Bkt. ecd., U U, p, 10, H
1 < Innocent Tripier, sieur de Monterud, lieutenant au gouvernemeoA d'Or- > léiBA, en Tateesce de M. le prince de La Roche-sur- Yon. > (Bèze, HiH. eccl,, l- 11, P, 8.)
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j> part qu'aucun trouble ne s'esmeust en la ville, et que tout se j> comporlasl selon l'édict publié le jour précédent, et que au > surplus il advertiroit aussi sa majesté de toutes choses. Finalei> ment d'Estrée se présenta ainsi que le prince se vouloit mettre 3> à table, lequel se voyant arrivé trop tard pour cela qu'il vôu- ]o loit faire, s'en retourna le mesme jour avec lettres du prince » à la royne, contenans les justes causes de son arrivée et toute D son intention. »
Catherine envoya aussitôt de Chémeaux sommer Condé, Coligny et les autres chefs réunis à Orléans de mettre bas les armes * . De Chémeaux ayant échoué dans sa démarche, Catherine la fit renouveler, le 6 avril, par l'évêque de Valence, qui ne réussit pas mieux, en ce sens du moins qu'à la sommation de quitter Orléans Condé répondit par la proposition d'une simple entrevue, dans cette ville, avec la reine-mère, si elle consentait à s'y rendre, proposition à laquelle, paraît-il, cette princesse accéda, mais sans qu'il lui fût permis de donner suite à l'adhésion qu'elle avait exprimée* .
Le cardinal de Châtillon, dont elle avait réclamé les bons offices auprès de Coligny, de d'Andelot et de Condé ^lui adressa,
i, Throckmorton to Ihe queen, 10 avril 1562 (Calend. of State pap, foreign),
2. € Theking sent Ihe bishop of Valence on the 6^ insl. to Orléans, lo per- » suade Ihe prince toleave the town. Tbis commission was given him, he beiug » in great crédit with Ihe prince and admirai, and repuled a favourer of iheir » religion. Afler Ihey had conferred with the bishop, he bad no désire to re-
> tum lo the court, but to stay at Orléans, or he found himself so ill disposed
> as notto be able to retura.Tbereupon he sent to the king that if the queen mo-
> ther would come from Paris towards Orléans, he would meather atsuch place
> as she could appoint, and briug the admirai and d'Andelot with him, provided
> hostages were given into Orléans, for them namely the princes of Navarre » and Joinville and M. Damville, the constable's son. The queen mother ac-
> cepted the offer, but the king of Navarre, the duke of Guise and the cons- » table would not accord thereto, so the said queen could not accomplish the » journey. > (Throckmorton to the queen, iO avril ibO'È, Calend. of State pap foreign.)
3. Voy. Lettre de Catherine de Médecis au cardinal de Châtillon (Mém. de Condé, t. m, p. 216 à 219).
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-elle 7 avril, une lettre par laquelle il se référait à la réponse que révoque de Valence avait dû transmettre de la part du prince* . La médiation du cardinal de Châtillon, employée quelquefois encore par Catherine dans le cours de Tannée 1562 *, eut toujours un caractère purement officieux. En l'exerçant avec une scrupuleuse délicatesse, Odet s'honora, tant comme sujet investi de la confiance royale, que comme digne membre de l'une des premières familles de France. Cette médiation cessa naturellement le jour où ses convictions religieuses et politiques le portèrent à sortir de la neutralité dans laquelle il avait cru devoir se renfermer momentanément, et à embrasser la cause que servaient ses frères et ses neveux.
Coligny, en attendant que vint ce jour, qu'il appelait de ses vœux, mesurait de sang-froid, à Orléans, l'étendue des devoirs que lui imposaient les événements contemporains et celle du concours que pourraient lui pister des hommes dévoués.
En ce qui concernait ces derniers, il se trouvait, dès les premiers jours de son arrivée, placé dans un milieu sympathique à sa personne en même temps qu'à la cause dont il était le plus noble soutien. En effet, les hommes qu'il voyait se ranger autour de lui et de Condé, comme unissant à l'ardeur du zèle religieux les qualités de chefs militaires éprouvés, étaient ; d'Andelot,ce frère chéri, cet autre lui-même, si glorieusement associé à ses héroïques efforts dans la défense de Saint-Quentin; Soubize, cet intime ami, ce fidèle compagnon d'armes, qui, huit ans auparavant, montant avec lui à l'assaut des fortifications de Dinan, y avait, comme lui, été blessé^ ; de Larochefoucauld, non moins aimé que Condé, à titre de neveu, et qui, comme ce prince, s'était signalé par sa bravoure sous les murs de Saint- Quentin; de Mouy, Jean de Rohan, de Piennes, Yvoy, d'Es-