Id., ibid., n" 4, A
» dicte conscience devant Dieu, sinon que vous ne vous abusiez » à ceste longueur et prescription du temps et coustumes lesy> quelles, en matière de salut éternel, ne peuvent avoir un bon » lieu. »
Le 30 décembre, le duc de Guise remercie le duc de Wurtemberç d'une lettre et de deux livres que celui-ci lui a envoyés par Rascalon et lui dit* : « Croiez hardiment que je prétendz et » faiclz tout ce qu'il est possible et que doibt ung prince » homme de bien, pour cognoislre Dieu et essaier de tenir le » chemin qu'il nous commande, comme je croy que vous et » ung chacun aussi faict de son costé, le suppliant qu'il luy » plaise faire quetoutes nosactions soient à son honneur et gloire
• et à notre salut Je me délibère, suivant ce que nous dési-
)> rons, de vous voir, le dernier jour du mois prochain, en la ville )> de Siiverne, si vous le trouvez bon et que ce soit vostre com- I) modité, ainsi. que j'ay chargé ledict Rascalon vous dire de )> ma part, n'y ayant aujourd'hui prince ne parent que plus je » désire veoir que vous et au quel je vouldroisplus fere plaisir et •> service. y>
Christophe accepte la proposition d'une entrevue. Au désir que le cardinal de Lorraine a exprimé d'y assister, il répond par ces bienveillantes paroles^ : « Votre serviteur Rascalon m'a » déclaré que M. le cardinal de Lorraine, vostre frère, désiroit )) bien parler à moy; sur quoy je luy ay respondu que je serois « fort joyeulx de le veoir et parler avecques luy, vous priant > bien affectueusement de l'amener avec vous, afin que nous i) nous voyons et puissions converser par ensemble. »
Quelques lignes, relatives à la détermination précise de l'él>oque à laquelle on se rencontrera, sont encore échangées entre les ducs de Wurtemberg? et de Guise ^ .
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