Ed. L. Lai., t. IV, p
7.JfmoirM de Testât de France sous Charles IX, in-8«, Middelbourg^1576, t.ï, p. 6.
8. De furoribus Gallicis, etc., etc., in-4% Edeinburgi, 1573, p, 42 : c Thel-
> lignius , adolescens summâ spe et animi et ingenii prseditus, clii rex
> multos jàm annps tantam benevolentiam et yuUu et verbis ostenderat, u
> nemo apud eum gratiosior haberetur. >
Quant à l'ainbassadeur de Toscane, Petrucci, ayant soutenu, à la cour de France, des relations personnelles avec Charles de Téligtiy, il caractérise en termes saisissants les liens qui l'unissaient étroitement à son second père, en disant : c Téligny est Tâme de l'amiral *. »
Dévoué, comme il l'était, à son bienfaiteur, Charles de Téligny ne pouvait manquer de le suivre dans la carrière de luttes et de périls qu'inaugura pour lui la première des guerres dites de religion. Aussi se trouvait-il, nous l'avons dit, auprès de l'amiral dans les murs d'Orléans, dès le début du mois d'avril 1562.
Ce fut alors que, sur l'indication de Coligny, Condé envoya Téligny en mission vers le duc de Savoie, à la cour duquel il avait déjà séjourné l'année précédente ^. Le prince adressa, d'Orléans, le 12 avril, au duc la lettre suivante^ :
c Monsieur, pour ce que je ne doubte point que ne soiez de
> ceste heure adverty du piteux estât erf quoy les troubles ont
> réduit ce roïaume, je n'ay point voulu faillir vous faire en- 3> tendre la vérité des occasions affm de lever toutes les excuses
> que ceux qui en sont cause pourraient prendre, qui est que » l'ambition de ceux qui ont tousjours voulu dominer a esté si
. 3> grande qu'ilz ont bien osé machiner d'oster l'autorité à la » royne, que les princes du sang et les estats de France luy on » méritoirement defféré. Ce que moy ne tous les plus grans » seigneurs et gentilshommes de ce roïaume ne pouvans souf-
> frir ne comporter, avons esté contrainctzde prendre les armes,
l.Négoc. diplom. de la France avec la Toscane, in-4% t. HI, p. 648. Dépêche adressée de Paris par Petrucci à François de Médicis, le 8 mars 1571 : € Téligny è Fanima delF Amrairaglio. i
2. La présence de Téligny, vers le mois de février 1561, à la cour de Marguerite et de Philibert-Emmanuel, est attestée par une lettre de ce prince au connétable de Montmorency, du 20 février 1561 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3194, f> 138), et par une autre lettre que le cardinal de Ghâtillon adressa à ce même prince le 3 mars suivant (Torino Archivio générale del regno).