‹ Gaspard de ColignyChapitre 43 sur 226 · Id., ibid.y p · texte numérisé non relu

Id., ibid.y p

» vindrent lors à faillir les moyens pour soudoyer les gens de

> guerre, lesquels avoient desjà consumé tous ceux qu'on avoil

> pu ramasser tant à Orléans, qu-autres endroits. Geste néces-

> site ouvrit la porte à plusieurs mescontentemens, la plus part » desquelz avoient des fondemens fort légers, combien que le

> principal mouvement procédast de l'impatience naturelle de î la nation françoise, laquelle ne voyant promptement les » effects de ce qu'elle a imaginé, se desgoute et murmure. Je ) ne veux point celer qu'aucuns mesmes des principaux de la ]» noblesse, trop amateurs de leurs biens, ou ayant des espé-

> rances un peu ambitieuses, ou pour estre trop délicats, vou- » lans cacher ces défauts, mirent en doute la justice de la ]> guerre; ce qu'ayant esté connu, on les pria de se retirer, de

> peur que leurs propos n'altérassent la volonté des autres. — » Quant au gros de la noblesse, qu'on ne pouvoit entretenir ni

> placer es garnisons voisines, et qui pouvoyent servir ailleurs,

> on avisa de les employer en leurs provinces, où les affaires

> balançoyent entre ceux de la religion et les catholiques ^ > Ce fut ainsi qu'on envoya Soubize à Lyon, Larochefoucault

en Saintonge, Duras en Guienne, le prince de Portien en Champagne, et de Montgommery en Normandie.

« Cependant le prince (de Condé), avec tous les autres sei-

> gneurs et gentilshommes, et vingt-deux enseignes de gens de 1 pied, demeura avec l'amiral, pour la garde de la ville d'Or- » léans '. >

Le recours à l'appui des forces étrangères étant enfin, aux yeux des chefs réformés, commandé par les exigences de la situation, Coligny surmonta ses répugnances personnelles et se résigna, d'accord avec Condé, à confiera Briquemault la mission de se rendre en Angleterre ' pour y obtenir des secours en

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