‹ Gaspard de ColignyChapitre 32 sur 226 · Bèze, Ui$U eccL, 1. 11, p · texte numérisé non relu

Bèze, Ui$U eccL, 1. 11, p

n'eût pu y être' toléré sans occasionner des troubles *; décla ration abusive, puisqu'elle portait à l'édit de janvier une atteinte injustifiable, qui frayait la voie à d'autres atteintes du même genre devant immanquablement se produire dans les villes où dominerait une majorité catholique disposée à transformer se^ appréhensions en justification de son intolérance.

Le 21 , ils firent adresser à Condé par le parlement de Paris une lettre * ayant le caractère d'une admonestation menaçante.

A ces manœuvres de ses adversaires le prince répondit, le 25, par une déclaration ^ plus explicite encore que celle qu'il avait publiée le 8.

Cependant Catherine n'avait cessé d'agir auprès de lui pour qu'il mît bas les armes. Elle lui avait, à cet effet, adressé de vives instances, soit par lettres, soit par l'intermédiaire de Gonnor, de l'Aubespine, du cardinal de Châtillon et d'autres personnages! Condé, dans des lettres où il protestait de son dévouement à la royauté, avait constamment répondu qu'il ne désarmerait qu'après avoir obtenu des garanties sérieuses en faveur de la cause soutenue par lui et par ses associés *.

En attendant qu'intervinssent ces garanties, dont la réalisation leur semblait, d'ailleurs, de jour en jour moins probable, Condé et Coligny, quelque occupés qu'ils fussentà faire rayonner au dehors leur activité et à la combiner avec celle de plusieurs chefs réformés dans les provinces, n'en veillaient pas moins avec une incessante sollicitude sur les moyens de donner satisfaction aux graves intérêts qui, à Orléans, s'abritaient sous leur patronage.

1. Bèze, Hist eccl., t. II, p. 21-22. —Journal de Bruslart {Mém. de Condé) 1. 1, p. 82 à 83) et Mém, de Condé, t. Ul, p. 256 à 258.

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