‹ Gaspard de ColignyChapitre 93 sur 226 · CHAPITRE PREMIEU · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIEU

Ketour de Goligny à ChàtilIon-8ur-Loin{^, en chef de famille et seigneur chrétien. — Sa bienveillance pour d*ErIach et Téligny. — Son intervention protectrice dans une affaire de prise maritime. — Manœuvres ourdies par ses ennemis. Accusation reproduite. — CoUgny, dans une seconde déclaration, se disculpe de toute participation au meurtre du duc de Guise. — 11 s*achemine vers la cour. Condé le rencontre à Essonne et le décide à retourner à Châtillon. — L'honneur de l'amiral est noblement défendu, en séance du conseil privé, par Gondé, d'Andelot et le maréchal de Montmorency. — Décision royale. — Gorrespondance de Goligny avec le prince de Portion, Renée de France, Gatherine de Médicis et Galvin. — Goligny défend les droits de SCS coreligionnaires. — Démarche de l'ambassadeur d'Angleterre auprès de Goligny, an sujet des prétentions d'Elisabeth sur Galais. — Reprise du Havre. — Odet suit la cour à Rouen. — Déclaration de la majorité du roi. — Maladie de la reinemère à Meulan. — Les Guises se concertent de nouveau pour agir contre Goligny.

« Qui ne sait, disait un jour Goligny *, qu'après la paix faite

> (en mars 4563), pouvant obtenir du roy des charges et hon-

> neurs, j*ai toutefois mieux ahné me retirer en ma maison,

> et, dans toute sorte de retenue et de repos, y mener une vie

> privée ! »

Le retour de l'amiral à Châtillon-sur-Loîng fut celui d'un chef de famille et d'un seigneur chrétien.

Il participa avec les siens à la Sainte Cène, le jour de Pâques, et imprima presque aussitôt, pour l'avenir, une consécration religieuse à l'exercice de la justice seigneuriale dont il était investi. En effet, le 15 avril, eut lieu, à cet égard, la grave solennité que voici :

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