De Béze, HisL 0CcL, t. II, p
3. The admirai of France to Throckmorion. — c Has received his lelter and
hommes et en argent, et à d'Ândelot celle de visiter les États de divers princes d'Allemagne, pour y presser la conclusion d'une levée de troupes préparée par de fidèles agents employés à Strasbourg et au delà du Rhin. De ce nombre étaient Hotman *, Vezines et Lamotte.
Ce dernier venait d'écrire à l'amiral * : c Monseigneur, j'es-
> is very glad to hcar of the queen's résolution of iavouring the protestant reli-
> gion. Desires him to give credence to the bearer. — The camp at Vaussou-
> dun, 25 juin 1562. » {Calend, of State pap, foreign,)
1. Lettre de Coligny et de d'Andelot à Christophe, duc de Wurtemberg (archives de Stuttgart, L. B. 16. d. n<» il. 17 juin 1562) : c Illustrissime prin- » ceps, cùm inferiori mense aliquot nostne literae, quas ad C. V, scribebamus » interceptas fuerint, earum etiam literarum omnium exemplaria quas celsitudo » vestra hùc missas à nobis antehac accepit, è regionibus vestris ad adversa- » rios nostros transmisses fuisse intelleximus, visum est iliustrissimo prindpi » Condœo posthàc per homines ûdos potius quàm per hujusmodi epistolas de » rébus nostris tos diligenter commonefacere, £à de causa aliquot ahhinc dies
> Hotomanum cùm amplis mandatis ad vos misit. Nunc autem Vezinio, quem » nuper ad C. V. cœteros que Germanise principes qui veritatem Evangelicam
> ampiexi sunt, mandavimus, alia rursùs mandata mittit, quibus instructi » rerum nostrarum statum quidve à vobis hoc tempore desideremus ac expec- » temus fîdeliter et accuratè exponent. Nec dubitamus quin Deus bis nostris » conatibus, quibus (ut satis autehàc et literis et nuntiis nostris et bonorum
> sermonibus admoniti estis) adversariorum audacise et cmdelitati obsistere
> coacti sumus fœlicem et exoptatum successum sit daturus. Vos autem nostrœ » aut potiùs Christi causas, régis reginasque libertati, qui cùm primùm sese his » difficultatibus ereptos viderint, vobis procul dubio plurimùm gratulabuntur.
> Neutique (?) modo defecturos nobis certô pollicemur : cùm prœsertim in eo
> non solum honor et dignitas vestra fideique ac pietatis veslne existimatio
> verùm etiàm Dei glorise promotio, piorum et denique omnium salus agi versa- » rique videantur, quemadmodùm ab iisdem Hotomano et Vezinio singula
> C. v. planiùs intelliget, etc., etc. > — Hottomanus Bullingero. ^ julii 1562 » (A. Zurich. VIU) : < Scripsi libi superioribus diebus et cùm litteras D. Suizero » misi, posteà multas ad multos procurationes accepi, missas mihi a principe » Condensi. Ex his sunt baro à Dhona insignis prudentià, qui, cùm, Aureliis
> studiorum causa degeret Condensis partibus se addixit. Ex eo tempore missus
> est ad principes nostrosab omnibus proceribus Aurelianis apud quos oplimam
> operam Navavit, etc., etc. > — Voy. Tinslruction donnée au baron de Dhona,
> à Orléans, le 14 juin 1562, lors de son envoi en Allemagne. (Mém, de Condé,
2. Lettre de Lamothe, du 29 juin 1562 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 10190>. — Voy. aussi une autre lettre adressée de Strasbourg, au prince de Condé, par Lamothe, le même jour, 29 juin 1562 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 10190).
> père que vous aurez si bon secours, que vous n'aurez occasion
> de craindre vos ennemis ; car si les Français n'en peuvent venir
> à bout, les Allemands ont délibéré d'emploier toutes leurs forces
> à les ruiner, cognoissant que ce sont pestes mortelles, nées 3> pour tourmenter le genre humain ; et vous supplie très humî blement, monseigneur, tenir pour tout assuré que, s'il vous
> eûst pieu passer l'instruction des sieurs de Pesmes et Ocques
> ainsi que je Tavois dressée, vous eussiez maintenant, es envi-
> rons de Paris, six mil chevaux avec le nombre de lansquenet z
> suffisant pour abattre vos ennemis. Mais vostre Excellence me :» pardonnera, s'il luy plaist, si j'escry ce que nos princes disent, 3> tous les jours, que les tyrans de Guyse congnoissent mieux la 1 coustume des levées d'Allemagne que nous né faisions... nous T> vous supplions nous envoier pardeça quelques gens de con-
> séil pour nous ayder, ensemble infinies lettres de créance et j> déclarations des tyrannies et cruaultez des bourreaux de Guyse;
> car telles nouvelles nous servent beaucoup en ce pays, et ne D me puis assez esbahir quelle despesche a esté celle de Lapos- » tigny, présent porteur, auquel on n'a baillé que les quatre » lettres de monseigneur le prince, sans qu'il y ait rien du 3> vostre ny de monsieur d'Andelot. d
Les chefs qui composaient le conseil du prince, à Orléans, € ne se firent donc plus aucun scrupule d'appeler les étrangers ï> à leur secours, puisque le triumvirat avoit commencé le prep mier de ce- faire ^ > et « d'autant que c'estoit une chose -» notoire que les Allemands, Suisses et Espagnols entroyent jà 3) en France pour le secours des catholiques ^. t>
Il s'agissait, à cette époque, pour le prince et la princesse de Condé, qui voyaient l'orage s'amonceler sur la tête de leurs jeunes enfants, de soustraire à ses atteintes ces frêles créatures
i. De Bèze, hist, eccl, t. II, p. i02. 2. De Lanoue, dise, polit, et milit. p. 688. n.
et leur aïeule, en mettant un terme à leur séjour en Picardie devenu, chaque jour, plus dangereux. Ils mandèrent donc c à 3> madame de Roye, pour sa sûreté, qu'elle se retirât en Alle- 2> magne, où elle pou voit beaucoup servir, avec ses petits en- 1^ fants, à savoir : François, leur fils puisné, âgé d'environ 3 sept ans, les deux frères jumeaux dont la princesse estoit :» accouchée au mois d'avril précédent, et mademoiselle de Bour- > bon, ce qu'elle fit *, i en se dirigeant sur Strasbourg.
Tandis que Condé et la princesse, encore sans nouvelles du long voyage entrepris par la comtesse de Roye avec leurs plus jeunes enfants, éprouvaient des inquiétudes toutes naturelles sur l'issue de ce voyage, et qu'avec le désintéressement de l'amitié, ils félicitaient Goligny et Charlotte de Laval du bonheur qui leur était accordé de posséder en sûreté auprès d'eux tous leurs enfants et ceux de d'Andelot, alors absent, une immense épreuve allait inopinément déchirer le cœur de l'amiral et de sa femme.
Leur fils aîné, Gaspard, du même âge que le marquis de Conty, compagnon assidu de ses études et de ses jeux, élevé comme lui, à l'école de l'Évangile, faisait toute leur joie, par le développement précoce de son intelligence et de son cœur, par sa piété touchante et par ses qualités aimables. Un charme inexprimable s'attachait à l'épanouissement de son âme candide. Sur lui reposaient leurs plus douces espérances, auxquelles en un point surtout, s'associaient celles de leurs intimes amis, M. et madame de Soubize, dont la fille, Catherine, était fiancée à ce fils chéri *.