II
pagnie du Dauphin ^. Il servait sous les ordres du glorieux défenseur de la place assiégée, et il fut assisté par lui à ses derniers moments >.
De l'union de François de Téligny avec Charlotte de la Haye naquirent une fille, Renée de Téligny, qui épousa, le 11 août 1542, Jean du Plessis, chevalier, wigneur de La Parine s, et un fils, Louis, sieur de Téligny, de Lierville et da Chastelier, qui entra de bonne heure dans la carrière militaire, se distingua, en 1544, à lacamisade de Boulogne *, et devint guidon du duc d'Orléans.
Par son mariage avec Arétuse Vernon, fille de Raoul Vernon, sieur de Montreuil-Bonnin, grand fauconnier de France, et d'Anne Gouffier, Louis de Téligny s'allia aux maisons de Montmorency, de Châtillon,de Condé,elde Larochefoucanld. En effet, Anne Gouffier était fille de Philippe de Montmorency, femme de Guillaume Gouffier, laquelle avait pour nièce Louise de Montmorency, maréchale de Châlillon, mère de la comtesse de Roye, d'Odet, de Gaspard, et de François de Coligny, et aïeule d'Éléonore de Roye, princesse de Coudé, ainsi que de Charlotte de Roye, comtesse de Larochefoucauld «. Louis de Téligny devint ainsi cousin par alliance de la maréchale, de ses enfants et petits-enfants, dont Arétuse Vernon était la propre cousine.
La carrière qu*avait embrassée Louis de Téligny ne fut que trop tôt entravée par une gêne pécuniaire dans laquelle l'entraîna une générosité mal entendue ; jêne que l'âprelé de ses créanciers transforma finalement en une situation désastreuse, dont il supporta les rigueurs avec constance et dignité. < Ce fort hon- » nesle gentilhomme de fils raconte, à ce sujet, Brantôme s, imita le père en va- » leur et sagesse; et pour estre tel, il fut en ses jeunes ans guidon de feu » M*"* d'Orléans; dont il s'en acquitta si dignement que, pour se faire parestre V en ceste charge, s'enfonça si fort en de si grande debtes, comme sont coostn* » iiiiers les jeunes gens, que ses créditeurs le poursuivant estrangement, fui » contraint d'abandonner la France et se retirer à Venise, où de mon temps, je
1. Telles sont les qualifications qu'attribue à Charles de Téligny le P. Anselme {filst. gén. et chron. t. lll, p. 613), en ajoutant que ce môme Téligny, eut pour femme Marie de Bassa, ve\ive de René de Laval. — Les diverses personnes qui, dans le cours du xvi* siècle, ont porté le nom de Téligny, sont mentionnées par le P. Anselme, aux t. m, p. GiO, 643, 615; IV, p. 719; YI, p, 786; et VU, p. 13 et 153, de son ouvrage.
2. Voyez ce que rapporte, à cet égard, G. de Coligny, dans le récit qu'il a laissé du sii'gc de Saint-Quentin, et que nous avons reproduit dans le t. I"" du présent ouvrage. — Voyez aussi les vies des hommes illustres de la France, t. XIV, p. 133 à 137. — 11 «existe : 1" une lettre du 23 septembre 1555, adressée au connétable par Charles de Téligny, sous-lieutenant de la compagnie du Dauphin (Bib. nat. mss. f. fr. voL 3 155, f^ 72) et 2* deux lettres de l'amiral à Béquincourt et à de Humières, des 3 janvier 1549 et 27 avril 1557 (Bibl. nat. .mss. f. fr. vol. 3 128, fo 2t, et vol. 3144, fo 7) dans lesquelles il parle de Charles de Téligny.