‹ Gaspard de ColignyChapitre 65 sur 226 · De Bèze, hisL, eccL, t. II, p · texte numérisé non relu

De Bèze, hisL, eccL, t. II, p

2. € Although Gondé is taken, yet he is well, and none of them întend to

> desist from their interprise on that account. Desires him to heg the qneen

> to send over foot sodiliers as quickley as possible. Their caYalry are in yery 1 goodorder, and didnotloseaboyeSO or 100 men in thelate battie, whilst that

> of the many wasintirely defeated, andnearly ail their principal captains taken, i killed or wounded. Is sare that now -whea satan is making every effort, tlie € earl's courage will redouble. > Tbe admirai of France to Warwick, camp at Anneau, 21 déc. 1562. (Galend. of state pap. foreign).

3. Record office, state papers, France, vol. 28. — De Laferrière, le xw s. et les Valois, p. 92.

> qtii a £àit l'exécution sans avoir perdu plus de quatre vingts

> ou cent chevaux, est en ceste résolution de poursuyvre Ten-

> treprise présente de tout son pouvoir et de toutes ses forces. 3 Et par ce, madame, que M. le prince vous a faict cy-devant

> entendre son intention et que nous avons tous telle asseu-

> rance en la vertu et bonté de vostre majesté, au zèle que

> vous avez tousjours démonstré avoir à Tadvancement de la

> gloire de Dieu et aux grâces que Dieu a mises en vous, dont

> nous avons assez de cognoissance et expérience, je n'ay

> voulu faillir de'vous supplier très humblement, madame, de

> vouloir donner le secours qui nous est nécessaire, selon » que vous entendrez de M. de Briquemault, lequel il plaira

> à vostre majesté ouyr, et le croire de ce qu'il vous dira, tant

> de ma part que de toute ceste compagnie, qui espérons que par » vostre bon moyen et avec l'ayde de Dieu, qui marchera de-

> vant nous pour combattre pour sa querelle, Tyssue en sera » si heureuse, qu'il sera servy par tout ce royaulme, et le roy

> obéy de tous ses subjectz, avec ung repos et tranquillité » pyblique. Or, d'autant, madame, que vous entendez assez j& la^justice de nostre cause, et avez faict paroistre tousjours

> de quelle affection vous avez favorisé ce qui touche l'honneur

> et le service de Dieu, je ne m'estendray en plus long propos,

> craignant d'annuyer vostre majesté par ceste lettre, mais

> bien suplieray l'infinie bonté de Dieu vous vouloir conser-

> ver, madame, en très parfaite santé et prospérité, et bénir

> toutes vos actions. Du camp à Auneau, ce XXIP de décemi> bre 1562. »

Ayant quitté Auneau, l'amiral écrivit à Throckmorton. La prise de Rouen avait entraîné, pour les réformés, la perte

1. < Was grieved to hear the news which he sent,has placed his train and 1 baggage near his own people, who left yesterday for Orléans. Hearing that

> he b on his way to England he sends them to him. > From the camp at Plané 25 déc. 1562. (Câlend. of state pap. foreign.).

de Dieppe, de Caen, et de la majeure partie de la Normandie. Montgommery ayant repris possession de la première de ces villes, l'amiral lui écrivit le 28 décembre, d'Avaret, où il campait * : « J'ay esté très ayse d'avoir entendu de vos nouvelles i> par ce porteur, et mesmes comment vous avez remis Dieppe i> soubz l'obéissance et service de Dieu et du roy. Au reste, je y> ne vous feray autre discours de ce qui est survenu à la y> journée que M. le prince a donnée, parce que de ceste heure 3) vous aurez esté bien au long informé par Aubervilliers, y> par lequel vous avez entendu comment nostre infanterie a y> esté desfaicte, sans avoir voulu combattre ; mais quant à nosy> tre cavallerye, qui a faict seule l'exécution, elle est entière y> et d'environ quatre mille chevaulx , n'en ayant pas perdu plus i> de soixante à ladite journée, bien délibérés de poursuivre y> nostre si juste querelle. Et si avons plus d'occasion d'eslre y> redoubtez de noz ennemys qu'ilz n'en ont de nous assaily> lir désormais ou de nous attendre, lesquelz, à ce que j'ay pu » à ce matin entendre, rompent leur camp. Nous avons déli- )) béré de rafraischir nos reistres, huit ou dix jours seuleraenl, y> pour, incontinent après, vous aller joindre et les Anglois ; y> et partant, je vous prie bien fort, monsieur de Montgommery, y> affm de nous pouvoir myeulx résouldre, nous vouloir mander » au plus tost de quelle force et secours nous pouvons faire » estât de leur part, et s'ilz ne sont pas délibérez de trouver le y> moyen de passer deçà la rivière et s'emparer de quelque lieu > où nous les puissions aller trouver; àquoyjene fauldray,

1 . Record office, st. pap. France, vol, 29. — De Laferrière, le xvi« s. et les Valois, p. 93. — Les avantages inhérents à l'occupation de Dieppe par les réformés étaient mis en relief dans un écrit adressé à la reine d'Angleterre, le H janvier 1563, par levidame de Chartres, de Briquemault cl de Laliaye. (Voy. Forbes, a full view, etc., etc. t. Il, p. 271 à 274). l\ existe un assez grand nombre de lettres écrites, de Dieppe, par Montgommery, du 9 janvier 1563 au 5 février suivant, et qu'il adressa à Cecil, à Élizabeth^ à Warwick, et à Uicester. (Voy. Record office, state papers, France, vol. 29 et 30).

1 avec Tayde de Dieu, aussilost que je auray eu de voz nou-

> \elles et sçaurai par vous leur résolution ; vous priant de di- » ligenter toutes choses, leur donner les moyens de passer de

> deçà et les tenir en bonne volunté,. estant plus besoing que

> jamais de nous tenir prestz pour faire bientost quelque opé- » ration, et mettre fin à ces troubles et violences dont nous

> usent noz ennemys, qui ayment mieulx nager au sang de la

> noblesse et de tant de subjectz du roy, que de condescendre à 3> si doulces et si raisonnables conditions de paix comme celles j que vous avez veues. Je ne veulx aussy obmeltre à vous dire » qu'il sera bon d'advertir, tant en Angleterre que en Normanf dye, qu'on n'adjouste aucune foy au seing de M. le prince, es-

> tant en captivité, car vous sçavez comme, suy vaut leurs artifices

> accoustumez, ilz sçauront bien en abuser et supposer let- » très ; aussy qu'ilz ne peuvent myeulx entendi^e son intention

> que par ceulx qu'il a tenus et tient pour ses principaulx amys :^ et serviteurs, etc., etc., du camp, à Avaret, le 28" jour de

> décembre. »

Ayant porté son camp à Meung, l'amiml correspondit de nouveau, le 2 janvier 1563, avec la reine d'Angleterre *, en ces termes :

1 Madame, j'ay cy-devant adverty Vostre Majesté de Testât

> auquel se retrouvent les affaires de deçà, et quelle a esté l'is- » sue de la bataille que le prince de Condé a donnée, en la- » quelle encores que nostre infanterie ayt esté desfaite sans

> combattre, nostre cavalerie, qui seule a fait l'exécution que

> Vostre Majesté a peu entendre, est entière et résolue de re-

> voir bientost les ennemys de Dieu et de ce povre royaulme,

> lesquelz ont plus d'occasion de nous redoubter désormais

1. Forbes (a full yiew etc., etc. t. H, p. 247) assigne à cette lettre la date du 2 janvier, — Elisabeth, en écrivant à Goligny, le 20 janvier lui accuse réception fc la lettre qû*il lui a adressée, c le second de ce moys de janvier. > — Galend. ofitatepap. fbreign.

» qne de iioos assailir ou de nous attendre : de sorte qœ

> nous nfaorrestons phis icj qve pour £aùre rafiraÎBdnr nos

> reÎBtres, qudqœ pea de temps. Et par ce, madame^ que

> nous avons nostre {HÛicipale espérance « Toelre aiyde et

> secours, aprei Bien, lecpiel yqxss sçavez trop bten Toœ avoir

> consthnée en ce haut d^ré et voos avoir dosné sa cognois-

> sance, et mis le ghiveen la main pour subvenir à ceux qui

> sont injostement oppressez pour dtfendre la religioiiy et

> vous opposer à ceux qui veulent abolir son vnqr et pur ser-

> vice, comme est le devoir de tous les prinees et poiratsrtx de

> la terre, entre lesqudi vous tenez un si grand fieu : et toute

> ceste compaigme requiert Ysjéd de Yostre Ms^té, vous

> supplie très humblemaoït, madame, suyvant le zèle que vous

> avez tottsjours démoostré avoir à Tadvancement de la gknre 1 de Dieu et en oultre à la conservation et liberté du roy et de 1 ce povre rojaulme, de vouloir employer vostre puissance » pour la défense de la cause de Dieu et (f une si juste que- 1 relie et avec si bonne occasion que d'empesch» que soû

> église soyt ruinée eu ce royaulme, dont en oultre vous en de- 3 meurerons à jamais tous redevables et obligez ; vous advisairi;

> quant à noz nécessitez, madame, que à présent nous avons 3 peu de gens de pied, de sorte que nous aurions besoisg qu'il

> pleust à Vostre Majesté en £aiire passer le meilleur nombre et

> en la plus grasicfe diligence que vous pourrez; ensemble de

> nous secourir d'argent, suyvant Toffre qu'il vous a pieu faire

> à M. le prince de Gondé et à nous, pour employer au paye- 1 ment de noz reiitires anxqudn sous avou» respondu tf ung

> moys, oultre ce qui leur est deu àa passé, attendant qalls

> aient nouvelles dudit prince de Goodé qui est détenu captif,

> dont nous aurons moyen entre cy et là de leur en faire sça- :ù voir pour leur dosoer meîDeur courage. A ceste cause, nous

> supplions tous en oultre très humblement Tostre Maîestéir 1 madame, qu'il vous plaise nous faire sur ce entendre veatr»

— ItB —

> ÎBtenlion meoottnait, et le second qcHÏ tous plâtra nous » feire, et le temps anqne! nous poorons noas en assurer; à 3 ce qae par là news puissions prendre résolution de ce que » nous aTtms h feîre, soit powr nous aller joindre avec vos » gOTS, smt pourprendre autre desserôg'; sur ce, suppliant Tin- € finie bonté de Dieu vouloir conserver Vostre Majesté, ma-

> dame, en très parfaite santé et prospérité et bénir et cony duyre toutes ves actions à sa gloire. — Du canip, à Meung,

> ce iV jour de janvier, vostre très humble et très obéissant

> serviteur, Chastillon. >

Une autre lettre de Gol^nj à Elisabeth, datée du i3 jamîer portait * :

€ Madame, j'ay par cy-devant adverty Vosli^e Majesté de la

> bataille qui fut donnée le 19 décembre, et de la résolution ^ que f avais prise après icelle de feire, pour quelques jours,

> rafrayschîr nos reîstres, suyvant la requeste qu'ilz m'en

> avoient faiete : de sorte qu'il n*est besoing de ennuyer

> Vostre Majesté à vous en faire nouvelle récite. Seulement

> donques vous (firay, madame, quefautheur de ces (trouWes) 3 dont ce povre royaume est affligé, se voyant seul et pensant

> le chemin de son ambition estre assez ouvert maintenant et 3 bien préparé, au lieu d^estre touché de quelque douleur et 1 compassion de tant de maulx et désolations qu'on voyt par-

> tout, et cercher les moyens de y mettre une bonne fin par 3 quelque seur accord, il rallie les siens de toutes partz etfidct

> phis grans etïbrtz que jamais pour parvenir au but de ses 1 pernicieux desseii^ : qui sont de desraciner du tout FE- 1 vangîle de ce royaume, où il avait des;^ pris si grand accrois-

> sèment, et ruyner entièrement tons ceulx qui veulent se

> opposera ses entreprinses et violences. Mais au contraire ce

> bon Dieu par sa grâce nous fortffie rt arme tellement de

f . Forbes, a fiiH mw etc., etc. t. IT, p.^l. — Calend. of state pap. foreign.

» vertu, force et constance, que nous avons encore plus ferme y> résolution que auparavant de employer noz biens et vies, jp jusques au dernier souspir, pour le service de Dieu et la y> liberté du roy et de ce royaume. — Et parce, madame, que » Vostre Majesté s'est tousjours employée pour maintenir l'Ey> vangile, avec aussi grand zèle et saincte affection que prince y> ny princesse dont il soit mémoire, et que particulièrement » vous avez démons tré cognoistre et favoriser de bonne affecj> tion la justice de nostre cause et nous vouloir subvenir, nous y> avons recours à Vostre Majesté comme à celle que nous co- » gnoissons que Dieu a choisie et réservée en ce temps pour » Fadvancement de sa gloire et doctrine : vous suppliant U^ès y> humblement, pour cest effect, nous vouloir ayder des granz j) moyens de gens et d'argent que Dieu vous a mis en main, s> autant qu'il vous sera possible et que l'occasion et la nécesy> site le requièrent. Et mesmes, madame, parceque nos reis- » très sont desjà sur le troisyesme moys qu'ils font service, sans y> en avoir leur payement, lequel a tousjours esté fondé sur le :» secours que nous avons attendu de Vostre Majesté, et dont y> de vostre grâce il vous a pieu faire offre à M. le prince de » Condé; qu'il plaise à Vostre Majesté, suyvant ledict offre, de » tant nous favoriser, honorer et subvenir, que de mander an

> mareschal de Hessen et à ses capitaynes, comme l'argent est » prest que vous avez octroyé et destiné pour les souldoyer; et » que, puisque l'incommodité est grande de leur faire toucher » leur payement, à cause de la difficulté des chemins, qu'ilz j> advisent de lieu seur où ilz le vouldroient recevoir ; et là }> Vostre Majesté donnera ordre de le leur faire tenir ; y ad-

> joustant, s'il vous plaist, une affectionnée prière de continuer :» en ceste Bonne volonté qu'ils ont si bien démontré avoir eu i> en une si juste, saincte et louable entreprise, afin que par y> vostre moyen et le leur la France soit délivrée de la tyrannie i> et oppression où elle est réduicte, et le prince de Condé

> de la captivité en laquelle le détiennent injustement ceux

> qui démonstrent assez vouloir usurper le lieu qui justement

> lui appartient. Ce faisant, vous ferez, madame, chose que j vous sçavez estre agréable à Dieu, estant la vraye chaire et 3 devoir des grandz roys et princes de subvenir aux oppressez, I et maintenir la vraye religion, que les ennemys de Dieu veu-

> lent abolir en ce royaume. En oultre, le prince de Condé, » toute ceste compaignie, et la noblesse de France vous seront 3 tenuz et obligez à jamais pour ung bienfaict si grand et faict

> si à propos. Sur ce, je supplieray Tinfinie bonté de Dieu vous 3 donner, madame, en très parfaite santé et prospérité, très

> longue et très heureuse vie. Du camp, à Villefranche, ce

> douziesme janvier, vostre très humble et très obéissant

> serviteur, Chastillon. »

L'armée que commandait Coligny, après avoir opéré divers mouvements en Sologne et en Berri, s'était rapprochée d'Orléans. L'armée catholique, sous la direction du duc de Guise, ayant successivement occupé en Beauce et en Sologne plusieurs positions, avait fini par franchir une notable partie de la distance qui la séparait originairement de cette ville, qu'elle cherchait à isoler, afin d'en mieux préparer le siège.

Le i3 janvier, on s'attendait à voir Condé, qui avait été transféré au château de Leneville, près de Chartres *, arriver à Chartres même \ le soir, ou le lendemain matin. On l'y conduisit, en effet, vers cette époque, et il fut enfermé à l'abbaye de Saint-Pierre ^.

1. De Lépinois, hist. de Chartres, 1854, t. II, p. 21^ et note. — Journal de Bruslard (Mém. de Condé, t. I, p. H7. — Galend. of state pap. foreign. 6jan- Tier 1563. Throckmorton to the queen.

1 Calend, of state pap. foreign. 13 janvier 1563. Throckmorton to the queen. — Ibid. id. Smith to Cecil.

3. De I^pinois, hist. de Chartres, t. II, p. 218 et note. — Beza Calvino, 12 janvier 1563 (Baum, app. 204) : c princeps, Dei beneûcio valet et animo et » corpore; sed arctissima custodia tenetur. > — Calend. of state pap. foreign,

— 18« — Vers le 1& jaiitier, c on proposa k la princœse de Ctmdé 3 qcfêtques^ articles de pak : mais c'esloft à la mani^ aeetu»- 1 tumée; estant màs en avant setdemeaft que te prince et k 3 coimestad^Ie fussent remis en leur pFene liberté ponr parler ]r pœs après de la psix : à qnoy fe prince mesme ne s^aecoràà j nullement,, eraîgnaat qu^on lui bailla* quelque boucon, a«

> partir, et prévoyant que tous ces paifemens n'auroient anftrc 3 issue que les précédents. Il ne s'en ensinvn donc aucun eflfet,

> Guyse Plumant tousjours le feu de son costé * . »

Le 20 janvier, Elisabeth répondit à CSoBgny, en ces fermes^ :

« A rannraF (fe France. — Très cher et très aymé eoroin,

> ayant reçeu voz lettres du second de ce moys, combien que y> soyons bien raarrye de l'infortune qu'a porté la bataflle, de

> laprinse du prince votre chief : toutesfoîs nous nous r^OHys-

> sons que vous qui êtes la seconde personne aprèsloy, avecqtres ]» plusieurs? aultres de voz associez, chiefz de vostre corapagnye, 1 soyez si bien eschappez ; et que de Taultre costé tant de efiieft

> et principaux forent alors desconfitz, morts et prins. Et 7> comme il appert par voz lettres que vous vo«s soyez retirez y> devers Orléans seulement pour rafreschir vos reistres, et swt

> ce proposez de revisiter vos ennemis, en laquelle chose dési- 3 TBi estre adverty de nostre intention, quelle ayde et secours » vous pouvez espérer de nous, affin que puissiez prenAre ré- 3 solution de ce que auriez à faire, soit de vous joindre avecques 3> noz forces, ou d'entreprendre quelque autre desseing; enqmj

2t jisnTier 1563, SMÛtiï to the queen : c They hare broagiit him (Gbmfê) to c Chartres where he is iodged in a smalf aèbey called Saînt-Pierre,. wfaere 1 there are bars of îron fbr tbe Windows and other bars fer the stout preptf«d > to make him more sure... the prince is still yery firm. i

i. De Bère, hisL, ecel., f. H, p* 251.

± Forbes, a ML new^ etc., etc., t. U, p. 290. ^ Calend. of atafie pop. îoreîgn.

» STOi^esté fort solfidtée par tob amys icy wxpr^ de nous de 1 prendre âne favoraibte résolution : et pour aalaat que desi- I nms fort que eeste caœe qu'avez entre les mains pc^se » prospérer & llioiBieiir de Dieu et an bran du roj, deson

> royaulme et an repos de k ehrestienté, il noas a semblé estre ^rebose eonyenable de ne délayer nostre responee, ains de » oommnniqueràTOOs ce que Doœ ayons considéré en tonte Y ceste matière selon Toccasion que afons pour le présent. — » Depuis la recepté de Toe (fictes lettres du denxiesme de ce »moys, noos s<munes certainement advertye par lettres de noz

> ministres en France, que le roy s^en est allé à Qiartres devers »hroynesamère^etqneIescfaoses se tronrent en grande ap- » parence d'accord, par le grand travail de la(ficte royne, elles I mi^ens que faict instamment le connestdï4e ; et qull y a

> bonne apparence qu'on tous concédera pluaeurs points fat Yorables envers vous, lesquelz ont esté tousjonrs par cy-devant ]» impugnez, mesmement par les conseillions de parlement de

> Paris. Ce que par lesadvertissementz qui nous furent escriptz 1 quatre ou cinq jours après voz lettres et apportez à nous

> avecques bon crédit, nous avons occasion de surseoir, on

> pour le moins changer telle part de nostre résolution que

> autrement la matière nous eût pû donner occasion de faire : »6t pour ceste cause sommes maintenant contraincte pour le

> présent de prendre la résolution qui s^en suit. — S*il est

> vray que pouvez faire tel accord, qui puisse estre à Fhonnair de

> Dieu et à la senreté de vous mesmes et de voz associez, nous

> en serions fort bien contente, moycsmant qne aussi il y ait

> considération de nous, coramém 3 nous pourra estre satîs-

> feict de noz justes et raisonnables demandes ; à cette fin que, » par faulle de ce, le discord entre nous et ce royaume-là n'ap-

> porte une (vésente guerre, plus dommageable pour leefict

> royaume que Ton debvroit souhaiter pomr Testât d'ieeluy, et

> dont noifô sçavons que tant vous que tons aidtres de bon jo-

i> gementdebvriez, pour plusieurs respectz, avoir bonne consi- » dération. Et ainsy faisant, nous sommes bien contente vous » faire ballier une certaine somme d'argent en Normandye, D pour ayder à payer les frais de vostre armée. Et si ainsi soit, » que le traicté qui se manye à ceste heure à Chartres viendra » à telle issue, que voz adversaires ne vouldront condescendre y> a voz raisonnables conditions pour mectre fin à ces gueiTCS .» cruelles : lors en ce cas, plus tost que vous et vos associez, y> par faulte de secours, tombiés en danger, nous vousasseurons 3) que non seulement vous ferons faire prompt paiement de Tens> tière somme qu'avons promise audict prince de Condé, mais i> aussi, sur ung nouveau appointement, raisonnable à estre » faict et accordé entre nous et vous et vos associez durant la » captivité dudict prince, nous vous concéderons telle ayde et j) secours, ou par argent, ou par gens, ou par l'un et l'autre, y> qu'on trouvera raisonnable et convenable pour nous et nostre j> estât de vous octroyer et donner. — Et pour ce nous desirons » bien fort que, selon le succès que auront les choses qui sont » mises en avant audict traictement, nous puissions estre adî> vertye de vous, par deux ou trois voyes pour le plus seur, de » ce que trouverez le plus expédient pour conduire et prosé- » cuter la cause à une bonne fin, sans aucunement prolonger D et différer le temps, qui nuit et empesche le plus les causes 3> et affaires semblables à ceulx-ci et engendre charges imporj> tables. Et vous asseurons que ne voulons faire délay, après » avoir reçeu vostre advertissement à ce que dessus on trouvera D pour nous convenable de faire, à promptement conduire à î> bonne fin la cause commune. »

A quelques jours de là, les deux armées n'étaient plus éloignées l'une de l'autre. Celle du duc de Guise se trouvait à quatre lieues d'Orléans; celle de l'amiral avait toute son infanterie et sa cavalerie françaises dans cette place, et sesreistres à Gerçeau. Ce fut alors que, durant un couct séjour à Orléans, l'amiral

adressa, le 24 janvier, à la reine d'Angleterre une dépêche ainsi conçue * :

< Madame, depuis la prinse de M. le prince de Condé, j'ai y> envoyé trois despesches à voslre majesté pour la tenir advertye p de Testât des affaires de deçà, suyvant le grand désir que j'ay y> tousjours eu, avec caste compaignie, de vous fayre entendre y^ entièrement toutes noz principales actions (comme il est trop î raysonnable) si la difficulté des chemins et passages ne nous » en empeschoit trop souvent. Or, maintenant, avec la commo-

> dite de ce porteur, je n'ay voulu faillir d'escripre la présente » à vostre majesté, pour Tadvertir comme ledict prince de D Condé, encores qu'il soit fort estroictement observé et gardé, i> a eu moyen de nous faire sçavoir si ouvertement de ses bonnes

> nouvelles, que au lieu de recevoir consolation de nous en sa » captivité, au contraire il nous renforce le courage et nous fait » assez cognoistre le zèle et ferme affection qu'il a à la vraye » religion : nous ayant asseurément mandé que quoy qu'il luy i> puisse advenir, il ne consentira jamais à chose qui soit contre » le service de Dieu et la liberté des consciences, ni qui offense » la justice de nostre cause ; usant par mesme moyen d'une ins- D tante et affectionnée prière et requeste à tous ceulxqui luy ont

> assisté en une si saincte et louable entreprise de ne le vouloir y> abandonner, ne la cause de Dieu avec luy, ce qu'il m'a » semblé ne devoir faillir de faire entendre à vostre majesté, en » la suppliant très humblement, avec toute ceste compagnie, i>cle vouloir pourchasser la délivrance dudict prince de Condé, » et embrasser ceste dicte cause durant mesmes la minorité de » p-ostre jeune roy, laquelle touche non seulemen; sa liberté et

> celle de son royaume et des consciences, mais aussi et princi-

> paiement le service de Dieu ; employant pour ung si bon effect

i Forbes, afull viewof Ihe public transactions, etc., etc., t. II, p. 300 à 302. Calend of state pap. foreign.

» et en une si saincte entreprise, les gnuidz mojfens que Dk» p vous a mis en mains, suyvantle vray debvoir des roys princes ]» de la terre (entre lesquelz vous tenez un si grand lieu), qui » est de maintenir la religion et subvenir aux oppressez, sdon » aussy la parfaite fiance que toute cesle compaignie, a en y> vostre constance et piété, dont nous attendons, après Dieu, ]& tout nostre principal ayde et secours : recognoissantz en vous 3) une vertu et assistance divine, et que Dieu vous a choisie et ]& réservée en ce t^nps, et vous présente ceste occasion pour, 1^ par vostre moyen, redresser et restablir son pur service, et 3> abattre Fidolâtrie par toute la chrestienté et mesmes en ce D royaulme; comme font assez de foy toutes vos précédentes

> actions et tantd'effectz de vostre vertu et religion aussy grandz y> et louables qu'on en ayt veu en prince ni princesse dont il » soit mémoire; ayant vostre majesté partout démonstré si évi- » demment n'avoir autre but proposé que Tadvancement de la 3> gloire de Dieu : de sorte que nous avons tous pris ceste ferme » asseurance que, ne la captivité du prince de Condé, ne les

> faultes que Ton nous pourroit objecter, ne la débilité ou dimi-

> nution de noz forces, ne tous les efforts de satan, ne les i> ruzes et artifices de noz ennemys, n'auront ceste puissance y> sur vous, de rien diminuer ou refroidir de ce bon zèle et y> affection vous avez démonstré y avoir; plustost y adjous- » teroient- — Or, pour vous rendre bon et ample compte de D Testât en quoy se retrouvent noz affaires, ensemble de noz D nécessitez, je vous diray, madame, que, suyvant le traicté y> de l'association que vostre majesté a peu veoir, m'ayant tousy> jours le prince de Condé nommé et donné la charge de com- » mander, en son absence, à ceste armée et compaignie, depuys y> sa prinse, tous ceulx de ceste dicte armée, tant estrangiers y> que de ce royaulme, m'ont accepté et recogneu pour chef, » comme chacun sçayt assez. Et parce que les estrangiers me

> demandèrent après la bataille à se rafreschir, je les ay mis en

3 trois villes sur la rivière du Cher, que j'ai pris aases près de

> nos exmemys, lesguelz parce qu'ils £aisoèeiit contenance de » venir assiéger Orléans, ayant passé le poxEt de Beaugency

> partie de leur armée, pour se mettre dedans un faulxbourg

> nommé le Porterau, je me rapprochay d'eux; ce qui leur fîst

> incontinent changer de desseing et repasser le pont. De sorte

> que, pour achever puis aprez de rafraîchir nosdicts reislres

> je les ay mis depuis en autre garnison audessus d'Orléans,

> deçà et delà la rivière, pour la tenir libre, et ay esté contraint » de prendre pour cest effect, au nez de nos dicts ennemys, quel-

> ques villes par force, où sont maintenant logez noz dicts j^ reistres et notre cavallerie, qui sont en nombre de quatre mil

> chevaulx et plus, délibérez de bien combattre quand on les

> Youldra employer. Tout ce que nous craignons est que lesj dicts reistres prennent ling mescontentement du retardement

> de leur payement de troys moys qui leur sera deu à la fin de

> cestuy-cy, se montant, à chascun moys, tant pour eux que » pour leurs gens de pied alemans, à six vingt mille livres : i> duquel nous nous estions asseurez, tant sur le premier » offre qu'il a pieu à vostre majesté faire si libéralement au

> prince de Condé et à ceste compaignie, que sur les soixante

> mil escus d'oultre plus dont ledict prince de Condé vous a 1^ requis par M. de Briquemault. Ce qui nous fait tous supplier

> très hmnblement vostre majesté de nous faire ceste grâce, de ^.vouloir mettre à exécution ce que nous avons tousjours ac-

> tendu et espéré de vostre bonté, afin de pouvoir mener à une ^ si heureuse fin ceste saincte entreprise que, suyvant vostre inî tention, l'Évangile puisse avoir cours en ce royaume, et qu'il 1 soit délivré de la violence et tyrannie dont il est oppressé.

> Et pour cest effect, il vous plaise vouloir faire tenir lesdictes

> sommes prestes au Havre, où nous les irons prendre et nous î joindre avec vos gens, pour delà aller parachever, soubz la

> confiance de ce bon Dieu et par vostre bon advis, ce qui se

iD trouvera estre convenable : vous suppliant très humblement y> vouloiraussi escrire une lettre au raareschal de Hessen* , pour » continuer de bien s'employer en ceste cause et pour la liberté y> du prince de Condé. — Au reste, madame, je ne veulx ob- 3) mectre à vous dire qu'on est en termes de quelque abouchey> ment entre le prince de Condé et le connestable, mis en avant y> par la roine mère, pour chercher les moyens d'accord et y> pacification ; lequel advenant, je ne fauldray d'en advertir y> incontinent et particulièrement vostre majesté; vous asseuy> rantque, de mon consentement, jamais ne sera rien arresté 5) eu ce faict, sans vous y comprendre, et que premier n'en y> soyez advertie, pour sur ce avoir vostre advis. Et encores que 5> les choses ayent esté bien avant devant Paris, je vous puis » dire en vérité, madame, que nostre intention estoit d'arrester y> premièrement le point de la religion (pour lequel nous avons )) prins les armes légitimement) et pour faire cognoistre de quel 5) esprit nou s sommes menez,pour puis après vous advertir de tout, i) on sçavoir votre advis, et mectre en avant ce qui vous touche : > chose qui est par là assez aisée à cognoistre, que mesmes le » prince de Condé ne fist aucune mention du degré qui lui apy> partient en ce royaulme, ne d'autres chose que par mesme y> moyen il estoit nécessaire de vuyder, premier que d'arrester \> une bonne et seure paix. — Et quant à ce que j'ay entendu, >) madame, que vostre ambassadeur M. Trockmorton (auquel DJ'ay tousjours cognu un grand zèle au service de Dieu et au y> vostre) a escript luy avoir esté dict par le prince de Condé, T> qu'il n'avoit point de traicté avec vostre majesté, je n'ay jay> mais entendu tenir ung tel propos à M. le prince de Condé : » bien ledict ambassadeur à dict quelques. fois que vous ne aviez s> point de traicté avec nous, mais bien avec les subjetez de

1. Voir dans Forbes (a full view etc., etc., t. II, p. 292) une lettre adressée par ia reine d'Angleterre au maréchal de Hcsse, en janvier 1563.

^ Normandie, ainsy que luy mesmes pourra dire et s'en ressou-

> venir, estant à présent de retour auprez de Voslre Majesté, et

» adjoustadavantage qu'il n'avoit point de charge et instruction

» pour négocier avec nous. Sur quoy je luy ay faict tousjours

» entendre que je m'assurois que l'intention de Vostre Majesté

ù estoit que, pourveu que l'Évangile fust presché en ce royaume

)) et qu'il y eust liberté de consciences, ensemble que vostre

)) droict vous fust bien gardé et demeurast en son entier, que

» vous seriez bien aise de veoir ces troubles pacifiez par ung bon

» accord : il appert assez par vostre protestation ; vous sup-

d pliant très humblement croire, Madame, que nous estimons

p tant vostre vertu et grandeur et toutes vos actions si louables

y> et mémorables, que nous ne ferions jamais une si grande

» faulte que d'oublier la bonté dont vous nous avez usé, à la

)) défense de ceste cause de Dieu, et pour la liberté du roy et

y> de ce royaume, comme j'ay prié M. le vidame et les sieurs de

y> Briquemault et de la Haye vous faire entendre, ensemble ce

D qu'il semble nécessaire que Vostre Majesté face s'il luy plaist,

i> pour le recouvrement de la liberté du prince de Condé ; les-

Tf quels je vous prie très humblement croire de ce qu'ils vous

i> diront de ma part comme moy mesmes, qui, sur ce, supplie-

î> ray ce bon Dieu conserver Vostre Majesté, Madame, en très

i> parfaite santé et prospérité, et bénir vos actions. — D'Or-

ï léans, ce 24"" de janvier. Votre très humble et très obéissant

i> serviteur, Chastillon. »

A cette même époque, Coligny appela le maréchal de Hesse h Orléans et y tint conseil sur les mesures à adopter, a: Là il )» fut arresté, pour deux raisons péremptoires. Tune pour des- » tourner le siège d'Orléans, si faire se pouvoit, ou pour le y moins pour contraindre l'ennemi de diviser ses forces, l'autre D pour recevoir l'argent d'Angleterre et le délivrer aux reistres ù comme on leur avoit promis, que l'amiral avec les reistres j> et quelque partie de la noblesse française lireroit droit

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