Mém. sur la TÎe de Soubize, p
~ 62 — ternay, de Canny, de Morvilliers, Genlis; tons recommandables par leurs antécédents* .
A côté de ces hommes d'élite, et aussi attachés qu'eux à la religion réformée, figuraient de jeunes seigneurs dont l'anniral protégeait les débuts dans la canière des armes en étendant sur eux une sollicitude paternelle : Antoine de Croï, prince de Portien, de Lanoue, Téligny.
A ces divers représentants de la noblesse et de la profession militaire s'ajoutaient ceux du ministère évangélique : Th. de Bèze, Chandieu, et leurs nombreux collègues venus de Paris et des provinces; puis, enfin, l'un des représentants les plus distingués de la science du droit, le jurisconsulte et publieiste Hotman.
C'était déjà beaucoup, sans doute, pour Coligny que de panvoir compter sur le dévouement et la coopération de tels hommes; mais le plus ferme appui spr lequel il lui fût donné de se reposer était celui que lui offrait toujours le cœur de son héroïque compagne. Ne voulant laisser ni Charlotte de Laval, ni ses enfans dans l'isolement, sans protection, au château de Châlillon-sur-Loing, où elle et eux eussent été trop exposés, il assura leur acheminement de cette résidence k Orléans et eut la joie de les y accueillir.
Bientôt sa nièce, la princesse de Condé, après avoir couru les plus grands dangers, arriva aussi à Orléans.
Le jour même où Louis de Bourbon avait quitté Meaux et s'était dirigé vers la Loire, Éléonore de Roye était partie pour son château de Muret. Elle était « accompagnée du marquis » de Conty, son fils aisné, âgé pour lors de huit à neuf ans seu- :» lement, avec ses femmes et bien peu d'autre train.* y> C'est assez dire qu'elle et son faible entourage se trouvaient livrés