Voy. Appendice, n
4. c II est à noter pour jamais, que, tant qu'on a fait mourir les réformés sous » la forme de la justice, quelque inique et quelque cruelle qu'elle fût, ils ont » tendu les gor^ et n'ont point eu de mains ; mais quand l'autorité publique,
> le magistrat , lassé des feux , a jeté le couteau aux mains des peuples et,. ) par les tumultes et grands massacres de France, a ôté le yisage vénérable
> de la justice et fait mourir, aux sons des trompettes et des tambours le Toisifl
> par son voisin, qui a pu défendre aux misérables d'opposer le bras au bras,
> le fer au fer, et de prendre d'une fureur sans justice la contagion d'une juste
> fureur? > (d'Aubigné, Hist. univ., t. III, liv. V. ch. II.
du nombre, soit de Féoergi^En peu de temps, Blois, Tours, le Mans, Rouen, le Haine, Dieppe, Caen, Poitiers, Bourges, Lyon et d'autres places encore tombèrent en leur pouvoir ^. Du centre de la France, le mouvement se propagea dans des directions diverses, et principalement au sein des provinces du midi, en Gascogne, en Languedoc, en Provence, en Dauphiné.
De tous ces points du territoire, plus ou moins reliés les uns aux autres par d'actifs efforts de communication, les regards se portaient sur Orléans, comme sur le foyer principal de la résistance opposée am^ agressions des ennemis de la religion évangélique et de la royauté.
Ceux-ci, dans l'espoir de faire tomber cette résistance, eurent recours à des expédients auxquels la réunion des chefs réformés ne se laissa pas prendre.
Us avaient commencé par faire 4 publier et enregistrer à la
> cour de parlement, le 9 avril, des lettres par lesquelles ils
> faisaient déclarer au roy que le bruit de sa captivité était une
> fausse et mensongère calomnie.*.; estans venus le roy et la
> royne de leur plein gré à Paris et y estans en telle liberté ji> qu'ils pouvaient désirer* ]>.
Le 14 du même mois, ils firent présenter au parlement de Paris, par les deux grands adversaires de l'édit de janvier, François de Lorraine et Anne de Montmorency, une déclaration royale du 11 qui, laissant subsister l'exercice public de la nouvelle religion dan$ les lieux où il était établi, le proscrivait expressément de Paris et de sa banlieue, sous le prétexte qu'il
1. c Voylà donc la religion si haussée, si bien relevée et fortiffîée, qu*à ceste
> prise des armes première, tout à coup quasi toutes les meilleures villes de
> France furent surprises par ceulx de la religion; qui fut un très grand cas
i De toute ceste grande et admirable et incrédule entreprise fut le seul autheur
> et conducteur, M. Tadmiral. Par là on peut cbgnqistre quel grand capitaine
> ç*a esté. > Brantôme, t. IV, p. 292.