‹ Gaspard de ColignyChapitre 46 sur 226 · De Bèze, hist, eccl, t. Il, p · texte numérisé non relu

De Bèze, hist, eccl, t. Il, p

3. Calend. of State pap. foreign. 9 septembre 1562. Throckmorton to the queen. — Ibid, id. id. to Gecil.

A, De Bèze, hist.y eccLy t. II, p. 111.

Les triumvirs, tout en les menaçant, à la tête de l'armée catholique, avaient appelé à leur aidele parlement de Paris qui, dans sa servilité coupable, s'était abaissé au point d'adopter, sans contrôle, toute une série d'arrêts ab irato, dont « le cardinal de » Lorraine et ceux de sa suite avoient minuté le texte, pour estre

> puis après, à leur appétit, autorisés dudit parlement ^ :ù L'un de ces arrêts, en date du 27 juillet 1562 ^, déclarait

rebelles et ennemis du roi et de la couronne de France, séditieux et perturbateurs du repos public, criminels de lèse-majesté divine et humaine, tous ceux qui avaient pris les armes, à Orléans, à Lyon, à Rouen, et en d'autres villes* A la suite de cet arrêt, était inscrite sur les registres du parlement la mention suivante :

> la cour a déclaré et déclare que par l'arrêt par elle donné

> cejourdhui contre les rebelles et désobéissans à Dieu, au roi

> et à son royaume, elle n'a entendu et n'entend y comprendre » messire Loys de Bourbon, prince de Condé, parce qu'il a esté

> contraint, à force, de faire ce qu'il a fait. y>

Le 8 août, Condé adressa au roi une protestation dans laquelle il s'attacha à démontrer l'injustice de l'arrêt du 27 juillet ^, et déclara faire, plus que jamais, cause commune avec ses associés, dont il s'indignait qu'on eût cherché à le séparer. Quant à « l'exception, disait-il, de la personne dudit seigneur prince,

> il est trop affectionné au service du roy, pour ne se ressentir

> et n'estre blessé en la playe qu'on feroit à ceux qu'il sait et

> cognoist n'avoir jamais eu, en prenant les armes, et n'avoir

> encores autre but que la conservation de ceste couronne

> Et déclare ledit seigneur prince, que tant s'en faut qu'on

> luy gratifie par ceste exception, que plutost il se sent offensé

> de ce qu'on le voudroit séparer de tant de bons et fidèles

i. De Bèze, hisL, eceLy t. II, p. 107.

Page 1