Voy. Appendice, n
à celles qu'ils adressaient à divers princes d'Allemagne et à la cour d'Angleterre.
Tandis que les agents des chefs réformés s'acquittaient de leur mandat en Allemagne, en Angleteri'e, en Savoie et en Suisse, les triumvirs et Antoine de Bourbon, soit sous le nom du roi, soil en leur nom personnel, cherchaient, par Tintennè- i diaire de représentants attitrés, ou par voie de correspondance directe, un appui dans ces mêmes contrées, et, de plus, eni Espagne et en Italie. ^
Quelque soin qu'ils prissent de faire déclarer par le roi et par la reine-mère que tous deux, libres de leurs personnes, exar- ^^nt sans entraves le pouvoir souverain dont ils étaient investis, la dépendance du fils et de la mère n'en était pas moins réelle. Catherine, en particulier, subissait tellement le joug des chefs 4u parti cathohque, qu'elle se laissait couvrir de leur insolent patronage pour être réhabilitée aux yeux de Philippe IL
Rien de plus significatif, à cet égard, que la lettre suivante, adressée à ce monarque par les triumvirs et par Antoine de Bourbon * : c Sire, sçachant de long temps le bon zelle et sin-. 1 gulière afifection que vous avez à la conservation de nostre 1 bonne et saincte religion catholique, nous avons, avec la
> permission du roj et de la reyne, pris la hardiesse de pré-
> senter ce mot de lettre à votre majesté pour lui faire en- ) tendre que, nous aiant ladicte dame, ces jours passez, faict
> assembler en bonne et grande compaignie, sa majesté nous
> a faict si ample et ouverte déclaration de l'extrême déplaisir
> qu'elle ha des troubles qu'elle veoit en ce royaulme pour le ) faict de la religion, et combien elle désire par tous bons offices
> d'y pourvoir et emploier pour cest efiFect toutes ses forces,
> que nous vous pouvons asseurer, sire, que par le moïen du
> bon oindre qu'elle y a desjà donné et Tasseurance que nous