, pour fournir aux grands frais qu'il nous coni vient faire et soustenir pour icelle entretenir et continuer jusques à ce que le i plaisir de Dieu sera nous en donner Theureuse yssue que nous prétendons

> nous ayons besoiug de faire et assembler le meilleur fonds de deniers i qu'il nous sera possible, lequel est le vray nerf de la guerre, et que entr'an- » très endl*oict2 desquels nous ont esté faictes offres de nous subvenir et aider I libéralement, vous nous ayés faict entendre que, au pays d'Allemaigne, I auquel vous estes de présent, vous seriez tellement employée pour nons

> moyenner tel secours d'argent que vous ayez trouvé aulcuns princes demi'

> nants et aultres notables personnages, lesquels, menez d'un bon zèle et » affection envers une si sainte entreprise comme est celie-cy, à laquelle nous

> avons dévoué nos biens et personnes, vous ont déclairé qu'ils sont coBtens

> nousayder et accommoder par prest de bonnes et grandes sommes de deniers,

> en leur estant par vous pour nous et en nostre nom pourveu de bonnes et y suffisantes seuretez d'estre bien satisfaictz et remboursés aux termes et coor

1. Voyez De Bèze, hist. ecel., t. II, p. d9i) -*- Uaag, France prot. v*" SémidaeC Meaut (Louis de).

> ditions et par les moyens que vous, en vostre dict nom, aurez convenu et

> accordé avec eux ; auquel party, après avoir esté consulté et deslibéré entre » nous, il nous auroit semblé bon d'entendre; pour ce est-il que^ous et cba-

> cuQ de nous, tant en général que en particulier, vous avons constituée

> commise et depputée, constituons, commettons et depputons par ces présen- 1 tes, pour traicter, convenir et accorder pour nous et en nostre nom avecques » tous et chacun de ceulx lesquelz vous aurez trouvés avoir intention de nous 3 accommoder par prest d'argent des parties et sommes de deniers qu'ils nous

> fourniront et pre^teront, des voies, conditions et moyens de leur en faire le » remboursement et leur en passer telles recognoissances, obligations et seu- » retez que vous adviserez bon estre, et généralement, en ceste affaire, vous » employer tout ainsi que nous ferions et pourrions faire nous mesmes en pré- 9 sence. De ce faire nous vous avons donné et donnons toute puissance, auto- 1 rite, commission et mandement spécial, et de pouvoir substituer et commectre » à traicter et accorder ce que dessus, en vostre absence, tel ou telz que bon

> vous semblera; promettons en bonne foy et parolle de vérité avoir pour

> aggréable, garder, entretenir, ratifier et approuver tout ce qui par vous ou

> aultres de par vous commis et substitués aura esté accordé, £suct et passé en

> l'affaire susdicte ; et toutes et chacunes les parties et sommes de deniers

> ainsi par vous prises et reçues ou par aultres ayant tel pouvoir de vous, bien 1 et loyalement rendre et payer ou faire rendre et payer, selon et en la forme

> et manière que par vous ou iceulx ayant pouvoir de vous aura esté accordé

> et convenu; et ce, soubz obligation de tous et chacuùs noz biens, tant 1 meubles que immeubles, présents et advenir, etc., etc. »

Estraît d'un mémoire lecret annexé à une lettre écrite, le 28 mars 1563, parle cardinal

de Sainte-Croix au cardinal Borromée.

(Âymon, Recueil des synodes, t. I, p. 227 et suiv.)

c Si la reine se conduit d'une manière conforme à ce qu'elle dit, et selon 9 qu'il est convenable, on pourra sans doute beaucoup mieux châtier ces gens-

> là quand Us seront désarmés et dispersés, outre qu'il est fort expédient de

> les décréditer auprès des Anglais et Allemands.

c Sa Majesté n'a plus maintenant Navarre, qui lui donnait des sv^ets de

> crainte, ni aucun autre personnage contre lequel elle porte sa haine si loin 3 que de s'écarter de son but pour éviter qu'il ne devienne trop puissant ;

> c'est pourquoi elle pacifiera toutes choses en peu d'heures quand il lui

> plaira ; mais s'il arrive autrement, je ne vois pas qu'il y ait dans ce royauaie

> des g0QS capables de le bien diriger.

c Le connétable est non seulement décrépit, mais seul; et quand il serait 1 aidé par quelques-uns contre le parti des ennemis, on voit que jusqu'à pré-

> sent ils en ont agi d'une telle manière, qu'il y a sujet de craindre qu'ils 1 en usent de même à l'avenir ; c'est pourquoi il faudrait penser à ce qu'on f doit faire, avant que le mal devienne plus grand.

( Le sentiment de plusieurs et même de tout le monde est que cet aecori » qu'on vient de faire ne saurait durer, et que dans trois ou quatre mois nous

> serons en plus mauvais état qu'auparavant, attendu que s'étant fait beauconp » de saccagemens et de meurtres, les intéressés ne voudront pas facilement les » pardonner ni en abolir la mémoire, sans qu'on leur en fasse des réparations; ) outre que deux religions dans un même royaume sont toujours la source de 1 quelque désordre et sédition : étant d'ailleurs très évident que ceux de Paris, ) de Toulouse et de la plupart des autres villes de ce royaume prennent les ) choses d'un si mauvais, côté, quHl ne semble pas que ce nouvel accommodent ment puisse avoir son effet,

c Ceux de la Bourgogne ont envoyé dire qu'ils ne veulent point de prédica-

> tions, ni que les huguenots retournent dans ce pays-là et que, lorsqu'ils ren- » dirent leurs hommages au roi, Sa Majesté leur promit de les maintenir dans » leur religion; que s'il pense de faire quelque chose au contraire, ils n'assureut » plus Sa Majesté que cette province ne changera pas de maistre : et attenda » qu'elle est sur les ponfms de la Flandre, on entend fort bien ce qu'ils veulent » dure, et l'on croit même que quelques îiutres provinces tiendront le même

> langage.

€ Le connétable fait voir que la nécessité a obligé la cour de signer cet

> accord tel quHl est, mais qu*on y remédiera dans la suite, et il ne parle qu'à

> demi-mot, en telle sorte qu'il semble avoir d'autres pensées qu'il ne veut pas » expliquer.

c Lui ayant dit moi-même que ces conventions paraissent n'avoir été faîtes » que pour avoir le temps d'instruire le roi dans la nouvelle religion, en attendant

> qu'il soit hors de l'âge de minorité, il me répondit qu'il s'agissait en cela des

> biens et de la vie de tous les Français, et que, par conséquent, je devais croire 1 qu'on n'avait pas cette pensée. C'est de quoi il m'assura fortement, en me di- » sant que je l'écrivisse de sa part à Sa Sainteté ; que je lui fisse entendre qu'on f donneroit une bonne éducation au To\,que tout irait bien parce qu'on châtie- » rait, un jour, ceux qui avaient causé la ruine de ses états; que pour lui, il » ne pense uniquement et n'a désormais autre chose à faire qu'à servir Dieo et » le pape en tout ce qu'il pourra. 11 ne dit point cela dans la vue d'obtenir des

> charges ou des bénéfices, parce qu'il ne cherche pas ses intérêts propres, » témoignant au contraire qu'il n'a pas de plus grand remords de conscience que

> celui d'avoir demandé quelques faveurs à Sa Sainteté pour le cardinal de Chà- » tillon, et qu'à l'avenir il veut faire paraître les bonnes intentions qu'il a pour

> la religion catholique. »

GiCft

Charles de Téligny et sa famille.

Quelques mots d'abord sur deux des ascendants de Charles de Téligny. Son aïeul paternel, François de Téligny, sénéchal de Rouergue et de Beau- Caire, a laissé dans Thistoire un nom recommandable. c Ce M. de Téligny, dit

> Brantôme S fut, en son temps, estimé et réputé pour un très sage chevalier et

> bon capitaine, et qui servit bien ses roys deçà et delà les montz. Il fut gou- 3 verneur pour quelque temps de Testât de Milan Il se comporta en ceste

> charge si sagement et modestement, qu'il n'y perdit pas un seul poulce de 1 terre, mais très bien garda ce qu'on lui avoit donné en charge, et si contenta 3 tout le peuple delà et ne leur donna jamais subject de révolte. Lorsque

> M. de Nemours vint secourir Bresse (Brescia), et, qu'en chemin, J.-P. Daillon, 1 général, fut deffaict, il menoit les coureurs avec M. de Bayard qui avoit a

> Oebvre ^ et tous deux firent la charge si furieusement qu'ils esbranlarent le

> reste dont le gros eut bon marché. 11 garda aussi très bien Thérouanne d'un Y siège de neuf sepmaines, y estant lieutenant du roy Louis XII, là où se donna 1 la journée des éperons *. Enfin ce M de Téligny, assez aagé, vint mourir en

> Picardie, en une charge qu'il fit contre les ennemis, où nul n'y fut blessé ny j tué queluy seul,afin que ceste rencontre fùst remarquée et signalée seulemetii

> par la blessure et la mort d'un si bon capitaine ; car pour autre chose ne pou-

> voit-elle pas estre, pour rencontre si légère et petite. 9

Il s'agit là d'une circonstance de beaucoup antérieure au siège de Saint- Quentin, en 1557, lors duquel succomba, après ayoir été grièvement blessé dans une sortie, un officier du nom de Téligny. Cet officier était, non pas, conmie on Ta prétendu à tort *, François de Téligny, de qui il vient d'être parlé, mais bien Charles de Téligny, chevalier, seigneur de La Salle, sous-lieutenant de la com-

i.Édit.L.Lal.yi.y, p. 418.

2. Chronique deBayart, par le loyal serviteur, chap. XLIX, ana. 1512.

3. Chronique de Bayart, par le loyal serviteur, chap. LVII : • pour îcelle garae » ostoient commis deux gaillards et hardis gentilshommes, Tung le seigneur de Téli- » gny, seneschal de Rouergue, cappitaine saige et asseuré, et uog autre dn pays mesme, » appelé le seigneur de Pont-de-Rémy. »

4. Le Laboureur, addit atix mém, de Casteînau, in-f , t. Il, p. 578. ~ Sandraz de Courtilz, Vie de Coligny, Cologne, 1686, p. 176.

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